Antoine Vielliard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Antoine Vielliard
Fonctions
Maire de Saint-Julien-en-Genevois
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Jean-Michel Thénard
Successeur Véronique le Cauchois
Conseiller général de la Haute-Savoie
élu dans le canton de Saint-Julien-en-Genevois
Élection 27 mars 2011
Prédécesseur Georges Etallaz
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Chêne-Bougeries (Canton de Genève, Suisse)
Nationalité Française
Parti politique Mouvement démocrate

Antoine Vielliard, né le à Chêne-Bougeries en Suisse, est un homme politique français. Il est maire de Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie) et vice-président aux transports de la communauté de communes du Genevois de 2014 à 2020. Membre de l’UDF devenue Mouvement démocrate depuis 2007 dont il préside la fédération de Haute-Savoie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Après une scolarité à Genève, Ville-la-Grand puis Annemasse, il fait ses études à Paris tout d’abord à l’Université Paris-IX Dauphine en Mathématiques appliquées aux Sciences Sociale. Il intègre l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris dont il devient président de l’association des élèves.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière professionnelle comme conseiller financier à la Banque Indosuez à Singapour où il travaille dans le domaine du crédit export et des fusions et acquisitions. De retour en France en 1997, il rejoint Procter&Gamble comme responsable marketing dans la catégorie des soins pour la peau, puis des produits ménagers sur la marque Mr. Propre. Il rejoint l’équipe du marketing digitale à Bruxelles en 2000. Après deux années comme directeur acquisition clients à la banque en ligne Cortal-Consors, il rejoint à nouveau Procter&Gamble à Genève de 2004 à 2011 où il travaille successivement sur les lessives, les snacks et les piles[1].

Engagement partisan et politique[modifier | modifier le code]

Il adhère à 19 ans au Centre des démocrates sociaux (CDS), composante de l’UDF où l’on retrouve Claude Birraux, Bernard Bosson, Pierre Méhaignerie et François Bayrou. Le CDS fusionne avec les autres composantes dans la nouvelle UDF et devient le Mouvement démocrate en 2007[2]. Il s’engage successivement dans les campagnes de Raymond Barre (1988), Edouard Balladur (1995), François Bayrou (2002, 2007, 2012). Antoine Vielliard préside la fédération de Haute-Savoie du Mouvement Démocrate. Pour les élections présidentielles de 2017, il soutient tout d’abord la candidature d’Alain Juppé. Après la défaite d’Alain Juppé aux primaires, il se tourne vers la candidature d’Emmanuel Macron et lui apporte son parrainage.

En 2005, il s’engage pour le « oui » au référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe au travers d’un courrier à tous les habitants du Genevois. Il ouvre le blog Portevoix en [3] sur les enjeux locaux du Genevois français et du Grand Genève. Années après années, il développe son audience au travers de notes souvent reprises dans la presse locale, notamment lors de la votation sur le réseau Leman Express, ou encore sur la pénurie de logement à Genève.

Il se bat pour le développement maîtrisé d’une agglomération genevoise binationale mieux coordonnée[4]. Défenseur des accords de libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union Européenne, il en demande l’application par la Confédération suisse et dénonce les discriminations à l’emploi pratiquées selon lui en Suisse[5]. A Saint-Julien-en-Genevois il met en œuvre un plan d’économies qui se traduit par une baisse des dépenses de fonctionnement de 7%[6]. Décrié pour ses nombreuses interventions publiques dans le débat genevois, il affirme vouloir «  mettre les problèmes sur la table pour y apporter des solutions ».

Mauro Poggia, conseiller d'État du canton de Genève, membre du parti antifrontalier mouvement citoyens genevois (MCG), qualifie son initiative d’alerter le Premier Mmnistre, Édouard Philippe, sur les reports de charges publiques, la concurrence fiscale déloyale et les violations des traités de libre circulation de « courriers fort indigestes (...) dont le contenu semble davantage destiné aux médias qu’aux destinataires désignés. (...) Ce sont de vaines vociférations »[7]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Candidat aux élections municipales en 2008 à Saint-Julien-en-Genevois, sa liste obtient 32,47 % des voix. Au second tour, la liste UMP appelle à voter pour la liste PS et il échoue à 84 voix avec 48,72 % des suffrages. Il conduit une liste minoritaire de huit conseillers municipaux de 2008 à 2014[8].

