Col de l'Iseran

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Col de l'Iseran
Image illustrative de l'article Col de l'Iseran
Sommet du col de l'Iseran en été
Altitude 2 764[1] m
Massif Vanoise / Alpes grées
Coordonnées 45° 25′ 02″ N 7° 01′ 53″ E / 45.41725, 7.031465 ()45° 25′ 02″ Nord 7° 01′ 53″ Est / 45.41725, 7.031465 ()[1]
Pays Drapeau de la France France
Vallée Vallée de la Tarentaise
(nord-ouest)
Vallée de la Maurienne
(sud)
Ascension depuis Bourg-
Saint-Maurice
Bonneval-
sur-Arc
Déclivité moy. 4,1 % 7,3 %
Déclivité max. 10,3 % 11,1 %
Kilométrage 47 km 13,4 km
Accès D902 D902
Fermeture hivernale octobre-mai

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Col de l'Iseran

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col de l'Iseran

Le col de l'Iseran culmine à environ 2 764 m d'altitude, en Savoie. Premier col routier des Alpes françaises par son altitude, c'est même le plus haut col de montagne routier de toutes les Alpes. La route qui le traverse, reliant les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise, est fermée l'hiver et imbriquée durant cette saison au milieu des pistes de ski de Val d'Isère. Construite durant l'Entre-deux-guerres, elle est devenue un haut lieu du Tour de France cycliste. Le col de l'Iseran fait notamment partie du parc national de la Vanoise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le col est signalé par la voirie à 2 770 mètres d'altitude mais est indiqué, suivant les cartes, à 2 762 ou 2 764 m[1]. Il s'agit du plus haut col de montagne routier des Alpes et de France. Ce n'est pas la plus haute route des Alpes car celle de la cime de la Bonette atteint les 2 802 mètres d'altitude, mais il ne s'agit cependant pas d'une route de col.

Il est situé en Savoie dans le parc national de la Vanoise, entre le massif de la Vanoise et les Alpes Grées. Il relie les vallées de l'Arc (Maurienne) et de l'Isère (Tarentaise, pour la partie amont). Le col est dominé par la pointe des Leissières (3 041 mètres).

Histoire de la construction de la route[modifier | modifier le code]

Il s'agissait au XVIIe siècle d'un sentier muletier servant notamment à apporter les fromages du Beaufortain sur les marchés du Piémont en empruntant ensuite le col du Mont-Cenis. C'est en 1912 que la décision fut prise d'inclure cet itinéraire dans la Route des Grandes Alpes. En 1929, les travaux de ce tracé routier d'une longueur de 29 kilomètres nécessitèrent l'emploi de 600 ouvriers. Le président de la République Albert Lebrun inaugura cette route le 10 juillet 1937. Pour inaugurer cette nouvelle route, la Poste française émet un timbre en 1937[2].

Une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Toute-Prudence est édifiée en 1939, selon les plans de l'architecte savoyard Maurice Novarina[3]. Celle-ci est labélisée « Patrimoine du XXe siècle »).

Activités[modifier | modifier le code]

Protection environnementale[modifier | modifier le code]

Le col de l'Iseran a été inclus dans le parc national de la Vanoise dès sa création en 1963. La réserve naturelle de l'Iseran, d'une surface de 1 505 hectares, créée par la même occasion, fut déclassée en 2000[4] après des discussions entre l'État et les acteurs locaux en échange de la création de la réserve naturelle de la Bailletaz (495 hectares)[5] et de la signature d'un arrêté préfectoral de protection de biotope concernant 250 hectares autour du col.

Sports d'hiver[modifier | modifier le code]

La route d'accès est fermée pendant la saison hivernale. Le site est alors utilisé comme partie intégrante du domaine skiable de Val-d'Isère. Du col, on accède notamment aux remontées mécaniques du glacier du Pisaillas, au plus haut du domaine de la station avalline, à plus de 3 000 m d'altitude. En redescendant vers la vallée, la piste rouge Germain Mattis emprunte sur une partie de son tracé la route enneigée en direction du village du Laisinant à Val d'Isère.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Restaurant du col
Vue depuis le col sur l'ultime kilomètre du versant sud avec des remontées mécaniques au fond.

