François Hébrard

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François Hébrard

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François Hébrard, président de la FGSPF

Naissance 24 décembre 1877
Lodève
Décès 12 juillet 1970 (à 92 ans)
Ballan-Miré (Indre-et-Loire)
Nationalité Française
Profession Universitaire
Activité principale de 1923 à 1956 : président de la FGSPF, devenue FSF en 1947 puis FSCF en 1968.
Autres activités
Doyen de la faculté de droit de l’ICP
Président de la FICEP
Distinctions
Ascendants
Charles Julien de Lasalle
Signature de François Hébrard

François Hébrard est né le 24 décembre 1877 à Lodève (Hérault) et mort le 12 juillet 1970 à La Fuye, commune de Ballan-Miré (Indre-et-Loire). Après des études secondaires à Montpellier, il fait toutes ses études supérieures à la faculté de droit de l’Institut catholique de Paris où il est ensuite nommé professeur de droit civil puis doyen. Cette brillante carrière universitaire ne l'empêche pas de s'engager très tôt dans le monde associatif et celui des débats de société.

Fondateur en 1898 d'un patronage paroissial, il s'engage aussitôt à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France aux côtés de Paul Michaux auquel il succède à la présidence pendant trente-trois ans, de 1923 à 1956. Celle-ci devient Fédération sportive de France en 1947, puis Fédération sportive et culturelle de France en 1968. François Hébrard préside également pendant vingt-quatre ans, de 1931 à 1955, la Fédération internationale catholique d’éducation physique et sportive.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires chez les jésuites à Montpellier[G 1] François Hébrard intègre la faculté de droit de l’Institut catholique de Paris (ICP) en 1895[G 2]. À son arrivée dans la capitale il s'engage dans le monde associatif, assurant à 18 ans la présidence de la conférence Olivaint où il côtoie Paul Michaux dès 1895. L'année suivante il est aussi président départemental de l'association créée par Albert de Mun pour promouvoir le catholicisme social[J 1]. Il a 21 ans quand il fonde le patronage d’Auteuil et du point du jour en 1898, année de la création de l’Union des sociétés de gymnastique et d’instruction militaire des patronages et œuvres de jeunesse de France (USGIMPOJF). Il en demeure cinquante ans président.

Il obtient la licence de droit cette même année et le doctorat en 1902 avec une thèse intitulée : Le sort des biens des associations en cas de dissolution[H 2]. Nommé maître de conférences de l'ICP en 1903[H 3], puis professeur l'année suivante, il y enseigne d'abord le droit administratif. Il obtient ensuite la chaire de droit civil avant d’être nommé doyen de la faculté. Il est par ailleurs un soutien constant de Paul Michaux dès 1899[G 3] à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) et en 1923, au décès de ce dernier, il lui succède à la présidence, dans un premier temps sous la présidence honorifique du général Édouard de Castelnau[H 4]. Vivement encouragé par Pie XI lors d'une audience privée dès 1925[G 4], il demeure à ce poste jusqu’en 1956, soit trente-trois ans au total. En 1947, c'est donc sous sa présidence que la FGSPF prend le nom de Fédération sportive de France (FSF).

Décédé le 12 juillet 1970 à La Fuye en Indre-et-Loire, il est inhumé le 16 juillet 1970 au cimetière Montmartre à Paris[1].

L’activité internationale[modifier | modifier le code]

Pendant cette période, il soutient l’important développement des patronages de l’Algérie française[H 5] et de ceux des territoires d’outre-mer. À l’invitation de Mgr Auguste-Fernand Leynaud[G 5], archevêque d’Alger[2], il accompagne avec Armand Thibaudeau, quatre-vingt associations venues des Bouches-du-Rhône, d’Alsace, de la Seine, du Rhône, des Landes et du Maine-et-Loire[3] qui passent la Méditerranée avec 3 000 gymnastes et 500 musiciens pour participer le 14 juin 1930, à un grand concours fédéral à Alger pour célébrer le centenaire de la conquête de l’Algérie[H 5]. Trois bateaux spéciaux partent de Marseille : le Lamoricière, le duc d’Aumale, l’Espagne.

Les compétitions sont suivies de gestes politiques forts :

  • réception par le gouverneur général Pierre-Louis Bordes et dépôt de deux gerbes au monument aux morts : une par la FGSPF, l’autre par l’Alsace catholique reconnaissante ;
  • déplacement à Sidi-FerruchMgr Auguste-Fernand Leynaud pose la première pierre de l’église locale : deux trains spéciaux et dix-huit autocars sont nécessaires pour transporter les participants[4].

Élu en 1931, à la présidence de l'Union internationale des œuvres catholique d'éducation physique (UIOCEP)[G 6] — qui devient Fédération internationale catholique d’éducation physique et sportive (FICEP) en 1947 — il y demeure jusqu’en 1955[5], soit durant vingt-quatre ans.

Le rayonnement sportif[modifier | modifier le code]

Les actions qui ont marqué particulièrement sa présidence sont :

Le lien culturel[modifier | modifier le code]

Tout au long de son mandat, François Hébrard s’est efforcé d’établir et entretenir des liens étroits avec les organismes catholiques chargés des activités théâtrales et du cinéma : l'Association théâtrale des œuvres catholiques d’éducation populaire (ATOCEP) et la Fédération loisirs et culture cinématographiques (FLECC). Cet intérêt, associé à ses charges à la faculté catholique, l’amène à présider la centrale catholique du cinéma et de la radio[H 6]. Son action dans ce domaine prépare le changement de sigle significatif de la FSF en FSCF en 1968[9].

