Éternels (DC Comics)

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Les Éternels (The Endless) sont les sept personnages principaux des contes de Neil Gaiman des Sagas Sandman et Death publié aux États-Unis sous forme de romans graphiques dans les années 1990.

Rôles[modifier | modifier le code]

Ce sont des êtres qui incarnent les concepts anthropomorphiques du Destin, de la Mort, du Rêve, de la Destruction, du Désir, du Désespoir et du Délire. Plus immortels et influents que les dieux qui passent et trépassent quand plus personne ne croit en eux, les Éternels sont nés avec notre univers et probablement périront avec lui. Ils ne sont pourtant pas omnipotents, puisque même l'univers est régi par des lois et des règles qu'il se doit de respecter. Chacun d'entre eux a une personnalité qui se manifeste par son comportement et son aspect. Quoique personnifiant des entités douées de capacités et de pouvoirs surhumains, ils montrent les qualités et les sentiments des mortels qu'ils reflètent, et commettent occasionnellement des erreurs humaines. Quand un des Éternels meurt, comme dans le cas de Dream dans Les Bienveillantes, seuls leurs traits personnels se meurent, mais la forme incarnée de leur concept survit sous une autre forme.

Ces êtres ne sont pas indispensables au fonctionnement de l'univers, et leur utilité reste obscure, mais leur absence apporterait un chaos aléatoire ou une plus grande futilité à l'existence. Vers le XVIIe siècle, Destruction quitte son poste, ne voulant plus porter la responsabilité des cycles de construction et de destruction dans le monde, et choisissant de se concentrer sur des occupations créatives, comme les arts. Les autres Éternels réagissent plutôt négativement à sa décision, qui remet en question leur fonction. Dream ne comprend pas (et cette incompréhension finira par le perdre), Delirium est déçu de perdre un compagnon de jeu et Death prend peur que cela incite Delirium à l'imiter. Tous, sont déstabilisés par la démission d'un des leurs, mais continuent de remplir leur office.

Car ils ne sont que des miroirs de la conscience humaine, les Éternels sont immortels mais pas immuables : ils évoluent en fonction de l'évolution des concepts qu'ils représentent (pour l'humanité, dans la plupart des contes, mais dans Le Rêve d'un millier de chats, on constate que les mêmes entités existent pour refléter chaque être vivant, comme les chats). Quand Death passe son jour sur Terre en Chine dans Vies brèves, elle prend les traits d'une chinoise, que sa compagne mortelle a l'habitude de voir ; tout comme dans Terres molles, quand Marco Polo demande si Dream est toujours aussi pâle de peau, Dream lui réponde que tout dépend d'avec quels yeux on le regarde.

« Les Éternels ne sont que des schémas. Les Éternels sont des idées. Les Éternels sont des fonctions d'onde. Les Éternels sont des motifs qui se répètent, et rien de plus... Et même nos existences sont brèves et limitées. Aucun d'entre nous ne vivra plus longtemps que cette version de l'univers »

— Destruction, Vies brèves, chapitre 8, planche 16

Les Éternels existent, mais la question de savoir s'ils vivent est laissée en suspens.

Les sept Éternels[modifier | modifier le code]

Le nom des Éternels est d'habitude non traduit dans la version française, pour respecter les « sept D ». Néanmoins, dans Nuits éternelles, les Éternels ont reçu des noms officiels francophones.

Destiny / Destin[modifier | modifier le code]

Destin (Destiny en VO), aussi connu sous le nom de Potmos, est un personnage masculin de la série Sandman. Neil Gaiman n'a pas inventé le personnage puisqu'il est présent dans l'univers DC Comics depuis 1972 et la parution des Weird Mistery Tales écrites par Marv Wolfman et Bernie Wrightson. Dans Sandman, il joue un rôle mineur, dont la personnalité n'a pas beaucoup d'épaisseur et qui apparaît toujours assez brièvement, sans grande conséquence pour le déroulement de la série. Bien qu'il soit fait allusion à lui dans les premiers tomes, Destin fait réellement son entrée en scène dans le premier chapitre de La Saison des brumes. Le chapitre qui lui est consacré dans Nuits éternelles est aussi assez sommaire.

