Figueras

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Figueras
Figueres
Blason de Figueras
Héraldique
Drapeau de Figueras
Drapeau
Mairie de Figueras
Mairie de Figueras
Administration
Pays Drapeau d'Espagne Espagne
Communauté autonome Catalogne Catalogne
Province Province de Gérone Gérone
Comarque Alt Empordà
District judic. (Commune (Municipi))
Maire
Mandat
Santi Vila (CiU)
2011-2015
Code postal 17600
Démographie
Gentilé figuerenc (m.),
figuerenca (f.)(ca)
Population 44 255 hab. (2010)
Densité 2 292 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 16′ 03″ N 2° 57′ 39″ E / 42.267481, 2.96084742° 16′ 03″ Nord
       2° 57′ 39″ Est
/ 42.267481, 2.960847
  
Altitude 40 m
Superficie 1 931 ha = 19,31 km2
Divers
Saint patron Sant Pere, 29 juin
Localisation

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Liens
Site web http://www.figueres.cat/

Figueras ou Figueres (Figueres officiellement en catalan, Figueras en castillan, ou anciennement Figuières en français) est une ville du nord de la Catalogne en Espagne. Capitale de la comarque de l'Alt Empordà dans la province de Gérone. La ville compte 44 255 habitants en 2010 et est connue pour abriter le musée Salvador Dalí et la plus grande forteresse d'Europe, le château de Sant Ferran.

Elle se situe à 24 km au sud du col du Perthus, sur l'axe ferroviaire et routier qui relie Barcelone à la France. Son économie se base sur le tourisme et l'agriculture, et met à profit sa situation géographique à proximité de la Costa Brava, de la frontière franco-espagnole ainsi que de Gérone et de Barcelone.

Sommaire

Toponymie [modifier]

Dénomination locale [modifier]

Le premier toponyme écrit relatif à la zone de Figueres est Garrigal. Le nom actuel dérive de Ficaris, de l'époque wisigothe.

Le toponyme Figueres provient du latin figaria (pluriel de figuera) qui signifie figuiers et dont on trouve la trace dès le Xe siècle [1].

La terminaison en es est une particularité de la langue catalane, dont les mots finissant en -a ont leur pluriel en -es. Figueres « figuiers » est la forme plurielle de figuera « figuier ». Il s'agit ici de l'arbre et non de la figuerie, verger planté de figuiers. La forme Figueras est une hispanisation de la phonétique du mot et non sa traduction (Higueras). Le toponyme catalan est officiel depuis 1978[2]. Figueres et Figueras sont systématiquement utilisés dans leurs langues respectives.

En français [modifier]

En français, le terme de Figuières, était en usage dès le XVIIe siècle. En 1696, Bussy-Rabutin écrivit dans ses mémoires « le prince prit son quartier à Figuieres ». En 1812, suite à l'annexion de la Catalogne à la France par Napoléon 1er, Figuières devint officiellement[3] le nom d'une des sous-préfectures du département du Ter[3],[4]. C'est ce nom qui est utilisé dans le Précis de la géographie universelle de Conrad Malte-Brun qui précise entre parenthèses le nom en castillan « Figueras »[5]. Cet usage perdura pendant le premier et le second Empire[6]. L'usage est de nommer la ville « Figuières » et d'indiquer entre parenthèses ou en italique le nom castillan, Figueras. En 1876, Élisée Reclus, dans sa Nouvelle Géographie universelle [7] et les dictionnaires[8] procèdent toujours ainsi.

Une première évolution eut lieu après la Première Guerre mondiale. En 1922, le Larousse Universel, possède désormais une entrée « Figueras » autonome[9]. Ce nom n'est plus considéré comme une traduction et le dictionnaire se contente de noter « Figuières » en seconde acceptation[9]. Cette présentation encore présente en 1940[10] disparaît des dictionnaires après la Seconde Guerre mondiale au profit du seul toponyme « Figueras ». Ainsi le Petit Larousse illustré (1953) annonce que « Salvador Dalí est né à Figueras » de même que l'encyclopédie Universalis[11]. Dans ses communications officielles, le gouvernement français utilise également Figueras[12].

Depuis que le catalan a acquis, après la dictature franquiste, le statut de langue officielle en 1978[2], les toponymes officiels de Catalogne sont exprimés dans leur orthographe originale catalane. Si ces changements n'affectent ni l'usage en catalan ni celui en castillan, l'officialisation du terme catalan entraîne un lent changement des habitudes en français où le terme Figueres — prononcé Figuères — s'installe peu à peu dans le vocabulaire.

La mairie de Perpignan[13] ainsi que certains journaux nationaux[14] utilisent en français la graphie officielle de la ville, Figueres. Cependant, les deux graphies restent en usage, c'est notamment le cas à Marignane qui utilise les deux graphies indistinctement dans un même texte[15].

