W. : L'Improbable Président

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis W. - L'improbable président)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir W.
W.
L'Improbable Président
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de George W. Bush.
Titre original W.
Réalisation Oliver Stone
Scénario Stanley Weiser
Acteurs principaux
Sociétés de production Emperor Motion Pictures Drapeau de Hong Kong
Global Entertainment Group Co.
Ixtlan Corporation Drapeau des États-Unis
Millbrook Pictures Drapeau de la République populaire de Chine
Omnilab Media Drapeau de l'Australie
Onda Entertainment Drapeau des États-Unis
QED International Drapeau des États-Unis
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de Hong Kong Hong Kong
Drapeau de l'Australie Australie
Genre Biopic
Durée 129 minutes
Sortie 2008

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

W. : L'Improbable Président (W.) est un film d'Oliver Stone, sorti juste avant l'élection présidentielle des États-Unis de 2008.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film raconte la vie de l'ancien président des États-Unis, George W. Bush, de son passé trouble à sa présidence de huit ans à la Maison-Blanche avec notamment l'opération liberté irakienne.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre original  : W.
  • Titre français : W. : L'Improbable Président
  • Réalisation : Oliver Stone
  • Scénario : Stanley Weiser
  • Direction artistique : Alex Hajdu, John Richardson
  • Décors : Derek R. Hill
  • Costumes : Michael Dennison
  • Photographie : Phedon Papamichael
  • Montage : Julie Monroe
  • Musique : Paul Cantelon
  • Production : Bill Block, Moritz Borman, Eric Kopeloff, Paul Hanson
  • Sociétés de production : Emperor Motion Pictures, Global Entertainment Group Co., Ixtlan Corporation, Millbrook Pictures, Omnilab Media, Onda Entertainment, QED International
  • Société de distribution :
Drapeau des États-Unis États-Unis : Lions Gate Film
Drapeau de la France France : Metropolitan
Drapeau des États-Unis États-Unis :
Drapeau de la France France / Drapeau de la Belgique Belgique :

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légendes : version française (VF) sur RS Doublage[2] ; version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[3]

Production[modifier | modifier le code]

Le scénariste et réalisateur Oliver Stone.
« Bush a eu un impact énorme sur le monde. Sous son administration, les pouvoirs de la présidence ont été renforcés comme jamais. Ce film traite d'un sujet d'actualité, certaines personnes comprendront notre version de sa vie alors que d'autres la rejetteront, mais notre objectif était d'approcher l'homme d'une manière différente. Les gens vont avoir la chance de voir ce qui se cache derrière cet improbable président que l'on ne connaît pas vraiment parce que son image a été artificiellement créée par son équipe. Ils vont aussi pouvoir comprendre la relation père-fils qui est au centre de l'histoire. [...]
La relation très compliquée que George W. entretient avec son père a eu sur lui de profondes répercussions, et par extension, sur les États-Unis et le monde, mais c'est un sujet que la famille Bush n'aime pas trop aborder. […]
Mon objectif n'est pas de rabaisser ou de blesser cet homme. Ce n'est pas ce qui m'intéresse. Je voulais montrer que sa vision de la guerre en Irak reflétait ce qu'il est et son histoire personnelle. J'espère qu'en sortant des salles, les gens se diront : "Je comprends ce type. Je ne suis peut-être pas d'accord avec lui, mais je comprends[4]." »


Oliver Stone

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Alors qu'Oliver Stone prépare le film Pinkville sur le massacre de Mỹ Lai, le projet est bloqué par la Grève de la Writers Guild of America (2007-2008)[5]. Il décide alors de concrétiser un autre projet, un film sur George W. Bush, alors que ce dernier est toujours en activité ; cela étant une première aux États-Unis[4]. Auparavant il s'était intéressé à l'assassinat de John F. Kennedy dans JFK (1991) et à la vie de Richard Nixon dans Nixon (1996), alors qu'ils n'étaient plus président. Le script avait déjà été commencé par Stanley Weiser, avec qui Stone a écrit Wall Street (1987). De plus, Oliver Stone pense à ce moment-là que « si nous ne faisions pas ce film sur Bush tout de suite, il ne verrait jamais le jour, ou du moins pas avant très longtemps. Aujourd'hui les gens ont la mémoire de plus en plus courte, en particulier pour ce qui est de la politique et de l'Histoire, et il fallait absolument faire ce film avant les élections »[4]. Oliver Stone et Stanley Weiser lisent alors 17 livres sur Bush pour être parfaitement documentés[6].

