Bataille de Trinquemalay

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Bataille de Trinquemalay
La bataille de Trinquemalay, le 3 septembre 1782, vue par le peintre Dominique Serres (1719-1793). On peut aussi consulter cette carte sommaire sur le site gutemberg.ca (en anglais)
La bataille de Trinquemalay, le 3 septembre 1782, vue par le peintre Dominique Serres (1719-1793). On peut aussi consulter cette carte sommaire sur le site gutemberg.ca (en anglais)
Informations générales
Date 25 août - 3 septembre 1782
Lieu au large de la baie de Trinquemalay
Issue Tactiquement indécise, victoire stratégique de la France
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Drapeau du Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne
Commandants
Pierre André de Suffren Edward Hughes
Forces en présence
14 navires de ligne 12 navires de ligne
Pertes
82 morts,
255 blessés
51 morts,
283 blessés
Guerre d'indépendance des États-Unis
Batailles
Coordonnées 8° 32′ 57″ N 81° 14′ 16″ E / 8.54910833, 81.237716678° 32′ 57″ Nord 81° 14′ 16″ Est / 8.54910833, 81.23771667  

Géolocalisation sur la carte : Sri Lanka

(Voir situation sur carte : Sri Lanka)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Trinquemalay.

La bataille de Trinquemalay est un affrontement naval qui a lieu du 25 août au 3 septembre 1782, entre une flotte française commandée par le Bailli de Suffren et une flotte britannique, sous les ordres de l'amiral Hughes. Cette bataille, à l'issue indécise, a lieu au large de Trinquemalay (Trincomalee ou Trinquemalé), une baie avec un port située sur les côtes de l'île de Ceylan.

La bataille terrestre (25-31 août 1782)[modifier | modifier le code]

Plan de la prise du fort de Trinquemalay levé peu de temps après le siège par le chevalier des Roys. (Archives de l'outre-mer)

Après avoir été ravitaillé, le bailli de Suffren arrive par surprise devant Trinquemalay, la côte est de Ceylan, le 25 août 1782. Les troupes sont débarquées, de nuit, à une heure du matin sur les plages, hors de portée des batteries du fort du port britannique. Suffren prend le commandement. M. d'Agout[1], le lieutenant-colonel de la 3e légion de volontaires étrangers de la Marine, est responsable de l'infanterie et de quelques éléments de cavalerie, Duvis, du génie, M. Fontaine, de l'artillerie. Le 30 août 1782, la batterie d'André de Rambaud ouvre le feu. Les boulets font effet sur les murs note Suffren dans son Journal de bord, du 1er septembre 1782. Avec ses 1 272 soldats, il prend Trinquemalay le 31 août. Cette action surprise permet à Suffren d'avoir un port pour son escadre dans la région. Laissant un contingent assez important pour défendre le port, Suffren et son escadre attendent en dehors du port l'attaque de Hughes.

La bataille maritime (3 septembre 1782)[modifier | modifier le code]

L'escadre de Hughes arrive devant Trinquemalay. Suffren lance ardemment l'attaque. Cependant, le Français parvient seulement à détruire seulement quelques navires. La formation de combat plus ordonnée des Anglais fait que le combat tourne à l'avantage des Anglais. Le combat finit tard dans la soirée. Le vaisseau amiral Héros de Suffren est fortement endommagé. L'amiral doit fuir après avoir subi de lourdes pertes : 82 morts et 255 blessés. Les Anglais n'ont que 51 tués.

La mousson se profilant à l'horizon, Suffren décide, après une nouvelle courte escale à Gondelour où il laisse les troupes, d'aller hiverner dans la vaste baie d'Achem, à Sumatra. Les Anglais eux-aussi partent hiverner à Bombay.

Mais après cet échec, Suffren démonte de leur commandement trois de ses capitaines qui sont renvoyés à l'île de France. Un quatrième, épuisé, est poussé à la démission et meurt peu de temps après.

Les flottes en présence[modifier | modifier le code]

(nom du vaisseau suivi de son nombre de canons et du nom de son capitaine)

Français[modifier | modifier le code]

  • Héros, 74, Suffren
  • Annibal, 74, Tromelin
  • Illustre, 74, Bruyères
  • Orient, 74,
  • Artésien, 64, Saint-Félix
  • Ajax, 64, Beaumont
  • Brillant, 64, De Kersauson
  • Bizarre, 64,
  • Sévère, 64,
  • Sphinx, 64,
  • Vengeur, 64, Cuverville
  • Saint Michel, 60, Aymar
  • Flamand, 50,
  • Petit Annibal (ex-Hannibal anglais capturé), 50,
  • Consolante, 36.

Britanniques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Jean, vicomte d'Agout, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, de celui de Saint-Lazare, lieutenant général des armées du roi, et premier écuyer de S. A. Madame, duchesse d'Angoulême, né en 1750...

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amiral François Caron, Le Mythe de Suffren, Vincennes, Service historique de la Marine,‎ 1996
  • Charles Cunat, Histoire du bailli de Suffren, Rennes, A. Marteville et Lefas,‎ 1852 (lire en ligne)
  • Roger Glachant, Suffren et le temps de Vergennes, Paris, éditions France-Empire,‎ 1976, 432 p. (ISBN 9782704809592)
  • Charles-Armand Klein, Mais qui est le bailli de Suffren Saint-Tropez ?, Éditions Équinoxe, coll. « Mémoires du Sud »,‎ 2000
  • Henri Ortholan, L'amiral Villaret-Joyeuse : Des Antilles à Venise 1747-1812, Bernard Giovanangeli,‎ 26 janvier 2006
  • Claude des Presles, Suffren dans l'océan Indien (1781-1783), Economica,‎ 1999
  • Joseph Siméon Roux, Le Bailli de Suffren dans l'Inde, Marseille, Barlatier-Feissat et Demonchy,‎ 1862, 301 p. (lire en ligne)
  • Pierre André de Suffren (préf. vice-amiral Edmond Jurien de La Gravière, Henri Moris), Journal de bord du bailli de Suffren dans l'Inde (1781-1784), Paris, Challamel,‎ 1888
  • Raymond d'Unienville, Hier Suffren, Mauritius Printing,‎ 1972
  • Michel Vergé-Franceschi, La Marine française au XVIIIe siècle, SEDES,‎ 1996
  • J. Vidal-Mégret, Lettres du Bailli de Suffren de St-Tropez 1726-1788, concernant la Campagne en Inde 1782-83

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]