The Beach Boys

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The Beach Boys

Description de cette image, également commentée ci-après

Brian Wilson au Roskilde Festival, en 2005

Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Rock and roll, surf rock, pop rock, rock psychédélique, pop psychédélique, baroque pop
Années actives Depuis 1961
Labels Capitol Records
Site officiel TheBeachBoys.com
Composition du groupe
Membres Mike Love
Dennis Wilson
Al Jardine
Brian Wilson
Carl Wilson

The Beach Boys est un groupe de rock américain formé en 1961 à Hawthorne en Californie et ayant connu une très grande popularité dans les années 1960 et 1970. Il s'agit de l'un des rares groupes américains à avoir pu rivaliser musicalement avec les groupes britanniques de la même époque, tels que The Beatles, The Rolling Stones ou Pink Floyd. Affilié à l'origine à la surf music, le groupe s'est surtout distingué par ses chansons aux harmonies vocales complexes et très mélodiques. Très en vogue aux États-Unis au début des années 1960, les Beach Boys vont amorcer leur déclin à la fin de cette décennie, en raison notamment de la santé mentale précaire de Brian Wilson, le compositeur de la plupart des succès du groupe. Toujours actifs, quoique de façon irrégulière, et auteurs de quelques retours remarqués dans les années 1980 (avec des titres comme la reprise de California Dreamin' ou Kokomo), les Beach Boys sont entrés au Hall of Fame en 1988. Avec leurs singles et albums, ils sont d'après Billboard magazine le premier groupe américain au plan des ventes de disques ayant vendu plus de 100 millions d'albums à travers le monde depuis leur débuts.

Composition du groupe[modifier | modifier le code]

Le groupe se compose au début de :

Au fil du temps, d'autres musiciens sont intégrés au groupe, soit définitivement soit temporairement :

Le groupe est une formation majeure de l’Amérique des années 1960, seule capable de rivaliser avec la vague anglaise emmenée par les Beatles. La musique des Beach Boys, inséparables du génie de leur leader Brian Wilson, n’a cessé de s’étoffer au fil de ces années : le style léger de la surf music des débuts a laissé la place à partir de 1965-1966 à une pop d’envergure dont le sommet est l’album Pet Sounds. Les problèmes psychologiques plongeant Brian Wilson dans une léthargie durable, le groupe a perdu, à la fin des années 1960, sa place d’honneur dans la musique rock internationale. Les Beach Boys ont toutefois connu quelques retours surprenants dans les décennies suivantes, ravivant ainsi leur image de mythe californien.

La vague californienne : 1961-1963[modifier | modifier le code]

The Beach Boys se forment en 1961 à Hawthorne, dans la banlieue de Los Angeles en Californie. Le groupe réunit les trois frères Wilson – Brian, Carl et Dennis – ainsi que leur cousin Mike Love et un ami de Brian, Al Jardine.

S’inspirant du surf que pratique assidûment Dennis et profitant de la vague de la surf music en train de devenir un phénomène musical, Brian Wilson et Mike Love écrivent le premier titre du groupe : Surfin’. Le style s’inspire du rock and roll et du doo-wop et la musique est encore très simple. Le père des frères Wilson, Murry, s’investit dans le groupe en tant que manager. Surfin’ sort en 45 tours en décembre 1961, et la chanson connaît un succès rapide à Los Angeles où il se classe 2e, permettant au titre d’atteindre la 75e place au niveau national.

Dès lors, le groupe est repéré par Capitol Records chez qui il signe. Leur premier album sort en 1962 sous le titre Surfin’ Safari. On y retrouve Surfin’ ainsi que leur second single, éponyme de l’album. Le 45 tours se classe 14e au niveau national, tandis que l’album connaît un succès moins franc. Début 1963, le groupe sort un second album : Surfin' USA. L’album se vend bien mieux et se classe 2e dans les ventes nationales. Le 45 tours Surfin' USA, tiré de l'album et très fortement inspiré du "Sweet Little Sixteen" de Chuck Berry, déferle sur le pays et atteint la 3e place en mars 1963.

La même année, paraît leur 3e album, Surfer Girl. Il est nettement plus élaboré que les précédents et comprend moins de reprises. À l’automne, il se classe 7e tandis que les titres Surfer Girl et Little Deuce Coupe atteignent respectivement les 7e et 15e places.

