Gabriel Maucurier

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Gabriel Maucurier

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Au centre Gabriel Maucurier, président de la Commission de gymnastique masculine entouré de ses deux principaux adjoints.

Naissance 1882
Troyes (Aube)
Décès 1957
Paris
Nationalité Drapeau : France Française
Activité principale Inspecteur d’éducation physique de la ville de Paris
Autres activités
Président de la commission de gymnastique masculine de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) puis de la Fédération sportive de France (FSF)
Président de la commission technique de la Fédération internationale catholique d’éducation physique et sportive (FICEP).
Distinctions
Conjoint
1re épouse :
Anna Marie Klein (1882-1946)
2e épouse :
Eugénie Duisit (1909-2000)
Descendants
Mireille Maucurier(1908-1997);
Pierre Maucurier (1919-1996), président de la Fédération sportive des sourds de France (1982-1983).

Gabriel Maucurier, né à Troyes (Aube) en 1882 et mort à Paris en 1957, est un inspecteur d'éducation physique du corps de la Ville de Paris, auteur d'ouvrages de référence.

Outre l’enseignement de l’éducation physique à l’école primaire il se consacre également à la structuration de la gymnastique sportive au sein de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France et de la Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive.

Biographie[modifier | modifier le code]

Membre de la commission de gymnastique de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) depuis 1906[H 1], il est, avant la Grande Guerre, l’un des meilleurs gymnastes de l’Union européenne de gymnastique, ainsi qu’en témoignent sa sélection et son classement aux championnats du monde de gymnastique artistique de Turin en 1911[1] où il contribue largement à la médaille d'argent du concours par équipe. Il concilie ensuite son insertion professionnelle avec son engagement bénévole au niveau fédéral. Le 13 avril 1953, il épouse en secondes noces Eugénie Duisit, secrétaire administrative de la Fédération sportive de France (FSF), future Fédération sportive et culturelle de France (FSCF). Le mariage civil est prononcé par le docteur Meunier, maire du 1er arrondissement de Paris et membre du comité directeur de la FSF ; la cérémonie religieuse est présidée en l’église Saint-Roch par le chanoine Wolff, aumônier fédéral [J 1].

Un théoricien de l’éducation physique[modifier | modifier le code]

Sa carrière de professeur d’éducation physique l’amène au titre d’inspecteur d’éducation physique de la mairie de Paris. C’est dans le cadre de ces fonctions qu’il publie Éducation Physique à l’École primaire (1937), qui connaît de nombreuses rééditions. La 3e édition, en 1942, comporte, en sous-titre : Filles et garçons[2].

Pour Gabriel Maucurier, l’éducation physique doit rechercher les effets suivants :

  • un effet organique général — équilibrer développement musculaire et possibilités fonctionnelles des organes de respiration et de circulation — et hygiénique[2] ;
  • un effet esthétique : corriger les mauvaises attitudes, donner au corps des formes plus belles par un développement physique harmonieux[2] ;
  • un effet économique : obtenir le maximum de résultat avec le minimum de dépense[2] ;
  • un effet viril : affirmation du caractère, de la volonté, maîtrise de soi-même, sang-froid, vaincre les obstacles, être audacieux[2] ;
  • un effet mental : délasser l’esprit par des exercices récréatifs, savoir le pourquoi des exercices[2].

Un militant de la gymnastique éducative[modifier | modifier le code]

À 24 ans, il est déjà le bras droit de Léon Rousselet, président de la commission de gymnastique masculine de la FGSPF. Élu vice-président de la commission en 1924, il en prend lui-même la présidence après la retraite de Rousselet le 4 février 1929[H 1] pour ne la quitter que le 5 octobre 1954[J 2] participant aussi à l’évolution de la gymastique féminine qu'il préside de 1948 à 1953. Pendant ce quart de siècle, il se consacre à sa mission avec une compétence reconnue et la FGSPF lui doit la structure technique de la gymnastique artistique masculine. La sélection des frères Jean et Antoine Schlindwein et de Maurice Hérold dans l’équipe de France pour les Jeux olympiques de Berlin en 1936 n’est pas étrangère à sa bonne entente avec la fédération de gymnastique.