  • Aspect, comportement et fonction Destiny est l'aîné des sept Éternels. Il apparaît comme un homme de grande stature, dont le visage est caché par une capuche. Sa cape informe vire du gris au marron, en passant parfois par des teintes de violet. Il est pieds nus et ne projette pas d'ombre. Bien qu'aveugle, il est dit qu'il « voit tout ». Placide et taciturne, il porte en permanence un imposant ouvrage qui est enchaîné à son poignet, où est inscrit le cours cosmique du destin. Les pages du livre se réécrivent en permanence. Il consulte son livre très fréquemment pour qu'il lui donne la marche à suivre. Il semble se réduire à un rôle d'observateur, mais peut aussi jouer un rôle décisif dans l'agencement des évènements comme dans La Saison des brumes, où il appelle la famille des Éternels à se rassembler dans un conclave qui aura des conséquences décisives sur le destin de Dream.
  • Expression Les bulles sont rondes, traditionnellement d'un texte noir en italique sur fond blanc. Il s'exprime d'une manière soutenue, qui rejoint celle de Dream.
  • Royaume Le royaume de Destiny est un immense jardin couvert de ruines et de structures architecturales religieuses à l'abandon. Peu arboré, le jardin est couvert d'une pelouse rase à travers laquelle sont tracés un entrelacs de sentiers que gravissent des âmes suivant leurs destins.

Death / Mort[modifier | modifier le code]

Le dessinateur Mike Dringenberg et Cinamon Hadley qui a servi de modèle pour dessiner Death.

Mort ou Death en VO est un personnage féminin créé par le scénariste Neil Gaiman et les dessinateurs Mike Dringenberg et Malcolm Jones III dans Le Battement de ses ailes en août 1989. Elle joue un rôle secondaire assez important dans les aventures de Sandman, et est le protagoniste principal des albums hors-séries Death : La vie n'a pas de prix (seconde édition Death : La vie… à quel prix !) (1993) plus orienté jeunes adultes et Death : Le Choix d'une vie (seconde édition Death : Temps fort de la vie) (1996).

  • Comportement et Aspect Death est la Dame de la Mort, la Faucheuse. Elle est la sœur cadette de Destiny et aînée de Dream et la plus puissante des sept. Elle sera sans doute la seule qui survivra à la fin de l'univers. Death connaît dans son histoire un changement complet de comportement : alors que dans Le Cœur d'une Étoile, des milliards d'années avant la formation de la Terre, elle se montre inquiétante, sans pitié et méprisante, en adéquation avec la vision occidentale d'une Mort maléfique crainte par tous, elle se révèle avec l'humanité épanouie, gaie, bienveillante mais réaliste et devient une figure maternelle pour Dream qui vient occasionnellement lui demander conseil. Elle est aussi la plus sociale des Éternels, apparaissant comme une jeune et jolie gothique tout de noir vêtue, avec un ânkh autour du cou (son symbole) et un tatouage sous l'œil droit ressemblant à un Œil Oudjat.

« Mort est le seul personnage principal dont l'aspect ne m'est pas tout de suite venu à l'esprit. Le mérite en revient à Mike Dringenberg. Dans ma première ébauche de Sandman, j'ai laissé entendre que Mort a l'air de la star du rock Nico en 1968, avec ses pommettes et son visage parfait qu'elle a sur la jaquette de l'album Chelsea Girl. Mais Mike Dringenberg avait sa propre idée, alors il m'a filé un dessin inspiré par une femme qu'il connaissait surnommée Cinnamon — le dessin qui sera imprimé plus tard dans L'Emménagement — et je l'ai regardé et ma réaction sur le coup a été "Waouh, c'est vraiment cool." Plus tard dans la journée, Dave McKean et moi sommes allés dîner à Chelsea au My Old Dutch Pancake House et la serveuse a été comme une vision. Elle était américaine, avait des longs cheveux noirs, était habillée tout en noir — jean noir, t-shirt, etc. — et portait un grand ânkh sur un collier argenté. Et on aurait dit la copie conforme du dessin de Mike Dringenberg[1]. »

— Neil Gaiman, The Sandman Companion (ISBN 978-1563894657)