La naissance du mythe californien[modifier | modifier le code]

Les premiers albums du groupe reprennent inlassablement les mêmes termes récurrents. Le surf est le thème central, repris dans le titre des albums et de quatre singles sur cinq. Les albums comprennent d’autres chansons sur ce thème : Hawaii, Surfer moon, Catch a wave, Noble surfer, Surf jam … La surf music est alors à son apogée. Les Beach Boys reprennent d’ailleurs plusieurs titres de Dick Dale & His Del-Tones (voir Dick Dale), groupe phare du surf instrumental. Brian Wilson, le leader du groupe, crée ainsi l’image nouvelle de la Californie. Au milieu du XXe siècle, le grand État de l’Ouest américain est encore l’Eldorado dans l’imaginaire populaire, celui de la ruée vers l’or du siècle précédent. La Californie que nous connaissons, plus ou moins fantasmée, avec ses palmiers, ses surfeurs, sa jeunesse dorée… nous vient des Beach Boys. Pour reprendre le titre d’un ouvrage de David Leaf, les Beach Boys ont créé le « mythe californien ». Tous les thèmes de ce mythe apparaissent dans la musique des Beach Boys dès 1961-62. Cette image leur collera tellement à la peau qu'à la fin des années 1960, elle les rendra ringards aux yeux d’une jeunesse préoccupée par la guerre du Viêt Nam et le mouvement hippie.

Le premier groupe américain des années 1963-1965[modifier | modifier le code]

À la fin de 1963, les Beach Boys sortent un quatrième album, Little Deuce Coupe, qui reprend un single du précédent album, qui délaisse le surf au profit des voitures. Le groupe avait déjà abordé ce thème, notamment sur les faces B des 45 tours. Les Beach Boys cherchent ainsi à conquérir durablement le public de l’intérieur des États-Unis et de la côte Est, pour qui le surf ne saurait, faute de le pratiquer, rester un sujet accrocheur bien longtemps. Le succès est au rendez-vous et l’album atteint la 4e place, tandis que le single Be True To Your School se classe 6e.

L’album suivant, Shut Down vol.2, reprend la même thématique et se classe 13e au printemps 1964. Le single Fun, Fun, Fun est une ode à la gloire de la jeunesse californienne et de son insouciance, qui se classe à la 5e place des charts. Mais un concurrent sérieux est arrivé sur le sol américain : les Beatles. Le groupe de Liverpool, qui a débarqué aux États-Unis en février, y connaît un vif succès et truste les premières places des ventes, privant les Beach Boys d'un probable premier numéro 1.

La compétition, toute empreinte d’admiration réciproque entre Brian Wilson et Paul McCartney, ne cessera plus. L’album suivant, All Summer Long, monte à la 4e place. Mais c’est le single I Get Around qui retient l’attention, en atteignant la 1e place. Ciselé d'harmonies vocales délicates, le titre séduit le reste du monde, et est le premier à s’exporter véritablement, entrant même dans le Top Ten anglais.

S’ensuit le Christmas Album à la fin 1964, qui se classe 6e, tandis que le 45 tours Little Saint Nick est 3e. La même semaine, le Beach Boys Concert est le premier album live à se classer n°1 aux États-Unis. Le groupe est omniprésent à la télévision et sur les radios américaines. En Europe, il est considéré alors comme le seul groupe américain capable de rivaliser avec la British Armada qui envahit le monde.

L’album Today! sort au printemps 1965. Il atteint la 4e place aux États-Unis et les singles qui en sont issus sont de francs succès. Dance, Dance, Dance est 8e, Do You Wanna Dance est 12e… Surtout, Help me, Rhonda grimpe jusqu’à la 1e place en avril. L’album suivant, sorti pendant l’été, atteint la 2e place aux classements des ventes. Summer Days (and Summer Nights) contient le célèbre titre California Girls. Ce 45 tours, hymne à la gloire des filles californiennes – toujours l’élaboration du mythe - atteint la 3e place. C’est l’un des titres les plus populaires du groupe, qui l'utilisa ensuite régulièrement en ouverture de ses concerts.

