Jacques Gautheron

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Jacques Gautheron

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Jacques Gautheron président de la FSCF
de 1972 à 1984 et de 1990 à 1992

Naissance 2 juillet 1926 (88 ans)
Lyon
Nationalité Française
Profession
Ingénieur
Activité principale
Président de la FSCF
Autres activités
Secrétaire général de la FICEP
Représentant du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe à Strasbourg pour les questions sportives.
Distinctions
chevalier de la Légion d’honneur
officier de l’ordre national du Mérite
médaille d’or de la jeunesse et des sports
chevalier de l’ordre de Saint-Sylvestre

Jacques Gautheron, né le 2 juillet 1926 à Lyon, est un dirigeant sportif français. Il préside la Fédération sportive et culturelle de France de 1972 à 1984 puis, à nouveau, de 1990 à 1992.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Gautheron est inscrit en 1935, dès l'âge de 9 ans, à la section sportive du patronage paroissial de l'Église Notre-Dame-Saint-Vincent, La Mouette de Lyon, où il pratique la gymnastique avant de s’y investir comme moniteur de gymnastique et de colonie de vacances de 1946 à 1959. Ingénieur diplômé de l’École centrale de Lyon, il accède en 1966 à des responsabilités départementales et assume le secrétariat de l’Union départementale FSCF du Rhône.

Président de la FSCF[modifier | modifier le code]

Vers quel homme ? Par quels chemins ?

Élu au comité directeur de la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF) en 1968, et vice-président l'année suivante, il est chargé d'initier une réflexion sur l'identité de la fédération en liaison avec l'aumônier fédéral Jean Berthou. Il succède à Guy Fournet à la présidence, de 1972 à 1984[J 1]. Il y fréquente six ministres de la Jeunesse et des Sports, de Joseph Comiti à Roger Bambuck, en passant par Pierre Mazeaud avec lequel le premier contact est très rugueux[J 2].

Sa présidence est marquée par l'avènement de la branche Centres de vacances et de loisirs (CVL). Cette initiative fait suite aux réserves suscitées par les orientations progressistes affichées par l'Union française des centres de vacances et de loisirs (UFCV) qui assure jusqu'ici la formation aux brevets d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA) de nombreux séminaristes et prêtres diocésains : la FSCF est alors fortement sollicitée pour prendre le relais dans ce domaine[J 3]. La première réunion nationale se tient au siège fédéral le 28 décembre 1972[J 4] et la fédération obtient en 1978 l'habilitation générale à délivrer les diplômes concernés[J 5].

Il lui revient également d'organiser et présider en 1973 les festivités du 75e anniversaire de la fédération et le congrès à l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en novembre[J 6]. Véritable directeur des ressources humaines (DRH) des élus fédéraux, il est à l'origine des rapports d’orientation destinés à assurer le suivi des objectifs[1]. En 1978, ce sont à nouveau les festivités pour le quatre-vingtième anniversaire : à l'Agora d'Évry et à la salle Gaveau[J 7]. En 1979, il doit gérer avec l'appui de Max Eraud la scission des cadres de musique et le départ de la moitié des fanfares affiliées[J 8]. Au printemps 1981, il élargit les conventions existantes entre la FSCF et les fédérations délagataires au football (20 février), à l'athlétisme (6 mars), au volley-ball (7 mars) et au basket (28 mars)[J 9].

En 1984 il cède la place à Maurice Davesne puis revient pour deux ans à présidence de 1990 à 1992. Il parachève alors le travail de pacification entrepris par Max Eraud et poursuit ensuite son activité au niveau international. Président soucieux de la spécificité fédérale, son grand chantier reste l’ensemble des travaux qui aboutissent, en 1985, au Document fédéral fondamental (DFF) "Vers quel homme ? par quels chemins ?" [J 10] dont il rédige lui-même la version finale après la large consultation organisée par son vice-président Max Eraud.

Responsabilités internationales[modifier | modifier le code]

De 1991 à 1999, il assure le secrétariat général de la Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive (FICEP)[2] ; il est l’organisateur du congrès International Activités sportives et liberté spirituelle qui se déroule à l’UNESCO en avril 1998.

En 1993, nommé par le Saint-Siège comme son représentant auprès du Conseil de l’Europe à Strasbourg pour les questions sportives, il assume cette fonction jusqu’en 2005 et effectue de nombreuses représentations à l’étranger.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jacques Gautheron est : chevalier de la Légion d’honneur (14 avril 1990)[J 11], officier de l’Ordre du Mérite (mai 1979)[J 12] et titulaire de la médaille d’or de la jeunesse et des sports (1979).

À titre étranger, il est : titulaire du mérite autrichien or (1990), chevalier de l’Ordre de Saint-Sylvestre (2003), titulaire du Mérite de Madagascar (2011).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fédération sportive et culturelle de France, « Des visages et des hommes », Les Jeunes, no 2526,‎ mai 2011, p. 32
  2. Laurence Munoz et Jan Tolleneer 2011, p. 337
  • Autres références :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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