  • Expression Les bulles de la BD et les textes sont traditionnellement noir sur blanc. La façon de parler de Death n'est pas soutenue ou littéraire mais plutôt populaire voire argotique.
  • Royaume Au contraire de ses frères et sœurs dont les royaumes sont des châteaux majestueux ou des lieux personnalisés qui semblent flotter dans l'espace et le temps, le royaume de Death est un appartement étudiant banal dans les États-Unis des années 1990, souvent en désordre. Elle a pour animaux de compagnie des poissons rouges. Dans Orphée, cependant, Death montre qu'elle peut modifier l'apparence de son royaume à l'envi pour répondre aux attentes de ses visiteurs.
  • Fonction Death ne régit en fait pas le royaume des morts mais a plutôt un rôle de psychopompe. Pour guider l'âme des morts d'un monde à l'autre, Death leur prend et leur serre la main et éventuellement bavarde avec eux. Elle parle aussi à toutes les âmes juste avant leur naissance. Du reste, un an par siècle, Death prend un jour de congé qu'elle passe en compagnie d'un mortel, pour prendre conscience de la valeur de la vie, qu'elle ôtera inéluctablement plus tard.

Par l'apparente contradiction entre sa fonction et son attitude, le personnage de Death est devenu l'un des plus populaires de la série auprès du public. Elle a été élue le quinzième plus grand personnage de comics par le magazine anglais Empire. Fort de cette popularité, Gaiman l'a fait intervenir dans une mini-BD pédagogique d'incitation à la contraception pour la lutte contre le sida, qui figure à la fin de Death : La vie n'a pas de prix.

Dream / Rêve[modifier | modifier le code]

Dream ou Rêve est le personnage masculin principal de la série Sandman. Il est le marchand de sable, aussi connu sous les noms de Oneiros, le Seigneur des Rêves, Morphée, Murphy, Kai'ckul, seigneur L'Zoril. Son attribut est le masque du Rêve.

Despair/ Désespoir[modifier | modifier le code]

Despair, connue sous le nom grec d'Aponoia, est la personnification féminine du Désespoir, qui frappe les vivants de dépression. Elle est la jumelle de Desire. Seule parmi les Éternels à être décédée, elle est remplacée selon un processus non défini par une autre elle-même.

  • Aspect : Despair est une naine obèse aux crocs saillants, aux cheveux gris-noirs coiffés en un chignon lâche, allant toujours nue, la peau totalement blanche bien que souvent couverte du sang coulant des scarifications qu'elle s'inflige à l'aide de sa bague en forme d'hameçon, hameçon qui est son attribut dans la galerie de ses frères et sœurs.
  • Comportement et fonction : Résignée à son rôle, elle est bien souvent sous l'influence de son frère-sœur jumeau Desire. Mélancolique, elle passe l'essentiel de son temps assise dans son Royaume à observer les personnes dont l'univers personnel s'écroule de par le monde. Elle est le témoin mais aussi parfois le moteur de cet effondrement inéluctable comme l'illustre la symbolique de l'hameçon : une fois pris, impossible de s'en dégager, toute lutte infligeant de plus grandes souffrances encore.
  • Expression : Pour illustrer son mal-être et ses sanglots perpétuels, ses dires sont entourés d'une fine ligne tremblante, ses propos sont défaitistes et résignés.
  • Royaume : Son Royaume se compose de l'arrière des miroirs des gens sombrant dans le désespoir qu'elle observe par ce biais, il est baigné dans les brumes et peuplé de rats.

Destruction / Destruction[modifier | modifier le code]

Destruction, connu aussi sous le nom d'Olethros, est la personnification anthropomorphique masculine de la Destruction, qui, déniant aux Éternels le droit d'influer sur les vies humaines, abandonne son rôle, fuyant le reste de sa "famille". Très lié à Delight/Delirium, celle-ci entreprend de partir à sa recherche avec Dream, seul des Éternels qu'elle réussit à convaincre de l'aider dans l'épisode Vies Brèves. Ce choix d'abdiquer de ses responsabilités en fait un pendant négatif de Dream. De par cette mise à l'écart, ses apparitions sont rares.

