Andrea Dandolo

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Andrea Dandolo
Andrea Dandolo
Andrea Dandolo
Fonctions
54e doge de Venise

&&&&&&&&&&&0426411 ans, 8 mois et 3 jours
Prédécesseur Bartolomeo Gradenigo
Successeur Marino Faliero
Biographie
Date de naissance 30 avril ou
Lieu de naissance Venise
Date de décès (à 47 ans)
Lieu de décès Venise
Nationalité Italien
Conjoint Francesca Morosini

Andrea Dandolo

Andrea Dandolo, né le 30 avril ou le et mort à Venise le , est le 54e doge de Venise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Descendant de la vieille famille de la noblesse vénitienne des Dandolo, qui fournit à la République de Venise quatre doges, de nombreux amiraux et quelques autres citoyens éminents, et qui joue un rôle important dans la politique vénitienne du XIIe au XVe siècle, Andrea Dandolo est un homme de culture juridique et historiographique. Il étudie le droit à l'université de Padoue, où il est ensuite professeur de droit avant son élection.

Ami de Pétrarque, qui a écrit de lui qu'il est « un homme juste, incorruptible, plein d'ardeur et d'amour pour son pays, érudit, éloquent, sage, affable et humain », il est un grand protecteur des arts. Il réforme la législation de Venise, promulguant en 1346 un code compilant les lois applicables dans la République.

Il épouse Francesca Morosini avec qui il vit un rapport assez tourmenté : celle-ci, après une visite d'État d'Isabella Fieschi, épouse de Luchino Visconti seigneur de Milan, à laquelle, selon elle, le doge avait réservé trop d'attention, décida de se faire enterrer loin de lui.

Son parcours dans la vie publique vénitienne est très précoce. En 1331, à seulement 25 ans, il est nommé procurateur de la Basilique Saint-Marc.

À 37 ans, il est élu doge le après six votes, pour succéder à Bartolomeo Gradenigo, mort le 28 décembre précédent.

Le dogat[modifier | modifier le code]

Ducat d'or d'Andrea Dandolo (Recto)

Sous son dogat, Venise soutient une guerre désastreuse contre les Hongrois, à la suite de la septième révolte de Zara contre la République Sérénissime. Alliée des Hongrois, Gênes envoie dans l'Adriatique une puissante flotte sous le commandement de Paganino Doria, qui ravage les possessions vénitiennes, et menace Venise elle-même, qui est sauvée par la grande victoire navale de Loiera en 1353

Le , Venise subit un violent tremblement de terre qui fait des centaines de victimes, détruisant de nombreux édifices et provoquant une terrible épidémie de peste qui ne prend fin qu'en 1350, décimant pendant ces deux années le tiers de la population.

En 1353, malgré la tentative de médiation de Pétrarque, les hostilités contre Gênes reprennent ; les dures batailles et les défaites réciproques contraignent les deux adversaires à s'allier avec les puissances de la terre ferme italienne ; ainsi une guerre localisée se transforma en guerre totale. La guerre provoque la rupture entre Dandolo et Pétrarque après que le premier a accusé le second de favoriser les Visconti, ses mécènes et les alliés de Gênes. Les Génois gagnent le une importante bataille qui détermine le résultat de la guerre en leur faveur : à l'époque, Dandolo est déjà mort, selon certains de chagrin, le . Son ami Pétrarque, malgré leurs mauvais rapports, le regretta longtemps comme homme et humaniste. Il fut le dernier doge enterré dans la basilique Saint-Marc, dans un somptueux tombeau se trouvant dans le baptistère de la basilique.

Andrea Dandolo a écrit deux chroniques latines sur l'histoire de Venise que l'on peut retrouver au tome XII du recueil de Muratori, Rerum Italicarum Scriptores.

Sources[modifier | modifier le code]


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