Le col de l'Iseran a été franchi au total à 7 reprises par le Tour de France, dont 5 depuis 1947. Il est classé hors catégorie depuis 1992. Parmi les moments marquants de l'histoire de ce col sur la Grande Boucle figurent l'abandon de Louison Bobet pour son dernier Tour de France en 1959 après avoir franchi le sommet[6] puis l'annulation de ce col et l'étape raccourcie en raison de la neige[7] sur le Tour de France 1996. Voici les coureurs qui ont franchi les premiers le col[8] :

Profil de l'ascension[modifier | modifier le code]

Le col est entouré par des sommets encore enneigés en été et les températures, dues à l'altitude, sont souvent fraîches même en saison estivale. Un restaurant se trouve à son sommet.

Avec 47 kilomètres depuis Bourg-Saint-Maurice, le versant nord est l'ascension la plus longue de France. De nombreux tunnels sont situés entre le barrage de Tignes et Val-d'Isère. Les quelques kilomètres qui précèdent la station s’effectuent sur une route plane et assez fréquentée par la circulation automobile[9], c’est pourquoi beaucoup de cyclistes préfèrent démarrer ici. Il reste 17 kilomètres après la station avec quelques points de vue sur la vallée de la Tarentaise, Val d’Isère et le lac de Tignes[9]. Les ultimes kilomètres ont une pente proche de 6 % sauf le dernier affiché à 8 %.

Le versant sud, entamé depuis Bonneval-sur-Arc, classé parmi les plus beaux villages de France, est nettement plus court avec 13,4 kilomètres même si la plupart des coureurs qui le grimpent démarrent de Termignon ou Lanslevillard avec quelques bons pourcentages auparavant notamment dans le col de la Madeleine (1 746 m), homonyme d’un autre géant routier des Alpes souvent emprunté par le Tour de France. Mais comme les sept kilomètres qui précédent Bonneval-sur-Arc sont plats[10], on considère que c'est ici le vrai départ de l’ascension. Ce versant est toutefois un peu plus pentu malgré un dénivelé plus faible en raison de l’altitude de Bonneval-sur-Arc (1 785 m). L’intégralité de l’ascension s’effectue au milieu des alpages. La route de la montée apparaît d’entrée sur la montagne à gauche. Les quatre premiers kilomètres s’effectuent sur des pentes rectilignes entrecoupées d’un lacet permettant rapidement de dominer Bonneval-sur-Arc, dans des pourcentages compris entre 7 et 9 %. Après cette entame, un replat à 3 % pendant un kilomètre environ permet de rejoindre le pont de l’Ouille. Cette courte portion plus facile est rapidement suivie par l’un des passages les plus raides de la montée : une ligne droite à plus de 9 % après avoir dépassé un lacet et une ancienne maison communale. Elle est suivie par un autre kilomètre à 8 % avant que la route devienne à nouveau plus roulante, avec une portion à 4 % passant notamment par un court tunnel et permettant d’accéder au pont de la Neige, à moins de trois kilomètres du col. Mais à partir de là, la difficulté se corse à nouveau et les deux derniers kilomètres affichent respectivement 10 puis 8 %.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Friebe et Pete Golding, Sommets mythiques : Cyclisme, les 50 cols incontournables d'Europe, GEO,‎ 2012, 224 p. (ISBN 978-2-8104-0296-0), p. 204-207

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Source : Géoportail
  2. Timbre : ROUTE DU COL DE L'ISERAN (SAVOIE) ALT. 2769 m.
  3. Article de Christian Sorrel, « Une nouvelle montagne sacrée ? Catholicisme, tourisme et sports d'hiver en Savoie », p. 374, paru dans Serge Brunet, Dominique Julia et Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d'Europe : Actes du colloque "Religion et Montagnes", Tarbes, 30 mai-2 juin 2002, vol. 49, Publications de la Sorbonne,‎ 2005, 427 p. (ISBN 978-2-85944-516-4).
  4. Les revendications de liaison et "l’intangibilité" des limites d’un Parc National - Journée d'étude des Jeunes Chercheurs ICoTEM - Partage de l'espace, espaces partagés
  5. Les réserves naturelles du parc national de la Vanoise
  6. « Col de l’Iseran, l’empreinte de Bobet », magazine Le Cycle n°506H, juillet 2005, p. 46
  7. (fr) Le dico du Tour - Le col de l'Iseran dans le Tour de France depuis 1947
  8. (fr) Le col de l'Iseran
  9. a et b « La Grande Traversée des Alpes, le guide », supplément du magazine Top Vélo n°172, p. 12-13
  10. « Col de l’Iseran, l’empreinte de Bobet », magazine Le Cycle n°506H, juillet 2005, p. 48
   Route des Grandes Alpes   Drapeau de la France
Direction Thonon-les-Bains
Val-d'Isère
Col de l'Iseran Direction Méditerranée
Val Cenis Vanoise