Louis-Philippe de Vaudreuil

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Louis-Philippe de Rigaud
Marquis de Vaudreuil
Portrait de profil dressé sous la Révolution française
Portrait de profil dressé sous la Révolution française

Naissance 28 octobre 1724
à Rochefort, France
Décès 14 décembre 1802 (à 78 ans)
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Lieutenant général des armées navales
Années de service 17751783
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Commandement Commandant en second sous le comte de Grasse
Faits d'armes Bataille de Chesapeake
Bataille d'Ouessant (1778)
Protection de Boston
Attaque du Manitoba
Distinctions Ordre de Saint-Louis
Membre fondateur de la Société des Cincinnati
Autres fonctions Transporte la Cavalerie de Lauzun
Député aux États généraux de 1789
Membre du Comité de marine à la Constituante
Famille Rigaud de Vaudreuil

Louis-Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil (28 octobre 172414 décembre 1802) est un officier de marine français du XVIIIe siècle. Il est le deuxième plus haut gradé de la Marine française en Amérique pendant la Révolution américaine, après le comte de Grasse. Député aux États généraux de 1789, membre du Comité de marine à la Constituante. Il est aux côtés du Roi à Versailles les 5 et 6 octobre 1789, comme le comte d'Estaing. Il émigre en 1791 avant de rentrer en France après le 18 brumaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rigaud de Vaudreuil.

Le père de Louis-Philippe, qui avait le même prénom que son fils, est Canadien, né dans la ville de Québec. Son grand-père était Philippe de Rigaud de Vaudreuil et sa femme d'origine acadienne, Louise-Élisabeth de Joybert de Soulanges et de Marson. Son grand-père était donc le gouverneur de la Nouvelle-France (Canada) de 1703 à 1725.

Un des oncles de Louis-Philippe est Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnal, Canadien également, né à Québec, est avec Montcalm à Beauport quand ils battent les troupes de Wolfe au Chutes Montmorency en juillet 1759. C'est également lui qui signe la capitulation de Montréal en 1760, il est donc le dernier gouverneur de la Nouvelle-France.

Un autre oncle est Pierre François de Rigaud de Vaudreuil et il fit également la guerre en compagnie de Montcalm.

Le père de Louis-Philippe, donc Louis-Philippe, était un marin renommé de la marine royale française. Il était chargé de la marine en Amérique du nord en 1747. Louis XV a commandé un tableau à Van Loo pour peindre sa bataille navale contre les anglais, cette peinture est exposée au Château de Versailles.

Si le père de Louis-Philippe est officiellement né à Québec, il est en réalité probablement né à Rochefort en France. En effet, une peinture d'époque indique comme lieu de naissance : Rochefort, France. Ce qui semble exact puisque son père était chargé de la ville à cette époque. Rochefort étant une ville portuaire importante à l'époque de la marine à voile et une ville qui fut également administrée par un autre Canadien du nom de Jacques Bedout, un contre-amiral important durant la Révolution française.

Guerre d'indépendance des États-Unis[modifier | modifier le code]

Portrait du marquis de Vaudreuil de face.

Louis-Philippe de Rigaud de Vaudreuil est envoyé en Amérique quand la France fait son entrée dans la guerre au côté des Américains en février 1778. Son premier combat naval a lieu au large de l'île d'Ouessant à l'extrémité nord-ouest de la côte bretonne, en France. Ce fut une bataille navale dont aucun ne sortit vainqueur.

Article détaillé : bataille d'Ouessant (1778).

La deuxième bataille des Caps devant Yorktown[modifier | modifier le code]

Louis-Philippe était sur le Sceptre durant la seconde bataille des Caps. Après un premier engagement furieux avec la marine britannique, le comte de Grasse, l'amiral en chef que Louis-Philippe secondait et les Britanniques ont dérivé vers le sud pendant quelques jours.

Article détaillé : bataille de la Chesapeake.

Mais Grasse a eu la bonne idée de revenir à Yorktown plus rapidement que la marine britannique. Grasse plaça ses navires dans la baie et les Britanniques arrivant trop tard ne l'ont pas attaqué. L'armée britannique de Cornwallis était prisonnière. Les Américains ont gagné leur indépendance et les Français ont triomphé.

Devant Yorktown à Glouster Point[modifier | modifier le code]

La contribution originale de Louis-Philippe fut d'amener la cavalerie de la légion de Lauzun et Choisy sur la pointe en face de Yorktown. Sa cavalerie était constituée de Slaves, de Russes, d'Allemands, de Polonais au service de la France.

Louis-Philippe a également débarqué 800 soldats français sur la pointe de Glouster, une péninsule devant Yorktown qui empêchait Cornwallis de s'échapper.

Avec Washington se trouvait le Français Chastellux qui écrira le traité de capitulation, et lui servant d'aide-de-camp se trouvait un autre cousin de Louis-Philippe, Jean Louis de Rigaud de Vaudreuil. Aussi présent à la bataille de Yorktown le Canadien Clément Gosselin et son régiment du Congress Own Regiment sous le commandement du Général Lafayette

Après Yorktown, la Bataille des Saintes[modifier | modifier le code]

En 1782 dans la Bataille des Saintes (groupe d'îles situé au sud de la Guadeloupe) se trouvait Louis-Philippe de Rigaud de Vaudreuil, il fut crédité pour avoir sauvé la majorité des navires français. Mais comme de Grasse est fait prisonnier sur le vaisseau la Ville-de-Paris c'est Louis-Philippe qui devient le commandant de ce qui restait de la Marine française en Amérique du Nord.

Vaudreuil protégeant Boston en 1782[modifier | modifier le code]

En 1782 après la défaite britannique à Yorktown et la bataille des Saintes, Louis-Philippe de Rigaud de Vaudreuil se trouvait sur le vaisseau le Triomphant à Boston. C'est de Boston qu'il ordonna à La Pérouse d'attaquer le Manitoba avec ses navires en passant par la baie d'Hudson, La Pérouse exécuta le plan et gagna contre les Anglais.

À la conclusion de la guerre en 1783, Louis-Philippe de Rigaud de Vaudreuil est chargé de ramener l'armée victorieuse française et donc Rochambeau. Il reçoit une pension de 4 000 livres sur le budget de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, par brevet du 20 août 1784[1].

Pendant la Révolution[modifier | modifier le code]

Député de la noblesse pour Castelnaudary aux États généraux de 1789, membre du Comité de marine à la Constituante. Il est aux côtés du Roi à Versailles les 5 et 6 octobre 1789, comme le comte d'Estaing. Il émigre en 1791 avant de rentrer en France après le 18 brumaire[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. État Nominatif Des Pensions, Traitemens Conservés, Dons, Gratifications : Qui se payent sur d'autres Caisses que celle du Trésor Royal, volume 1, 1790, p. 109, [lire en ligne]
  2. Michel Vergé-Franceschi, « Marine et Révolution. Les officiers de 1789 et leur devenir. » dans Histoire, économie et société, 1990, 9e année, no 2, [lire en ligne] » p. 283.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]