Domenico Michele

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Blason de Domenico Michele Domenico Michele est le 35e doge de Venise élu en 1117.

Biographie[modifier | modifier le code]

Domenico Michele est le fils de l'amiral Giovanni (commandant de la flotte vénitienne en Terre sainte pendant la première croisade et petit-fils du 33e doge Vital I Michele. La famille Michiel est une des douze familles dites familles apostoliques, qui fondèrent la ville de Venise.

Dogat[modifier | modifier le code]

Ignorant ce qui avait été établi précédemment pour éviter la corégence et la transmission héréditaire des charges, un des premiers édits de Domenico Michele impose la nomination de son fils et de son petit-fils comme Venetie Presìdes, c'est-à-dire plénipotentiaires du gouvernement pour les affaires économiques et politiques pendant l'absence du doge, rétablissant ainsi un pouvoir absolu.

En avril 1123, sous pavillon de Saint-Pierre qui lui a été remis par le Pape, il part avec une flotte de 40 galères, 28 bateaux et 15 000 hommes et fait le siège de Corfou. Au printemps suivant, il part au secours de Baudouin du Bourg, roi de Jérusalem, prisonnier des sarrasins. La flotte vénitienne, arrivée à proximité du port de Ascalon, est encerclée par une flotte égyptienne des Fatimides accourue défendre le sultan de Tyr; les Vénitiens réussissent cependant à gagner. L'action continue par le siège de Tyr qui est prise cinq mois plus tard. Les Croisés accueillent le doge en triomphateur et lui proposent le royaume de Jérusalem, incertains de libérer Baudouin. Mais les intérêts du doge sont tournés vers Byzance qui a, entre-temps, révoqué les édits et la bulle d'or, autorisant les Pisans à avoir un quartier, le libre échange avec Constantinople et la promesse de dédommagements en cas de rétorsions par les Vénitiens. En raison de la situation, Domenico Michiel envoie la flotte contre les territoires sous l'autorité de Byzance et de son empereur Jean II Comnène. Il attaque et met à sac successivement les îles de Rhodes, Samos, Chios, Lesbos, Andros, Céphalonie et la ville de Modon.

En Adriatique, il attaque la Hongrie d'Étienne II et reconquiert la ville dalmate de Traù (aujourd'hui Trogir) et Split en mai 1125. Le même mois, Baudoin est libéré et concède au doge les privilèges déjà accordés par le royaume de Jérusalem (Pactum Warmundi) dont la possessions partielle de certaines villes du royaume de Jérusalem. L'empereur de Byzance demande la paix et en 1126 émet une nouvelle bulle d'or dans laquelle il réaffirme les privilèges de Venise à Constantinople et dans les territoires impériaux. Le retour du doge est un triomphe. Il s'occupe alors au rétablissement de l'ordre dans Venise en raison du développement de la délinquance: il interdit le travestissement et l'utilisation de barbes postiches « à la grecque », et il fait illuminer, à la charge des usagers, toutes les ruelles afin de limiter les méfaits, la nuit tombée.

L'abdication[modifier | modifier le code]

Ce grand doge abdique en 1130 et il meurt quelques jours plus tard; sa dépouille est, dans un premier temps, déposé à San Giorgio, puis dispersée quand les frères décident d'agrandir l'église.


Sources[modifier | modifier le code]