Jean-Marie Jouaret

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Jean-Marie Jouaret Portail du basket-ball
Jean-Marie Jouaret.jpg
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau : France française
Naissance (71 ans)
Castets (Landes)
Taille 1,93 m
Situation en club
Club actuel retiré
Poste Pivot
Carrière professionnelle *
Saison Club Moy. pts
1961-1971 Alsace Bagnolet
Sélection en équipe nationale **
1963-1968 Drapeau : France France (47 sél) 141

* Points marqués dans chaque club comptant pour le championnat
national et les compétitions nationales et continentales.
** Points marqués pour l’équipe nationale en match officiel.

Jean-Marie Jouaret, né le 1er août 1942 à Castets (Landes), est un joueur français, international et capitaine de l'équipe France de basket-ball. Après une formation en journalisme et sa carrière de basketteur de haut-niveau terminée, il devient un dirigeant sportif notoire comme directeur administratif de la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF), poste qui le mène à diverses autres responsabilités nationales. Il se consacre particulièrement depuis sa retraite à l'histoire du sport à travers la commission Histoire et patrimoine de la FSCF et la Fédération des internationaux du sport français.

Basketteur international[modifier | modifier le code]

Né le 1er août 1942, à Castets dans les Landes, il pratique d’abord le rugby à l’US Dax, puis le basket à l’Etoile Amolloise d’Amou. Il rejoint ensuite Paris où il signe dans un second patronage, l’Alsace de Bagnolet, avec lequel il est trois fois champion de France (1961, 1962 et 1967). Rapide, athlétique et adroit, il marque beaucoup de points grâce à sa détente et à son sens du placement — le journaliste Roger Cornet l'avait surnommé « le ramasse-miettes » — dans une équipe de shooteurs (les 2 frères Dorigo et les 3 frères Mayeur) et il est le meilleur marqueur du championnat de France en 1965 et second en 1966. Si le classement des rebondeurs avait existé à l'époque, il serait à l'évidence dans les meilleurs.

Clubs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Alsace de Bagnolet.
  • 1959 - 1961 : Etoile Amolloise d'Amou (Landes)
  • 1961 - 1972 : Drapeau : France Alsace de Bagnolet (Nationale 1)
  • 1973 - 1982 : Entente Sportive de la Région d'Arpajon (ESRA) (Excellence régionale à Nationale 2)

Palmarès[modifier | modifier le code]

AlsacedeBagnolet.gif
  • 1960 : champion de France de l'Union générale sportive de l'enseignement libre (UGSEL) avec le collège Moncade d'Orthez ;
  • 1961, 1962 et 1967 : champion de France avec l'Alsace de Bagnolet ;
  • 1963 et 1965 : finaliste de la Coupe de France avec l'Alsace de Bagnolet ;
  • 1963 et 1964 : finaliste du championnat de France avec l'Alsace de Bagnolet ;
  • 1964 : champion du monde militaire ;
  • 1965 : meilleur marqueur du championnat de France (record : 48 points) ;
  • 1965 : trophée du joueur le plus adroit aux lancers francs (24 sur 24) au championnat d'Europe (Tbilissi puis Moscou) ;
  • 1966 : second marqueur du championnat de France.

Sélections internationales[modifier | modifier le code]

Du 29 novembre 1963 à Tours contre la Hongrie au 4 juin 1968 à Sofia contre la République démocratique allemande (RDA), il est sélectionné 47 fois en équipe de France[1].

La FSCF[modifier | modifier le code]

Il effectue les 37 ans et demi de son parcours professionnel à la Fédération sportive de France (FSF) qui devient Fédération sportive et culturelle de France (FSCF) en 1968. Engagé pour six mois à la FSF en mars 1965, juste avant le départ de Gilbert Olivier, pour développer les activités socio-éducatives existantes il y reste 37 ans. De 1965 à 1986, il est adjoint au directeur des services Robert Pringarbe puis directeur de 1986 à 2002. Pendant sa présence dans ces deux postes consécutifs, il assiste six présidents[2] : Gilbert Olivier, Guy Fournet, Jacques Gautheron, Max Eraud, Maurice Davesne et Clément Schertzinger.

Directeur-adjoint[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1986 comme directeur-adjoint chargé de la culture, aux cotés de Gérard Lollier chargé des sports et d'Eugénie Duisit de la gymnastique, il réorganise le chant choral et la musique déjà existants et contribue à partir de 1973 à la création des commissions d’arts plastiques, de danse, de théâtre et des centres de vacances ou de loisirs (CVL). Dans ce domaine,une première réunion se tient au siège fédéral le 28 décembre 1972 [3]. Celle-ci répond aux inquiétudes suscitées par les orientations progressistes affichées par l'Union française des centres de vacances et de loisirs (UFCV) qui assure jusqu'ici la formation aux brevets d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA) de nombreux séminaristes et prêtres diocésains[4]. La fédération obtient en 1978 l'habilitation générale à délivrer les diplômes concernés[5].