D'autre part, le développement d'Internet et l'officialisation du nom catalan induisent un usage des bases de données de toponymes de Catalogne par le biais de l'institut géographique de Catalogne[16] ce qui contribue à la diffusion du terme Figueres en français. La toponymie officielle (Figueres, Girona, Lleida, Eivissa…) est utilisée par nombre d'éditeurs[17].

Géographie [modifier]

La ville qui se trouve au milieu de la plaine empordanaise à 39 mètres au-dessus du niveau de la mer, au pied des Albères pyrénéennes. Au sein d'une comarque agricole (fruits et légumes, vigne et oliviers), la ville jouit néanmoins d'une forte activité tertiaire et commerçante. Idéalement placée, on peut rejoindre depuis elle, en une demi-heure, autant la montagne, que la mer, ou traverser la frontière française.

Communes limitrophes de Figueras
Perpignan 55 km
Col du Perthus 24 km
Olot 41 km Figueras Roses 17 km
Gérone 36 km Empúries

Les façades et les tours du théâtre-musée de Figueras portent des œufs et des pains catalans, symboles récurrents dans l'œuvre dalinienne.

La ville comptait 44 255 habitants fin 2010. Un fort accroissement démographique est attendu à l'horizon 2030 avec un doublement[réf. nécessaire] probable de la population.

Histoire [modifier]

La Tour Gorgot, en fond, intégrée au musée Dali

Des éléments de l'église Saint-Pierre de Figueras datent du Xe siècle. L'église fut remaniée plusieurs fois, au XIVe siècle et au XXe siècle. En 1267, le roi Jacques Ier d'Aragon, dit « le Conquérant » concède à la ville une chartae populationis. Un an après, Hug V, comte d'Empuries incendie la ville. De l'ancienne muraille il ne reste que la tour Gorgot, intégrée à la Tour Galatée du Musée Dali.

Deux faits notables se produisent durant le XVIIIe siècle : la construction du château de Sant Ferran destiné à contenir les attaques de la France ; et le développement de la culture du blé, et l'augmentation du vignoble. Ces développement font de la ville la capitale de fait de l'Alt Empordà.

Lors de la Guerre d'indépendance espagnole, la ville fut assiégée par les troupes Françaises. Elle devint brièvement chef-lieu du département du Ter du 26 janvier 1812 à 1814[3].

Au XIXe siècle le train arrive en 1877 et soutient d'autant plus l'activité de la ville, dans laquelle est mise en place un plan d'extension, sur le modèle de Barcelone. La ville se développe au sud, sud-est et sud-ouest.


La ville est le berceau de la sardane moderne. Pep Ventura y compose ses premières œuvres. La ville fut le siège du gouvernement républicain fin janvier 1939 après la prise de Barcelone par les franquistes.

Démographie [modifier]

La ville est la plus peuplée de la comarque, avec 44 225 habitants, soit le tiers de la population de la comarque. L'extension urbaine est de 19,38 km². À partir du recensement de 1975 Vilatenim et Palol sont incluses dans Figueras.


Évolution démographique
1717 1787 1857 1877 1887 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1981 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2007 2008 2009 2010 2011
1 989 5 713 10 645 11 956 12 116 10 922 12 238 13 470 14 362 16 614 16 841 17 797 22 557 30 532 34 463 34 907 35 202 33 157 33 600 34 023 35 174 37 032 39 641 41 115 42 809 43 330 44 255 44 742

Économie [modifier]

Figueras jouit d'une situation privilégiée, à l'intersection de deux axes, le premier reliant Barcelone au Roussillon et à la France et le second reliant la côte de l'Empordà avec le piedmont pyrénéen. Cette situation en a fait de longue date, le point de rencontre et d'échange entre les voyageurs, cultivateurs et commerçants. L'activité économique de Figueras est importante vis-à-vis de l'Alt Empordà. La ville fourni de nombreux services aux habitants de la comarque. Cette activité a cependant diminué suite à l'amélioration récente des voies de communications vers Olot et Gérone.

L'activité agricole et le tourisme sont importants ainsi que le commerce frontalier avec les nord-catalans. Le principal secteur d'activité est le tertiaire. La restauration, l'alimentation et les commerces représentent 75 % de l'activité économique de la ville.

Transports [modifier]

Avec le Pays basque, le nord de la Catalogne est un des deux principaux points de communication transpyrénéens entre la France et l'Espagne. Par sa position géographique, Figueras y occupe une place de choix.

Routier [modifier]

Nœud de communication routière stratégique, Figueras est un point clé sur l'autoroute (AP7) et autrefois la route nationale (N2), qui drainent un important trafic de transport de marchandises par camion et de véhicules particuliers. Les échanges de marchandises, loin de se limiter aux flux transfrontaliers (France/Espagne), irriguent au-delà de la Péninsule ibérique, du nord de l'Afrique vers toute l'Europe.

Lors des saisons touristiques, majoritairement estivales, les flux de touristes de toute l'Europe affluent vers le sud, la Costa Brava toute proche, au-delà vers le Maghreb via le détroit de Gibraltar.