En raison du sujet, le réalisateur trouve son financement à l'étranger : le film se monte avec des capitaux hongkongais, allemands et australiens. Aucun studio américain n'a voulu mettre de l'argent dans le projet[7]. Bien qu'il ait critiqué l'invasion en Irak en 2008, Oliver Stone déclare qu'il ne veut pas un film polémique et anti-Bush. Il compare son approche à celle de Stephen Frears pour The Queen (2006). Selon Oliver Stone « c'est une approche “en coulisses”, semblable à celle de Nixon, pour donner un sens de ce que c'est qu'être dans sa peau. Mais si Nixon était une symphonie, celui-ci est plutôt de la musique de chambre, et pas aussi sombre dans le ton[8] ».

Casting[modifier | modifier le code]

Pour incarner W. Bush, Christian Bale avait initialement été choisi mais après des tests de maquillage et de prothèses non concluants, l'acteur décide de quitter le projet[9]. Oliver Stone n'hésita pas beaucoup pour finalement choisir Josh Brolin qui, selon lui, a de nombreux points communs avec lui : « Je le connaissais depuis des années et je trouvais qu'il y avait un parallèle intéressant entre lui et le personnage de George W. Bush. En tant que fils de star d'Hollywood, Josh a très certainement vécu avec son père, James Brolin, le même genre de crise que George W. Bush avec le sien. Il avait quarante ans quand nous avons tourné le film, exactement l'âge qu'avait Bush quand il a connu son nouvel essor. Josh a grandi avec un père fort et sous les feux de la rampe, comme Bush, et le fait qu'il vienne d'un ranch de Californie m'évoque le côté rural de la petite ville américaine que Bush cultive à Crawford, dans le Texas »[4]. L'acteur déclare avoir été très touché et ému à la lecture du scénario[4].

James Cromwell incarne George H. W. Bush. Selon lui, Oliver Stone aurait auparavant proposé le rôle à Warren Beatty et Harrison Ford[9].

Sean Stone, le fils du réalisateur, incarne l'un des étudiants à la confrérie[9].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute le à Shreveport en Louisiane[10]. Il ne durera que 9 semaines[4].

Réception[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Sorti aux États-Unis dans 2,030 salles, W. : L'Improbable président démarre à la quatrième place du box-office pour son premier week-end d'exploitation, avec 10 505 668 $, pour une moyenne de 5,175 $ par salles[11]. Le nombre de salles évolue au fil des semaines, passant à vingt salles supplémentaires en deuxième week-end[11] à une forte baisse, jusqu'à la fin de son exploitation en salles, au vu des baisses des bénéfices engrangées par le film[11]. Le long-métrage rapporte un total de 25 534 493 $ aux États-Unis, après sept semaines restés à l'affiche[11]. Dans le monde, W. a rapporté 29 506 464 $ au box-office[11]. Les recettes au box-office du film sont assez décevantes, au vu de son budget de 25 100 000 $[11].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Dans les pays anglophones, le film a rencontré un accueil critique allant de mitigé à positif, recueillant 59 % de critiques favorables sur le site Rotten Tomatoes, basé sur 211 commentaires collectés et une note moyenne de 610[12]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 56100, basé sur 36 commentaires collectés[13].

En France, le long-métrage rencontre un accueil critique mitigé, recueillant une note moyenne de 2.65 sur Allociné, basé sur 22 « titres de presse » collectés[14].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]