  • Aspect Destruction est représenté sous la forme d'un colosse brun-roux, la plupart du temps barbu. Comme personnification de la Destruction, il est représenté en armes, parfois même vêtu d'une armure complète ; après la renonciation à ses fonctions, il devient un vagabond bohème, porteur d'un baluchon sur l'épaule. Son attribut dans les galeries de ses frères et sœurs est l'épée.
  • Comportement Sa taille et sa fonction le condamnent à la maladresse. Ainsi ses multiples tentatives de réalisations artistiques (peinture, sculpture, poésie, musique, danse et même cuisine) lors de sa « retraite » sont vouées à l'échec[2]. Plus que tous les autres Éternels, il comprend la nature changeante des choses, puisque la destruction est à l'origine de tout renouvellement.
  • Expression Débonnaire au point de blesser parfois, enclin au rire tonitruant, ses philactères sont tracés en un trait noir épais.
  • Royaume Nous ne connaissons pas son Royaume qu'il a abandonné définitivement, puisqu'avant cela, selon ses dires à peine l'a t-il réintégré qu'il doit passer son temps à parcourir le monde.

Desire / Désir[modifier | modifier le code]

Désir (Desire [di'zaɪəɹ] en VO) est un personnage transsexuel de la saga créée par Neil Gaiman et Mike Dringenberg en novembre 1989 et introduit dans l'épisode La Maison de poupée. Il/elle est le jumeau de Despair.

  • Aspect L'aspect de Desire a d'abord occasionné quelques désaccords entre Gaiman et Dringenberg. Le premier le voyait comme une synthèse de David Bowie et d'Annie Lennox quand elle était membre de Eurythmics[3] alors que le second s'inspirait plus du travail de Patrick Nagel sur la jaquette de l'album Rio du groupe Duran Duran et de sa petite amie de l'époque. Selon Dringenberg, il voulait dessiner une créature très sexuelle, avec une forte poitrine et un pénis protubérant, alors que Gaiman souhaitait un personnage sans forme, plus asexuel[4]. Desire est un être à la croisée des genres masculins et féminins, et respecte donc la parité dans le groupe des Éternels, composé de trois femmes, trois hommes et de Desire[3]. Desire est de taille moyenne, avec une « peau aussi pâle que la fumée et des yeux fauves et vifs comme du vin jaune ». Il a les cheveux courts et ses sourires sont des éclairs fugaces, comme un éclat sur la lame d'un couteau[5].
  • Comportement De par sa nature ambiguë, difficile de savoir à quoi s'en tenir avec Desire qui mène une guerre larvée contre Dream, n'hésitant pas à y impliquer ses frères et soeurs et d'autres personnages. C'est probablement l'origine des nombreux déboires sentimentaux du Seigneur du Rêve.
  • Expression Les propos de Desire sont transcrits par des caractères très alambiqués, tout en angles et rondeurs. Ses propos sont à la fois francs et séducteurs.
  • Royaume Desire règne sur un domaine en forme de corps humain dans le coeur duquel il/elle réside.

Delirium / Délire[modifier | modifier le code]

Délire (Delirium en VO) est un personnage féminin de Sandman, la cadette des sept Éternels.