Candidat aux élections cantonales de 2011 dans le canton de Saint-Julien-en-Genevois, il obtient 19,67 % des voix au premier tour. Il est élu conseiller général au second tour par 53,26 % des voix face au conseiller général sortant Georges Étallaz[9].

Il conduit une liste aux élections municipales de 2014 à Saint-Julien-en-Genevois face à l’équipe sortante PS et une liste UMP soutenue par la députée Virginie Duby-Muller. La liste « Vive Saint-Julien » obtient 46,28 % des voix au premier tour. Les listes UMP et PS négocient une fusion pour le second tour mais es discussions échouent. La liste conduite par Antoine Vielliard arrive en tête du second tour avec 49,61 % des voix. Il est élu maire par le conseil municipal le [10].

Lors des élections départementales de 2015, le canton de Saint-Julien-en-Genevois est fusionné avec ceux de Frangy et de Seyssel. Christian Monteil, président du conseil général, élu de Seyssel, fait appel à Virginie Duby-Muller, député LR pour faire un binôme. Antoine Vielliard compose un binôme avec Mylène Duclos, conseillère municipale de Frangy et vice-présidente de la communauté de communes du val des Usses. Antoine Vielliard et Mylène Duclos échouent au premier tour avec 19,14 % des voix[11].

Lors des élections municipales de 2020, il brigue un nouveau mandat avec une équipe renouvelée à 50 %. Il est opposé à la liste « Unis pour Saint-Julien » composée à l’initiative de Véronique Lecauchois (candidate PS aux sénatoriales et législatives) autour d'un groupe de citoyens désirant remettre la démocratie participative comme but premier. D'autres personnalités politiques locales vont ensuite la rejoindre comme Julien Bouchet (ex-député suppléant UMP). Cette liste réunit des personnes engagées politiquement de tout bord, mais aussi des citoyens actifs dans de nombreuses associations et impliqués dans la vie de leur ville. Lors du premier tour le , la liste Vielliard perd les élections avec 40,13 % des voix. Quelques jours plus tard, le gouvernement annonce la suspension des conseils municipaux d’installation pour les nouvelles équipes élus, l’équipe sortante reste donc en place. A la suite du conseil municipal d'installation du , qui voit Véronique Lecauchois élue maire, il siège dans la minorité avec cinq colistiers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « CV Antoine Vielliard », sur Linkedin, (consulté le 26 juillet 2018).
  2. Laure Lugon, « Antoine Vielliard, l’homme que Genève adore détester », sur Le Temps, (consulté le 26 juillet 2018).
  3. Antoine Vielliard, « Portevoix » (consulté le 26 juillet 2018).
  4. Christian Charlemagne, « Antoine Vielliard sur tous les fronts », sur Le Faucigny (consulté le 26 juillet 2018)
  5. Jennifer Covo, « Préférence indigène », sur téléjournal de la RTS, (consulté le 26 juillet 2018).
  6. APVF, « Plan d’économies à Saint-Julien-en-Genevois », sur APVF (consulté le 26 juillet 2018).
  7. LE-FAUCIGNY, « Non-scolarisation des enfants des frontaliers suisses, Mauro Poggia réagit – Chroniques des Pays de Savoie » (consulté le 11 novembre 2019)
  8. Ministère de l’Intérieur, « Résultats des élections municipales », sur ministère de l’intérieur.
  9. Ministère de l’Intérieur, « Résultats des élections cantonales », sur Ministère de l’intérieur.
  10. Ministère de l’Intérieur, « Résultats des élections municipales », sur ministère de l’intérieur.
  11. Ministère de l’Intérieur, « Résultats des élections départementales », sur minsitère de l’intérieur.

Liens externes[modifier | modifier le code]