Dans le domaine sportif, qui n'entre pourtant pas dans son champ de responsabilité, il contribue en 1973 au lancement du twirling[6] et, à la fin des années 1980, à l'émancipation et au développement de la gymnastique rythmique et sportive (GRS), de l'éveil de l'enfant[7] et de la gymnastique de détente.

Directeur des services[modifier | modifier le code]

Ecusson commémoratif du centenaire de la FSCF

Le 1eroctobre 1986[8], au départ de Robert Pringarbe, il lui succède à la direction des services. Il seconde alors Maurice Davesne pour la célébration du 90e anniversaire de la FSCF en 1988 (pèlerinage et spectacle sur « les chemins de Compostelle ») et Clément Schertzinger pour celle du centenaire en 1998 au Palais omnisports de Paris-Bercy (POPB). À cette dernière occasion il organise un important colloque à Brest[9] et publie lui-même un ouvrage en deux tomes sur l'histoire fédérale, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération Sportive et Culturelle de France, 1948-1998, paru en 1999[10]. Journaliste de formation, il est aussi l'auteur de très nombreux articles dans le magazine fédéral de la FSCF : Les Jeunes.

Il prend sa retraite en 2002 et contribue ensuite à titre bénévole à la réussite du colloque à l'Institut libre d'éducation physique supérieur (ILEPS) de Cergy pour les 110 ans de la FSCF en 2008[11]. Membre de la commission Histoire et patrimoine de la FSCF, il publie en 2012 un nouvel ouvrage La fédération des sections sportives des patronages catholiques de France (1898-1998)[12].

Autres responsabilités[modifier | modifier le code]

Comme Robert Pringarbe, dont il est l’élève, il contribue au rayonnement de la fédération au sein du monde associatif et particulièrement dans le domaine de la jeunesse et de l’éducation populaire : trésorier du Conseil Français des Mouvements de Jeunesse, président de l'Association de Cogestion pour les Déplacements à but éducatif des jeunes (COGEDEP) et membre du Haut Comité de la Jeunesse et des Sports. Par arrêté du Ministre de la Justice en date du 3 mai 1989 (publié au Journal officiel du 21 mai 1989), Jean-Marie Jouaret est nommé membre de la commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence[13].

Activité littéraire[modifier | modifier le code]

Journaliste de formation, Jean-Marie Jouaret a publié de nombreux articles et quatre ouvrages :

  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération Sportive et Culturelle de France (1948-1998), t. 1, Paris, FSCF( imp. Déja-Glmc),‎ 1999 (ISBN 2-952838-70-4, notice BnF no FRBNF41363915m) ;
  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération Sportive et Culturelle de France (1948-1998), t. 2, Paris, FSCF (imp. Déja-Glmc),‎ 1999 (ISBN 978-2-952838-70-2, notice BnF no FRBNF41363915m) Document utilisé pour la rédaction de l’article ;
  • Jean-Marie Jouaret, Un peu des Landes, un peu de moi, (imp. Déja-Glmc),‎ 2002 ;
  • Jean-Marie Jouaret, La fédération des sections sportives des patronages catholiques de France (1898-1998), Paris, L'Harmattan,‎ 2012 (ISBN 978-2-296-55969-1, notice BnF no FRBNF42598758n) Document utilisé pour la rédaction de l’article.

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Jean-Marie Jouaret est membre très actif de la commission Histoire et patrimoine de la FSCF et dans le cadre de la Fédération des internationaux du sport français (FISF), il est le rédacteur des fiches relatives aux champions élevés au titre de Gloire du sport.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Jouaret est chevalier dans l'ordre national du Mérite en 2003[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Profil
  2. Plaque dans le hall du siège de la Fédération sportive et culturelle de France au 22 rue Oberkampf à Paris, consultée le 28 avril 2011
  3. Jean-Marie Jouaret, 1999, tome 2, p. 54
  4. Jean-Marie Jouaret 2012, p. 213
  5. Jean-Marie Jouaret 2012, p. 213-214
  6. Jean-Marie Jouaret, 1999, tome 1, p. 596
  7. Jean-Marie Jouaret, 1999, tome 2, p. 69
  8. Jean-Marie Jouaret 1999, tome 2, p. 525
  9. Yvon Tranvouez, Sport, culture et religion, Brest, UBO,‎ 1999 (ISBN 2-901737-39-0, notice BnF no FRBNF370840913)
  10. Jean-Marie Jouaret, 1999, tome 1 et Jean-Marie Jouaret, 1999, tome 2
  11. Laurence Munoz, Des patronages aux associations, Paris, L’Harmattan,‎ 2009 (ISBN 978-2-296-10746-5, notice BnF no FRBNF42130126h)
  12. Jean-Marie Jouaret, 2012
  13. Fédération sportive et culturelle de France, « Carnet », Les Jeunes, no 2384,‎ 15 juillet 1989, p. 5