René Floriot

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René Floriot

Naissance 20 octobre 1902
Paris
Décès 22 décembre 1975 (à 73 ans)
Neuilly-sur-Seine
Nationalité française
Pays de résidence France
Diplôme
docteur en droit
Profession
avocat

René Floriot (né en 20 octobre 1902 à Paris, mort le 22 décembre 1975 à Neuilly-sur-Seine) était un avocat français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un employé municipal, il étudie le droit à la Sorbonne et commence à plaider avant son 21e anniversaire. Dans les années trente il se crée une réputation auprès de personnes riches et célèbres en obtenant des divorces rapides alors qu'habituellement la procédure prend deux à trois ans. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il défendra les collaborateurs et criminels de guerre.

Floriot utilisait une équipe de six avocats, connu sous l'appellation de l'usine Floriot. Doué d'une mémoire prodigieuse, il était renommé pour sa maîtrise des dossiers et pouvait mettre à la portée des jurés les cas plus complexes.[réf. nécessaire]

Il fut, à son époque, probablement le plus cher des avocats parisiens.[réf. nécessaire] Il intervint aussi bien pour la défense dans les procès Otto Abetz, du docteur Petiot, du minotier Hilaire, de Marie Poupard, de Jaccoud soit comme partie civile : Les J.3, Pauline Dubuisson, Fesch, Mehaoui.

Son chauffeur personnel, Jean-Louis Hyvernaud, l'accompagnait dans tous ses voyages.

Il participa également à des scénarios de films comme Ouvert contre X et joue en 1968 son propre rôle dans la Prisonnière film de Henri-Georges Clouzot.

Grande figure du barreau[2], jouissant d'une certaine notoriété, il est même cité avec Maurice Garçon dans la dernière phrase du film de Jean-Pierre Melville Bob le flambeur.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (79e division)[2].

Personnalités défendues par Floriot[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

"Comment ? On a interné mon client dans un asile psychiatrique parce qu'il avait volé un livre à l'étalage d'une librairie ? Aujourd'hui qu'il est accusé d'avoir assassiné 27 personnes, on le tient pour un homme normal et sain d'esprit ??? A-t-on cherché à savoir s'il n'y avait pas de problème dans sa famille ? N'a-t-on pas trouvé chez sa sœur des signes d'aliénation mentale ?"[réf. nécessaire]
L'expert : … les proches de Petiot jouissent d'un parfait équilibre mental, sa sœur comme les autres.[réf. nécessaire]
Me Floriot : Navré, mais mon client n'a pas de sœur..."[réf. nécessaire]
"Vous venez de faire de gros efforts, vous retombez épuisé sur votre banc, tandis que la Cour et les jurés se retirent pour délibérer. Vingt mains se tendent vers vous : celles des amis, des confrères (ce ne sont pas forcément les mêmes), des journalistes et parfois même de l'avocat général. Tous vous affirment que vous venez de prononcer la meilleure plaidoirie de votre carrière...
Une heure plus tard, le président lit le verdict, c'est une lourde condamnation. Il y a déjà beaucoup moins d'amis autour de vous"[6].
"« N'avouez jamais[7] » est un conseil néfaste en justice, mais toujours excellent en amour"[8].

Publications[modifier | modifier le code]

  • La répression des faits de Collaboration Gründ 1945c
  • Les Erreurs Judiciaires (1968)[9]
  • La vérité tient à un fil (1970)
  • Le secret professionnel Raoul Combaldieu - 1973
  • Deux femmes en cour d'assises, Madame Steinheil et Madame Caillaux
  • La réforme du divorce
  • Au banc de la défense Marcel Rousselet - 1959

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF no FRBNF148921779, consultée le 13 juin 2013.
  2. a, b, c et d Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 334.
  3. Photo de René Floriot, le 26 mars 1955.
  4. http://books.google.fr/books?id=ssG49ooQ9vYC&pg=PA69&lpg=PA69&dq=gustave+mentr%C3%A9&source=bl&ots=VxuTnH5AXO&sig=qBrH1zbs0-ZlLlUL72pe_MsUTv8&hl=fr&ei=8wgkSv-yMJjMjAegv4HHBg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=8#PPA69,M1
  5. Floriot loses one, Time Magazine, July 28, 1967.
  6. Au banc de la défense, 1959
  7. Fait référence a la célèbre phrase de Jean-Charles-Alphonse Avinain
  8. http://www.dicocitations.com/citation.php?id=1688
  9. :: Oabrj ::

Sources[modifier | modifier le code]