Le meilleur gymnaste par degré

Dès sa première année de présidence, où il est secondé par Albert Boularand, on lui doit la mise en place des cours de formation de moniteurs[H 2], formation vite étendue avec succès au Rayon sportif féminin (RSF). Deux ans après le premier stage de moniteur civil[N 1] de l'Union des sociétés de gymnastique de France (USGF) à Dinard, il organise en 1929 à Strasbourg celui de la FGSPF[N 2] et récidive en 1930 à Royan[J 3]. L’École supérieure de Joinville accueille en 1935 le premier stage de moniteurs fédéraux. Véritable visionnaire au milieu d’une pratique en section qui reste alors toujours collective[H 3], il crée la même année une épreuve de classement individuel par degré pour tous les niveaux, sanctionnée par un magnifique diplôme en couleur dont la réalisation est confiée à l'artiste attitré de la fédération, Alphonse Lalauze[3]. Cette épreuve cède la place après la guerre aux étoiles gymniques adoptées plus tard par les féminines.

Pour ceux qui ne peuvent pas suivre les sessions de formation, il publie deux ouvrages techniques consacrés à la gymnastique : Bases fondamentales de la gymnastique et Le cheval d’arçon. Pour cet éducateur, cependant, si la technique est indispensable elle reste bien secondaire car « la gymnastique n’est pas un sport ; c’est un moyen d’éducation »[J 4]. De 1948 à 1953, il prend également en charge la gymnastique féminine.

Responsabilités internationales[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, il s’implique dans la Fédération internationale catholique d’éducation physique et sportive (FICEP)[4] dont il assume la présidence de la première commission technique, créée le 6 janvier 1947[H 4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Gabriel Maucurier est titulaire de la croix de guerre 1914-1918, chevalier de la Légion d’honneur par décret du 12 janvier 1935[N 3], officier de l'instruction publique et titulaire de la médaille d’or de l’éducation physique[N 4].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à cette date les moniteurs de gymnastique sont surtout issus de l'école militaire de Joinville ou autodidactes ; on relève aussi des suisses émigrés
  2. L'Union régionale de Seine-et-Oise organise déjà son propre stage depuis 1924
  3. en qualité d'inspecteur d'éducation physique de la ville de Paris
  4. La médaille d'honneur de l’éducation physique est devenue médaille de la jeunesse et des sports en 1969, sans changer sa représentation

Références[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Hervet (préf. François Hébrard), La FSF de 1898 à 1948, Paris,‎ 1948, 173 p. (OCLC 66302325).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération Sportive et Culturelle de France (1948-1998), t. 1, Paris, FSCF(à compte d’auteur, imp. Déja-Glmc),‎ 1999 (ISBN 2-952838-70-4, notice BnF no FRBNF41363915).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération Sportive et Culturelle de France (1948-1998), t. 2, Paris, FSCF(à compte d’auteur, imp. Déja-Glmc),‎ 1999 (ISBN 978-2-952838-70-2, notice BnF no FRBNF41363915).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Marie Jouaret, La fédération des sections sportives des patronages catholiques de France (1898-1998), Paris, L'Harmattan,‎ 2012 (ISBN 978-2-296-55969-1, notice BnF no FRBNF42598758).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Latte, La gymnastique, Paris, Vigot,‎ 1948.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gabriel Maucurier, Education physique à l’école primaire, Paris, à compte d’auteur,‎ 1942.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Laurence Munoz et Jan Tolleneer, L’Église, le sport et l’Europe : La Fédération internationale catholique d’éducation physique (FICEP) à l’épreuve du temps (1911 – 2011), Paris, L’Harmattan, coll. « Espaces et Temps du sport »,‎ 20 mai 2011, 354 p. (ISBN 978-2-296-54931-9, notice BnF no FRBNF42427985).Document utilisé pour la rédaction de l’article

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