L’année 1965 s'acheva avec un nouveau disque à l’occasion de Noël. L’album Beach Boys’ Party ! reproduit en studio l’animation d’une fête privée du groupe avec de bon titre. L’album se classe 6e grâce à la présence du tube Barbara Ann, qui se classe 2e selon Billboard en janvier 1966 (1er selon un autre classement que celui de Billboard). Cette reprise des Regents est le succès le plus populaire des Beach Boys, avec une musique rock très dynamique et légère.

Les Beach Boys se tournent alors vers la Méditation transcendantale et son fondateur Maharishi Mahesh Yogi qu'ils présentent à leur public à l'occasion d'une de leur tournée[1].

Élever la pop-music : 1966[modifier | modifier le code]

Depuis les débuts du groupe, le compositeur principal est Brian Wilson. Son cousin Mike Love a certes coécrit plusieurs titres majeurs, mais son style reste plutôt simple. Brian est le génie musical du groupe, à l’instar d’un Lennon, d’un McCartney ou d'un Barrett en Angleterre. Extrêmement productif, il a écrit 10 albums entre 1962 et 1965. Dès le troisième album du groupe, Brian a de surcroît endossé le rôle de producteur. Les Beach Boys sont ainsi la première formation américaine à contrôler totalement la direction artistique de ses disques.

Brian Wilson cherche dès 1962 à rehausser son style et à élaborer un son toujours plus complexe. Il fait preuve de grandes qualités d’écriture et d’indéniables talents de producteur, s’entoure des meilleurs musiciens de studio et s'affirme en rival du maître incontesté du studio à l’époque : Phil Spector.

La concurrence avec les Beatles joue ici un rôle important car Brian s'est mis en tête de surpasser le groupe anglais. Et tandis que Lennon et McCartney écrivent Revolver pour dépasser Today!, Brian fait tout pour surpasser l’album Rubber Soul. Dès la fin de 1965, il entreprend de réaliser son œuvre majeure, Pet Sounds. Le projet est ambitieux et, afin de satisfaire Capitol Records qui veut un album pour Noël, les Beach Boys sortent Party ! à la fin de l’année.

Brian Wilson a donc le temps nécessaire pour polir son bijou. Pet Sounds se distingue foncièrement des albums antérieurs du groupe. Les thèmes classiques du surf et des voitures ont disparu. Certes, les filles sont toujours là, mais la frivolité n’est plus de mise. Le compositeur choisit plutôt de dépeindre les mille couleurs des sentiments par des paroles ciselées et poétiques. Quant aux musiques, elles atteignent une complexité inédite, qui surprend encore au regard des moyens techniques limités des studios de l’époque. L’album ose s'éloigner du format chanson – passage obligé des musiques populaires – en risquant plusieurs titres instrumentaux.

Peu avant de sortir Pet Sounds, les Beach Boys réalisent le 45 tours Sloop John B, qui se classe 3e. L’album ne connaît pas le succès attendu auprès du grand public, et ne se classe que 10e aux États-Unis. Le single Wouldn’t It Be Nice ne dépasse pas la 8e place, même si sa face B, God Only Knows, est 39e. En fait, les fans américains du groupe ne se reconnaissent pas dans cette musique nouvelle, trop éloignée de l’image des si gentils Garçons de la plage. En Europe, en revanche, et particulièrement au Royaume-Uni, la sensibilité très pop de Pet Sounds éblouit. Le succès est tel que les Beach Boys sont désignés groupe de l’année par la presse musicale, privilège immense puisque cette distinction sera réservée aux seuls Beatles entre 1963 et 1970.

Le groupe anglais s’incline face au talent de Brian Wilson. Paul McCartney écoute le disque en boucle, et voit Pet Sounds comme le plus grand album de tous les temps. Il déclarera des années plus tard que God Only Knows est la plus belle chanson jamais écrite. L'émulation entre les deux groupes américain et britannique est à son comble. Et Pet Sounds toujours selon l'ex-Beatles, aura été une source de motivation et d'inspiration pour créer Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, sorti en 1967.