Ses relations[G 11] — associées à celles du général de Castelnau, président d'honneur de la FGSPF[G 12] — lui permettent d'activer et d'entretenir un important réseau de communication au profit de la fédération[10]. Tout au long de sa présidence, porté par un souci constant d'éducation intégrale[G 13], il assure également les contacts avec le scoutisme[G 14] et accompagne le développement de l'Action catholique[G 15], parfois dans un contexte quelque peu conflictuel[G 16].

Publications[modifier | modifier le code]

Il concourt par ailleurs à de nombreuses revues et publications scientifiques spécialisées et publie deux ouvrages :

  • Les disciplines de l’Action (prix Davigneau) ;
  • Soigne ton corps, forme la volonté[G 17] (prix Fabien de l'Académie française 1931, philosophie)[G 18].

Notoriété[modifier | modifier le code]

Mobilisé comme sergent et cité quatre fois[G 19] il est promu capitaine au sortir de la Grande Guerre[J 4].

François Hébrard est nommé au Comité national des sports le 1er septembre 1936.

Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur au titre de ses services militaires par décret du 16 juin 1920 puis promu officier de la Légion d’honneur par décret du 12 juillet 1934, en qualité de Président général de la FGSPF[G 20]. Il est promu commandeur de la Légion d’honneur[11] par décret du 23 avril 1957[12] en qualité de Président d'honneur de la FSF et de la FICEP.

Il est titulaire de la médaille d’or de l’éducation physique[H 1]. Il est également décoré de cinq ordres étrangers[H 1] parmi lesquels : commandeur de l’ordre de Saint-Sylvestre le 26 octobre 1925[J 5] et grand-croix de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand le 18 février 1962[J 6].

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Fabien Groeninger, Sport, religion et nation, la fédération des patronages d'une guerre mondiale à l'autre, Paris, L'Harmattan,‎ 2004 (ISBN 2-7475-6950-0, notice BnF no FRBNF39244145).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert Hervet (préf. François Hébrard), La FSF de 1898 à 1948, Paris,‎ 1948, 173 p. (OCLC 66302325).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Hébrard, les disciplines de l'action, Paris, Spes,‎ 1926.
  • François Hébrard, Soigne ton corps, forme la volonté, Marseille, Publiroc,‎ 1930.
  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération sportive et culturelle de France (1948-1998), t. 1, Paris, FSCF (à compte d’auteur, imp. Déja-Glmc),‎ 1999 (ISBN 2-952838-70-4, notice BnF no FRBNF41363915) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération sportive et culturelle de France (1948-1998), t. 2, Paris, FSCF (à compte d’auteur, imp. Déja-Glmc),‎ 1999 (ISBN 978-2-952838-70-2, notice BnF no FRBNF41363915) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Marie Jouaret, La fédération des sections sportives des patronages catholiques de France (1898-1998), Paris, L'Harmattan,‎ 2012 (ISBN 978-2-296-55969-1, notice BnF no FRBNF42598758).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Laurence Munoz et Jan Tolleneer, L’Église, le sport et l’Europe : La Fédération internationale catholique d’éducation physique (FICEP) à l’épreuve du temps (1911-2011), Paris, L’Harmattan, coll. « Espaces et Temps du sport »,‎ 20 mai 2011, 354 p. (ISBN 978-2-296-54931-9, notice BnF no FRBNF42427985).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Léon Ligneau, La Jeune France à Cholet, histoire d’un centenaire, Maulévrier, Hérault,‎ 2003 (ISBN 2-740701-94-2, notice BnF no FRBNF39055857).Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Robert Hervet 1948, p. 71-72
  2. Robert Hervet 1948, p. 70.
  3. Robert Hervet 1948, p. 40
  4. Robert Hervet 1948, p. 72.
  5. a et b Robert Hervet 1948, p. 80, 144.
  6. Robert Hervet 1948, p. 71.
  • Autres références
  1. Fédération sportive et culturelle de France, « Les chemins du souvenir », Les Jeunes, no 2520,‎ 1er mars 1991, p. 6
  2. (en) C†H, « Archbishop Auguste-Fernand Leynaud (1865–1953) », The Hierarchy of the Catholic Church: Current and historical information about its bishops and dioceses, sur catholic-hierarchy.org (consulté le 6 janvier 2012)
  3. Léon Ligneau 2003, p. 119
  4. Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF), « À ceux qui reviennent d’Alger », Les Jeunes, no 455,‎ 29 juin 1930, p. 401-409.
  5. Laurence Munoz et Jan Tolleneer 2011, p. 316 et 337
  6. Comité éditorial de la FSCF, « Des visages et des hommes », FSCF, les Jeunes, no 2526,‎ mai 2011, p. 32.
  7. [PDF] « Tableau historique du Bureau FFBS » (consulté le 11 janvier 2011).
  8. FSCF, « Histoire-Chiffres clés », sur fscf.asso.fr (consulté le 11 septembre 2011)
  9. Fédération sportive et culturelle de France, Programme fédéral féminin,‎ 2010, p. 1.
  10. [PDF]Fabien Grœninger, Sportifs, gymnastes catholiques et propagande (1918-1939), Sport et propagande en Europe (XIXe-XXe siècles), Association Paul Langevin, coll. « Cahiers d’histoire » (no 88),‎ 2002 (présentation en ligne, lire en ligne), p. 17-29
  11. Fédération sportive et culturelle de France (FSCF), « François Hébrard sur les traces de Paul Michaux », Les Jeunes, no 2530,‎ février 2012, p. 32
  12. publié au Journal Officiel du 30 avril 1957

Articles connexes[modifier | modifier le code]