Ferroviaire [modifier]

Figueras est desservi par le TGV depuis la France et par la Renfe pour les liaisons sur l'Espagne par les voies à écartement ibériques. La présence de la ligne internationale Barcelone-Gérone-Portbou-Cerbère-Perpignan, saturée tant en marchandise qu'en passagers est handicapée par un écartement des voies différent des autres pays d'Europe (1668 mm pour la voie large ibérique au lieu de 1435 mm pour la voie au standard UIC utilisée dans la quasi totalité des pays continentaux). Le passage de la frontière impose donc soit un changement de train, soit l'utilisation de matériel roulant spécifique qui adaptent mécaniquement leurs essieux aux différents écartements.

Jusqu'à aujourd'hui, ce méli-mélo ferroviaire faisait de la ville de Portbou, gérée par la Renfe, la capitale du rail, avec Cerbère, sa voisine transfrontalière gérée par la Sncf.

Cette situation est sur le point de changer, après un retard de près de dix ans, la ligne à grande vitesse Barcelone-frontière française-Perpignan est en cours d'achèvement. Ces travaux, inscrits dans le vaste plan de grande vitesse ferroviaire espagnol (AVE), sortiront le réseau à grande vitesse espagnol de son isolement pour le connecter avec le réseau européen à grande vitesse, via le tunnel du Perthus creusé sous les Pyrénées (et d'ores et déjà achevé).

Si le tunnel et les voies sont à ce jour achevés ou sur le point de l'être, un très important retard a été pris sur la construction des trois gares de la ligne (Figueres, Gérone, Barcelone). À Figueres, faute d'accord dans les temps, c'est une gare provisoire qui est construite sur les terrains limitrophes de la municipalité voisine de Vilafant. Aucune date ni aucun financement ne sont fixés pour la gare définitive qui doit être intermodale afin de connecter les trains, les trains à grande vitesse, la gare routière, les taxis et les véhicules particuliers.

Culture [modifier]

Logo de Figueres capitale de la culture catalane 2009

Figueras est la ville natale de Salvador Dalí et abrite le Teatre-Museu Dalí, un musée entièrement conçu à sa propre gloire par l'artiste lui-même et inauguré de son vivant en 1974.

Figueras est la ville natale de Luis Casadesus, patriarche fondateur de la célèbre dynastie de musiciens.

Elle héberge aussi un musée du jouet[18] qui bénéficie du statut de musée national.

La ville a été élue « capitale de la culture catalane 2009[19] [20] ».

Lieux et monuments [modifier]

La ville abrite le Théâtre-musée Dalí ainsi que la plus grande forteresse d'Europe, le castell de San Ferran. L'église fortifiée de Vilatenim est également remarquable.

Jumelage [modifier]

Logo officiel de la ville de Figueras

Personnages célèbres [modifier]

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]

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Galerie Photos [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. (ca) Josep Moran, Mar Batlle, Topònims catalans: etimologia i pronúncia (« Toponymes catalans : étymologie et prononciation »), Site de publications de l'Abadia de Montserrat, coll. « Biblioteca Serra d'Or », Barcelone, 2002 (ISBN 9788484154310).
  2. a et b Voir le paragraphe Statut de la langue catalane.
  3. a, b et c Jacques-Vital Belmas, Journaux des sièges faits ou soutenus par les Français dans la Péninsule [lire en ligne], « Décret N°97 décret impérial pour la division de la Catalogne en départements », p. 648 
  4. La Guerre du Français [lire en ligne], « La Catalogne Française », p. 60 
  5. Malte Brun, Précis de la géographie universelle, Paris, 1836 [lire en ligne], p. 601 .
  6. Bescherelle, Dictionnaire National ou Dictionnaire universel de la langue française, vol. 1, Paris, Chez Garnier Frères, 1863, p. 1253 
  7. Élisée Reclus, Nouvelle Géographie universelle, t. I, Paris, 1876 [lire en ligne]  .
  8. Dezobry & Bachelet, Dictionnaire général de biographie et d'histoire, vol. 1, Paris, Ch. Delagrave, 1876, p. 1036 
  9. a et b dictionnaire, Larousse Universel en 2 volumes, vol. 1, 1922, p. 870 
  10. Paul et Claude Augé, Larousse, 1940 
  11. Début le l'article en ligne sur universalis.fr.
  12. Voir les annonces sur la ligne de TGV Perpignan-Figueras sur les sites du ministère des Transports et celui de l'écologie.
  13. Site officiel de Perpignan.
  14. Usage sur Le Figaro
  15. Site officiel de la commune de Marignane..
  16. l'institut géographique de Catalogne
  17. notamment Google maps, Figueres, Google Earth, Via Michelin, Mappys Figueres et Nintendo (ca) Nintendo corrige la toponymie catalane de son canal météo.
  18. Museu del Joguet de Catalunya.
  19. Site officiel de Figueres Capital de la Cultura Catalana 2009.
  20. la capitale de la culture catalane en français.
  21. [1].
  22. [2].