Armand Thibaudeau

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Armand Thibaudeau

Description de l'image  Armand_Thibaudeau_B.jpg.
Naissance
Aizenay (Vendée)
Décès (à 71 ans)
Nationalité Français
Activité principale secrétaire général de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (1919-1954)
Autres activités
secrétaire général de l’UIOCEP puis de la Fédération internationale catholique d’éducation physique et sportive (1919-1954)
Distinctions
officier de la Légion d’honneur
Signature de Armand Thibaudeau

Armand Thibaudeau né le 17 août 1886 et mort le 11 mars 1958 est un dirigeant des patronages, secrétaire général de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France puis de la Fédération sportive de France ainsi que de la Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive. Il est promu officier de la Légion d’honneur en 1950.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 17 août 1886 à Aizenay[1] (Vendée), Armand Thibaudeau effectue ses études secondaires au collège des Sables-d’Olonne avant de monter à Paris en 1904. Il s’inscrit alors au patronage Olier[J 1] dirigé par l'abbé Esquérré puis s’engage dans les commissions sportives de l’Union régionale de la Seine où il s’investit dans le football, l’athlétisme et le tennis. Il ne tarde pas à rejoindre alors Paul Michaux et les personnalités parisiennes les plus marquantes de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF). Ses obsèques sont célébrées le 11 mars 1958.

Du football au base-ball[modifier | modifier le code]

Dans l’ombre de Charles Simon, il se consacre d’abord au football dont il gravit tous les grades d’arbitrage au sein du Comité français interfédéral (CFI) [J 1]. C’est ainsi qu’il est appelé à arbitrer la seconde édition de la finale de la Coupe de France[2] mais il s’intéresse aussi déjà aux premiers pas du basket, activité plus adaptée à l’exiguïté des cours des patronages parisiens. Le 1er octobre 1919, il succède à Henri Delaunay au secrétariat général de la FGSPF[3], poste où il seconde successivement - et bénévolement, sa situation personnelle le permettant - les présidents Paul Michaux puis François Hébrard, jusqu’au 25 octobre 1954. Sa présence est également notable dans les structures du base-ball. Élu le 15 juin 1935 au comité de la Fédération française de baseball et softball (FFBS) il en devient immédiatement vice-président et le reste jusqu'au 14 décembre 1951. Il y assure également le poste de trésorier général du 5 février 1945 au 16 janvier 1955, cumulant les deux fonctions pendant 6 ans de février 1945 à décembre 1951[4].

Discrétion, organisation et conviction[modifier | modifier le code]

Son extrême discrétion rend encore difficiles aujourd’hui les recherches sur celui qui a consacré 24 ans au basket national et s’est trouvé durant 35 ans à la tête d’une composante majeure du sport français dans l'entre-deux-guerres. Son activité à la FGSPF ne se limite pas à la promotion de cette discipline. Il est en particulier l'artisan majeur de plusieurs grands championnats de gymnastique dont ceux de Strasbourg en 1921 (266 associations, 18 000 gymnastes et musiciens)[J 2], des 21 et 22 juillet 1923 à Paris (600 associations, 28 000 gymnastes et musiciens)[J 3], de 1932 à Nice (422 associations, 19 000 gymnastes et musiciens)[J 4], de 1937 à Paris (900 associations, 25 000 gymnastes et musiciens à l'occasion de l'Exposition universelle[J 4] et enfin de 1948 à Paris également : 12 000 gymnastes et musiciens participants à Paris au sortir de la Guerre à l'occasion du cinquantenairede la FSF[J 5].

Il est aussi à l'origine de déplacements importants hors métropole et de leur logistique : Liège et Maribor en 1920[J 6], Brno du 16 au 23 août 1922 avec train spécial pour les 300 participants[J 7], Prague en 1929, Anvers en 1930, Vienne en 1936, Liège en 1939[J 8] et surtout Alger pour célébrer, le 14 juin 1930, le centenaire du débarquement de Sidi-Ferruch : 70 associations avec 3 000 gymnastes et 500 musiciens pour un grand concours fédéral[J 4]. La Ganda de Gand complète les effectifs et trois bateaux spéciaux partent de Marseille : le Lamoricière, le duc d’Aumale, l’Espagne[5]. Il valorise ces réalisations à travers un important réseau de communication établi par ses soins et ceux François Hébrard au profit de la fédération[6].

Armand Thibaudeau reste célèbre pour sa résistance ferme et lucide à la politique de Vichy[J 9] et ses joutes avec Jean Borotra, commissaire général à l’éducation générale et aux sports de 1941 à 1942, qui lui aurait dit : « Thibaudeau, je vous briserai » ce à quoi il aurait répondu : « J’étais là avant vous, j’y serai encore après[J 10] ». Sa modération et sa clairvoyance permettront à la fédération de traverser au moindre mal cette période complexe[7]. Le 13 janvier 1945, Armand Thibaudeau est nommé délégué officiel à la commission confédérale des loisirs de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC)[J 11]. En 1947, sous son mandat, la FGSPF devient Fédération sportive de France (FSF) et garde ce sigle jusqu’en 1968 où elle devient Fédération sportive et culturelle de France (FSCF).

Fonctions internationales[modifier | modifier le code]

De 1919 à 1954, Armand Thibaudeau assure également le poste de secrétaire général de l’Union internationale des œuvres catholiques d’éducation physique (UIOCEP) qui devient en 1947 Fédération internationale catholique d’éducation physique et sportive[8] (FICEP). À ce titre il est reçu, en compagnie de François Hébrard, par Pie XI en 1925 à l'occasion de l'Année sainte[9].

Notoriété[modifier | modifier le code]

Il reçoit la Légion d'honneur en 1939 pour 31 ans de service à la FGSPF[J 12] et Gaston Roux, directeur général de la Jeunesse et des Sports lui remet la médaille d’officier le 1er avril 1950[J 13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Autres références :
  1. Robert Hervet 1948, p. 64
  2. « Armand Thibaudeau », sur .footballdatabase.eu (consulté le 11 janvier 2011)
  3. Robert Hervet 1948, p. 65
  4. http://www.ffbsc.org/imgs/docu/2012-11-09-Tableau_historique_du_Bureau_FFBS.pdf
  5. Robert Hervet 1948, p. 80 et 144
  6. Fabien Goenninger, « Sportifs, gymnastes catholiques et propagande (1918-1939) », Cahiers d'histoire, no 88 « Sport et propagande en Europe (XIXe-XXe siècles) »,‎ 2002, p. 17-29 (lire en ligne [[PDF]])
  7. Fabien Groeninger 2004, p. 108-111;114;170
  8. Laurence Munoz et Jan Tolleneer 2011, p. 337
  9. Fabien Groeninger 2004, p. 30,31

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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