  • Aspect Delirium (Délire) était auparavant Delight (Délice) qu'on voit dans Le Cœur d'une Étoile sous les traits d'une jeune fille ingénue, correspondant à la tradition des contes de fées. La raison de sa transformation de l'un à l'autre aspect n'est pas révélée, mais elle s'est accompagnée d'un changement physique : du stéréotype de la jeune blonde en punkette à l'odeur de « sueur, vin aigre, nuits blanches et vieux cuir[6] » dont l'apparence peut radicalement changer en fonction de son humeur du moment. Sa coiffure peut changer particulièrement rapidement[7] et peut être complètement asymétrique : d'un côté des cheveux tondus à la skinhead, de l'autre de longs cheveux multicolores en cascades jusqu'à la taille qui peuvent rappeler les mouvements hippies. Elle a aussi des yeux vairons, l'un bleu, l'autre vert qui peuvent redevenir de même couleur quand elle a des flashes de lucidité bien que cet état soit pour elle difficile à supporter[8]. Elle est habillée de vêtements divers et souvent fantaisistes, sans formes et à trous, qui la laissent parfois à moitié nue et la font passer pour un vagabond. Elle porte aussi souvent des colliers (comme des croix chrétiennes) et des boucles d'oreilles ou autres piercings.
  • Comportement et fonction Delirium se démarque des autres Éternels par son apparente naïveté par rapport aux affaires banales de la vie quotidienne et son caractère qu'elle a gardé spontané et enfantin. À travers ses incessantes divagations, elle atteint parfois des analyses très fines et précises de la situation, ou de l'auto-analyse qui manque à ses frères et sœurs. Dans le chapitre 8 des Bienveillantes, elle dit « Je sais beaucoup de choses. Les gens pensent que non mais c'est vrai. J'en sais plus sur nous qu'aucun d'entre nous. C'est une des choses que je sais. » Grâce à sa légèreté, elle a une influence indispensable sur Dream, toujours si sérieux et professionnel. Sa fonction consiste à donner des délires bons ou mauvais aux personnes qu'elle croise, selon ses caprices. Malgré son apparence inoffensive, elle peut se montrer sans pitié contre ceux qui l'ont offensée, même pour des broutilles. Une des caractéristiques de Délire est aussi son côté lunatique, d'une grande excitation juvénile à l'ennui et à la dépression où elle se morfond parfois.
  • Expression Les bulles de Delirium ont un pourtour ondulé. L'intérieur de la bulle est comme un tourbillon avec successivement toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Ses textes sont noirs et de tailles aléatoires.
  • Royaume Le Royaume de Delirium est un lieu blanc sans gravité déterminée dans lequel flotte des objets multicolores qui changent constamment de formes, de tailles et de couleurs. Savoir où se trouve le bas et le haut peut s'avérer difficile. Au centre de son domaine se trouve un cadran solaire qui ne fonctionne pas avec le message en latin gravé dessus : Tempus frangit (le temps se casse) par référence au Tempus fugit (le temps s'enfuit).

La source d'inspiration communément admise pour Delirium est la grande amie de Neil Gaiman et musicienne connue Tori Amos (« …Neil pense que je suis plus Délire que Tori, et la Mort m'a appris à accepter cela… »[9]. Pourtant, Gaiman a déjà affirmé qu'il a créé Delirium des années avant de connaître Tori Amos[10], et que ses inspirations immédiates pour le personnage étaient plutôt l'écrivaine féministe postmoderne Kathy Acker, la dessinatrice et collaboratrice Jill Thompson et des parties de lui-même. Il admet plus tard que « Délire a été créée avant que je ne rencontre Tori, mais elles se sont effrontément plagiées l'une l'autre[11]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Death is the only major character whose visuals didn't spring from me; that credit goes to Mike Dringenberg. In my original Sandman outline, I suggested Death look like rock star Nico in 1968, with the perfect cheekbones and perfect face she has on the cover of her Chelsea Girl album. But Mike Dringenberg had his own ideas, so he sent me a drawing based on a woman he knew named Cinnamon — the drawing that was later printed in Sandman 11 — and I looked at it and had the immediate reaction of, "Wow. That's really cool." Later that day, Dave McKean and I went to dinner in Chelsea at the My Old Dutch Pancake House and the waitress who served us was a kind of vision. She was American, had long black hair, was dressed entirely in black — black jeans, T-shirt, etc. — and wore a big silver ankh on a silver necklace. And she looked exactly like Mike Dringenberg's drawing of Death. »
  2. Vies brèves
  3. a et b . Hy Bender, The Sandman Companion, DC Comics,‎ 1999 (ISBN 1-56389-465-3)p. 243
  4. Joseph McCabe, Hanging Out with the Dream King: Conversations with Neil Gaiman and His Collaborators., Fantagraphic Books,‎ 1999 (ISBN 1-56097-617-9)p. 71
  5. . Neil Gaiman, La Saison des brumes, Delcourt,‎ 2003 (ISBN 978-2-84789-367-0)p. 21
  6. La Saison des brumes, chapitre premier, planche 22
  7. Vies brèves, chapitre 8, planches 4-5
  8. Vies brèves, chapitre 7, planche 12
  9. Death : La vie n'a pas de prix : « Neil believes I'm more Delirium than Tori, and Death taught me to accept that… »
  10. The Sandman Companion
  11. http://www.hereinmyhead.com/neil/delirium.html « Delirium was created before I met Tori, but they steal shamelessly from each other. »