Ce n'est qu'avec le recul que l'ouvrage des Beach Boys va être considéré comme l'œuvre d'un génie, du savant fou qu’est Brian Wilson. Deuxième disque de tous les temps pour le Rolling Stones Magazine, premier pour le magazine anglais Mojo.

À la fin de l’année 1966, The Beach Boys sortent une chanson dont l’enregistrement avait commencé pendant les sessions de Pet Sounds : Good Vibrations connaît un succès fulgurant dans le climat psychédélique ambiant. Le morceau se classe n°1 aux États-Unis et dans la plupart des pays du monde. En France, il reste près de deux mois à la première place des ventes. Le titre, un des hymnes du mouvement hippie naissant, est n°1 mondial de l’année. The Beach Boys n'auront plus de n°1 jusqu'en... 1988 avec Kokomo, de la B.O. du film Cocktail, avec Tom Cruise en tête d'affiche.

Mike Love s'envolera en Inde à Rishikesh avec les Beatles pour suivre un cours de professeur de Méditation transcendantale auprès de Maharishi Mahesh Yogi. Il est probable qu'il y ait eu une collaboration sur quelques vers de chansons avec Paul McCartney[2].

Le projet Smile[modifier | modifier le code]

Depuis la fin de l'année 1966, Brian Wilson travaille sur un projet d'album ambitieux, en collaboration avec son ami parolier Van Dyke Parks. L'album, qui serait intitulé Smile, est voulu par Brian comme le plus grand chef d'œuvre de la pop music. Rapidement, Brian connaît de nombreux problèmes : difficultés techniques de réalisation, réticences de certains membres du groupe (surtout Mike Love) à collaborer au projet, divergences avec Capitol, leur maison de disques. À cela s'ajoutent les problèmes mentaux de Brian, amplifiés par les drogues et la pression du résultat, à une époque où le groupe est en concurrence directe avec les Beatles, qui viennent de frapper un grand coup avec leur album Sgt Pepper. Suite à une accumulation de pressions commerciales d'échéance, de malentendus quant à l'orientation artistique du groupe (particulièrement de la part de Mike Love), de perfectionnisme et d'une dépression associée à la toxicomanie chez Brian Wilson, le projet Smile est peu à peu abandonné par les membres du groupe et les diverses ébauches enregistrées sont regroupées dans un album rapidement produit par quelques membres du groupe qui sera nommé Smiley Smile et qui sortira en mai 1967, surtout pour satisfaire les engagements avec la maison de disque.

L'avortement de Smile marque le déclin de l'influence de Brian Wilson dans le groupe. Même s'il continue de composer pour les Beach Boys, ses nouvelles contributions ne recueillent que peu d'enthousiasme de la part du public. Les albums Smiley Smile, Wild Honey et Friends sont des échecs ou des semi-échecs commerciaux (surtout aux États-Unis). Cloîtré dans son lit, paranoïaque et devenu obèse, Brian Wilson ne participera plus que de manière sporadique aux Beach Boys.

Le déclin et le retour sur scène des années 1970[modifier | modifier le code]

À partir de 1968, Carl Wilson prend la tête du groupe et s'assure de la production. L'absence de Brian ne pose pas de problèmes sur scène puisqu'il y est régulièrement remplacé depuis 1965, d'abord par Glen Campbell puis bientôt par Bruce Johnston. Chaque membre du groupe participe à la composition des morceaux : Dennis Wilson s'y révèle d'ailleurs assez prolifique. En 1969, le groupe sort l'album 20/20 sur Capitol Records et signe chez Reprise Records. En 1970, Sunflower est le premier album à sortir pour Reprise Records. S'il est considéré maintenant comme très abouti et marquant une renaissance musicale des Beach Boys, il fut à l'époque le pire échec commercial du groupe, n'étant même pas classé dans les 100 premières ventes d'albums du pays.

Surf's Up, sorti en 1971, sera un peu mieux accueilli mais marquera le début des changements de personnel. Johnston quitte le groupe en 1972, en désaccord avec Jack Rieley, le nouveau manager. Ricky Fataar et Blondie Chaplin du groupe Flame rejoignent les Beach Boys la même année. Leurs apports musicaux audibles sur l'album Carl and the Passions - "So Tough", sorti en 1972, n'aident pas beaucoup le groupe à renouer avec le succès.

