Redoute de Saint-Apollinaire

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Redoute de Saint-Apollinaire
Image illustrative de l'article Redoute de Saint-Apollinaire
Description
Type d'ouvrage Redoute
Dates de construction
Ceinture fortifiée Dijon
Utilisation
Utilisation actuelle
Propriété actuelle
Garnison
Armement de rempart
Armement de flanquement
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial
Programme 1900
Dates de restructuration
Tourelles
Casemate de Bourges
Observatoire
Garnison
Programme complémentaire 1908
Coordonnées 47° 20′ 12.12″ N 5° 04′ 27.29″ E / 47.3367, 5.074247247° 20′ 12.12″ Nord 5° 04′ 27.29″ Est / 47.3367, 5.0742472  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Redoute de Saint-Apollinaire
Les casemates

La redoute de Saint-Apollinaire est une ancienne fortification militaire de type "Séré de Rivières" participant au système de défense de la place de Dijon bâti à la fin du XIXe siècle.

Cette redoute fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 mars 2006[1].

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Le fort est située au nord-est de l'agglomération dijonnaise, à 2 500 mètres du centre-ville, à la limite entre les territoires des communes de Saint-Apollinaire et de Dijon[2]. Au sein du dispositif de la place de Dijon, elle est positionnée en arrière du fort de Varois. Son altitude moyenne est de 286 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette redoute appartient à l'ensemble de fortifications établi autour de Dijon après la guerre de 1870-1871. Il s'intègre donc au système de défense des frontières de l'Est dû au général Séré de Rivières. Les travaux de construction de cet ouvrage, destiné à défendre la partie intermédiaire entre la route de Langres et celle de Gray, s'étendent de 1878 à 1880. Aujourd'hui, les fossés en sont comblés mais les maçonneries sont en parfait état. La redoute est inscrite aux monuments historiques (arrêté du 17 mars 2006) et est la propriété de la commune de Saint-Apollinaire. La municipalité y a aménagé un parc de détente : la redoute est devenue un lieu de promenade et de manifestations diverses[3].

Les casemates

Description[modifier | modifier le code]

L'édifice étant une redoute, et non un fort, il présente une entrée "affaiblie" afin de ne pouvoir servir de retranchement à l'ennemi, si proche de la ville, en cas de prise. La caserne aligne six casemates : quatre sont des chambrées prévues pour une garnison de 125 à 150 hommes[4], une autre sert de cuisine (puits de 25 m de profondeur) et une dernière abrite le matériel d'artillerie. À chaque extrémité de la façade a été installé un local de munitions. En arrière des casemates, un couloir de manœuvre permet d'accéder à une chambre à poudre de trente tonnes de capacité. La rue du rempart dessert une batterie basse. Elle est garnie de neuf traverses abris, dont une enracinée et deux autres servant de gaines aux caponnières placées aux saillants 2 et 3 (en fait, une caponnière double et un aileron). Les positions d'artillerie tirant à barbette peuvent être occupées par 18 pièces. À la gorge, deux positions pseudo bastionnées protégeaient la courtine par des tirs d'enfilade. Le massif central conserve, en son sommet, les fondations d'une maison de communication optique. 4 cuves pour DCA ont été installées ultérieurement au XXe siècle.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA21000041 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Références cadastrales : La Redoute (cad. AK 334, 460, 668, 670)
  3. Article du quotidien Le Bien Public
  4. Jusqu'à 250 hommes en temps de guerre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]