Conrad Malte-Brun

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Conrad Malte-Brun

Description de l'image  malte-brun.jpg.
Naissance
Thisted (Danemark)
Décès (à 51 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de France Français
Profession géographe, journaliste
Descendants

Compléments

Conrad Malte-Brun, de son nom d'origine Malthe Conrad Bruun, né le à Thisted au Danemark et mort le à Paris, est un géographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille bourgeoise (son père était administrateur des domaines de la Couronne danoise après avoir fait carrière dans l'armée), Conrad était destiné à devenir pasteur, mais son goût des lettres l'entraînera vers l'Université de Copenhague à l'âge de 15 ans. Il y découvre les idées de la Révolution française et prône publiquement la liberté de la presse.

Il s'exile d'abord en Suède, puis à Hambourg. Finalement, il arrive en France en novembre 1799. Son idée est de doter son pays d'adoption d'un traité de géographie qui n'existe pas encore à l'inverse de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne. Sa rencontre avec Edme Mentelle, professeur à l'École normale chargé de réformer les manuels de géographie, sera déterminante. Leur travail commun produira une "Géographie mathématique, physique et politique de toutes les parties du monde" en seize volumes parus de 1803 à 1807.

Conrad, bon journaliste et convaincu que seules de bonnes publications feront progresser la science, fonde en 1807, "Les Annales des voyages" et en 1819, "Les Annales des voyages, de la géographie et de l'histoire". Il collaborera aussi au "Journal des débats".

En 1807, les armées de Napoléon atteignent la Pologne ; or, aucun ouvrage digne de ce nom n'existait en français sur ce pays. Un "Tableau de la Pologne" fut demandé à Conrad Malte-Brun et celui-ci s'acquit de sa tâche en six mois, ce qui établira définitivement sa renommée.

Il est, en 1812, l'inventeur du néologisme français « Océanie ».

Malte-Brun n'est pas un géographe de terrain, il s'inspire de nombreux récits tout en étant l'inventeur des termes "Science géographique" et du concept des "Sociétés de la géographie" qui connaîtront un évident succès sur tous les continents à partir de l'exemple français. Il consacre une bonne partie de ses ouvrages à la géographie physique mais le vocabulaire à sa disposition reste limité par son imprécision. Il tente d'améliorer le système d'interprétation défini par Buache, géographe du roi précurseur de la discipline, autour des bassins hydrographiques, non sans égarements, faute de concepts suffisants pour définir de manière satisfaisante les formes physiques qu'il observe.

Son œuvre majeure sera le célèbre Précis de géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde publié à partir de 1810, première "GU" française. Cette œuvre, dont le dernier volume parait en 1829 après la mort de Malte-Brun, connaîtra un succès considérable (en dépit des accusations de plagiats qui ne manqueront pas) si on en juge par le nombre de rééditions et d'augmentations dont elle fera l'objet jusqu'au moment où la Géographie universelle de Reclus la détrônera après 1860.

Il est, avec Jean-Baptiste Eyriès, le directeur du Journal des Voyages auquel ils adjoignent Philippe Lasnon de la Renaudière comme collaborateur, celui-ci ayant fournit une Histoire de l'origine et des progrès de la géographie et un Abrégé de la géographie ancienne au Traité élémentaire de géographie de Malte-Brun. Philippe Lasnon de la Renaudière rédigera aussi une Notice sur son maître et ami Conrad Malte-Brun.

Après la fondation de la Société de géographie en 1821, il en fut le premier secrétaire général, pour les années 1822-1824. Son deuxième fils, Victor-Adolphe, fut lui aussi géographe et à son tour secrétaire général de la Société de géographie de 1859 à 1866.

Une rue du 20e arrondissement de Paris porte son nom depuis 1877.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]