L'album suivant Holland aura néanmoins un succès un peu plus probant. Conçu en 1972 dans une ferme hollandaise transformée en studio, Holland aura coûté cher et sera surtout célèbre pour le titre composé par Brian Wilson et Van Dyke Park : Sail On Sailor, l'un des meilleurs morceaux des Beach Boys dans les années 1970. Non présent à l'origine sur la première mouture de l'album soumise à Reprise Records, Sail On Sailor va être demandé à Brian par le reste des Beach Boys afin de sortir un single issu de l'album. L'album sortira en 1973 et se classera 37e des charts américains. La collaboration de Brian Wilson n'aura pourtant pas de suite immédiate.

Néanmoins, le groupe va susciter un certain regain d'intérêt de la part du public notamment grâce au retour en vogue de leur musique et de leurs titres les plus connus. Le double album The Beach Boys in Concert sorti en 1972 et 1973, va se classer disque d'or (le premier pour Reprise Records) avec un répertoire surtout composé de titres datant des années 1960. Capitol Records profite de ce retour à la mode pour lancer en 1974 Endless Summer, une compilation de leurs titres les plus connus. L'album se classe N°1 des ventes d'albums aux États-Unis. En 1975 sort une autre compilation, Spirit of America, qui devient aussi un best seller.

Bien qu'improductifs entre 1973 et 1976, les Beach Boys sont nommés groupe de l'année 1974 par le magazine Rolling Stone et retrouvent une certaine renommée.

1976 marque le retour de Brian Wilson au sein de la formation, avec l'album 15 Big Ones. Voulant profiter du regain d'intérêt du public, les Beach Boys décident d'enregistrer un album composé de nouveaux titres début 1976 :15 Big Ones, album qui sera composé à moitié de titres originaux et à moitié de reprises comme Rock and Roll Music ou Blueberry Hill, l'album se classera 8e dans les charts américains. Fort de ce succès, le groupe poursuit en 1977, avec Love You, dont la plupart des titres ont été composés par Brian Wilson seul. Sans être un succès commercial, l'album ravit les fans du groupe et passe encore aujourd'hui pour le dernier véritable bon album du groupe.

Les albums suivants MIU Album (1978), L.A. (Light Album) (1979) et Keepin' the Summer Alive (1980) seront des échecs commerciaux et ne brilleront pas par leur inspiration. Toujours aussi instable, Brian Wilson participe de moins en moins aux compositions et se retrouve peu à peu écarté du groupe. La fin des années 1970 est surtout marquée par les problèmes récurrents d'alcool et de drogue des membres du groupe. En 1978, ils sont même obligés de s'excuser de leur piètre performance due à l'abus d'alcool lors d'un concert à Melbourne,en Australie.

Retour en grâce dans les années 1980[modifier | modifier le code]

En 1983, Dennis Wilson, en état d'ébriété, se noie accidentellement à Marina Del Rey à Los Angeles. Bien évidemment, la mort du batteur des Beach Boys ne va pas sonner le glas du groupe. Régulièrement présentés comme un monument de la culture musicale américaine et invités à jouer leurs succès lors de commémorations comme le 4 juillet (fête nationale américaine), les Beach Boys connaissent au milieu des années 1980, comme au milieu des années 1970, un regain d'intérêt de la part du public. En 1985, pour le 4 juillet, ils jouent devant une foule record de 750 000 personnes au National Mall de Washington et entrent dans le Guinness des records. La même année, ils participent au Live Aid et sortent un nouvel album The Beach Boys, auquel participe Brian Wilson. Certains de leurs titres comme California Girls sont repris par les artistes du moment comme David Lee Roth.

En 1988, les Beach Boys redeviennent numéro 1 des charts avec Kokomo, extrait de la bande originale du film Cocktail avec Tom Cruise. C'est leur premier n°1 depuis Good Vibrations en 1966. Depuis cette date, ils continuent de tourner malgré une formation qui n'a plus rien à voir avec celle des origines. En effet, séparé de Brian Wilson depuis 1988, le groupe perd Carl Wilson, décédé d'un cancer du poumon en 1998. Al Jardine quittera le groupe après la mort de Carl. Mike Love (Bruce Johnston étant arrivé en 1965) est désormais le seul membre originel des Beach Boys.

