Torpille (artillerie)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Torpille (homonymie) et Crapouillot.
Transport d'obus de crapouillot dans une tranchée en 1916.

Dans le langage des artilleurs du XIXe siècle, un obus « fait torpille » lorsqu'il pénètre dans le sol avant d'exploser. Ce terme s'oppose à « faire ricochet » lorsqu'il rebondit avant d'exploser dans les airs. Ce phénomène est apparu avec la mise au point de l'obus cylindro-ogival muni d'une fusée percutante. L'obus percutant explosant sous terre produit un cratère bouleversant les retranchements ou bien « fait fougasse » si les dégâts superficiels paraissent insignifiants. Dans ce dernier cas il se produit un effet tellurique endommageant les dessous des fortifications.

La « crise de l'obus-torpille » est le terme convenu pour désigner le soudain avantage que l'artillerie prit sur la fortification en maçonnerie de pierre à la fin du XIXe siècle. Elle sera partiellement résolue par l'emploi du béton armé et du cuirassement.

Dans l'argot des Poilus durant la Première Guerre mondiale, le terme « torpille » désignait un projectile d'artillerie venant bouleverser les tranchées. Par extension, il était parfois donné improprement à la pièce d'artillerie qui servait à le lancer, en général un mortier de tranchée surnommé crapouillot en argot, et appelé Minenwerfer en allemand.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Émile-Edmond Legrand-Girarde (général), Manuel complet de fortification, Berger-Levrault, 1909.

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