Malgré de nombreuses batailles juridiques entre Brian Wilson et Mike Love dans les années 1990, concernant notamment les droits d'auteurs des chansons du répertoire des Beach Boys, les membres encore vivants du groupe se retrouveront en 2006, pour les 40 ans de l'album Pet Sounds. Brian Wilson a déclaré qu'il serait possible que les Beach Boys se réunissent à nouveau pour jouer.

Retour et nouvel album en 2012[modifier | modifier le code]

Le 25 février 2012 le compte VEVO des Beach Boys sur YouTube publie la chanson That's Why God Made The Radio, premier single issu de l'album éponyme. Après de nombreuses années de litiges juridiques, cet album marque la réunion des membres historiques, comme le confirme Mike Love[3]

Sorti le et produit par Brian Wilson, That's Why God Made The Radio est le premier album original du groupe depuis 20 ans. Accompagné d'une nouvelle tournée mondiale, il marque le 50e anniversaire du groupe. Al Jardine estime qu'il est très riche et sonne comme l'album emblématique Pet Sounds [4], chaque membre chante sur au moins l'une de ses chansons.

Mash-up[modifier | modifier le code]

Un mash-up (mixant deux albums comme le Grey album de DJ Dangermouse mélangeant le White album des Beatles avec le Black album du rappeur américain Jay-Z) est sorti sur internet, mix de l'album Pet Sounds des Beach Boys avec la musique et les voix du rappeur Kanye West.

Discographie[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

  • Beach Boys Concert (1964)
  • Live in London (1970) (released in America in 1976)
  • The Beach Boys in Concert (1973)
  • Good Timin': Live at Knebworth England 1980 (2002)
  • Live - the 50th Anniversary Tour (2013)

Compilations[modifier | modifier le code]

  • Best of The Beach Boys (1966)
  • Best of The Beach Boys Vol. 2 (1967)
  • Best of The Beach Boys Vol. 3 (1968)
  • Stack-O-Tracks (1968)
  • Endless Summer (1974 - unofficial)
  • Spirit of America (1975 - unofficial)
  • Good Vibrations - Best of The Beach Boys (1975)
  • Ten Years of Harmony (1981)
  • Sunshine Dream (1982)
  • Made in U.S.A. (1986)
  • California Gold : the Very Best of the Beach Boys (1988)
  • Lost & Found (1961-62) (1991)
  • The Best of The Beach Boys (1997) (Ten Best Series)
  • Ultimate Christmas (1998)
  • The Greatest Hits - Volume 1: 20 Good Vibrations (1999)
  • The Greatest Hits - Volume 2: 20 More Good Vibrations (1999)
  • Greatest Hits Volume Three: Best of the Brother Years 1970-1986 (2000)
  • Classics Selected by Brian Wilson (2002)
  • Sounds of Summer: The Very Best of The Beach Boys (2003)
  • The Warmth Of The Sun (2007)
  • U.S. Singles Collection - The Capitol Years 1962-1965 (Coffret 16 singles)(2008)
  • Summer Love Songs (2009)

Lineups historique[modifier | modifier le code]

Periode Lineup Albums
(1961-Fevrier 1962)
(Fevrier 1962- juillet 1963)
(juillet 1963- fin 1963)
(fin 1963 à avril 1965)
(avril 1965 - fevrier 1972)
(Fevrier 1972-1973)
(1973-1974)
(1974-1979)
(1979-1983)
(1983-1988)
(1988-1998)
(1998-2012)
(Reunion 2012)

Récents concerts des Beach Boys en France[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Mike Love des Beach Boys interviewé à propos du Concert de Bienfaisance "Change Begins Within" (le changement commence de l'intérieur) (Vidéo sous-titrée en Français)"C'était fantastique"
  2. Collaboration avec Paul McCartney lors de leur séjour en Inde auprès de Maharishi Mahesh Yogi
  3. http://www.usatoday.com/life/music/news/story/2012-04-23/beach-boys-album/54494556/1
  4. http://www.usatoday.com/life/music/news/story/2012-04-23/beach-boys-album/54494556/1]

Liens externes[modifier | modifier le code]