Sophie Dion

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Sophie Dion
Image illustrative de l'article Sophie Dion
Fonctions
Député de la 6e circonscription
de la Haute-Savoie
En fonction depuis le
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur siège créé
Conseillère départementale du
canton de Sallanches
En fonction depuis le
(1 an 11 mois et 22 jours)
Élection 22 mars 2015
Président Christian Monteil
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Dijon (Côte-d'Or)
Parti politique UMP
Profession Maître de conférences et avocate

Sophie Dion, née le à Dijon (Côte-d'Or), est une femme politique française membre de l'Union pour un mouvement populaire, députée de la 6e circonscription de la Haute-Savoie. Elle est juriste de formation, et est juge au Tribunal arbitral du sport (TAS)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Aînée d'une famille de trois enfants, Sophie Dion a été élevée dans l'hôtel familial Morzine. Sa famille est à l'origine du développement des sports d'hiver dans la vallée, et notamment de la construction d'un des premiers téléphériques de la vallée - le téléphérique du Pleney.

Sophie Dion a fait ses études à l’école municipale de Morzine, au collège de Saint-Jean-d'Aulps puis au lycée de la Versoie de Thonon-les-Bains.

Parallèlement à la rédaction de sa thèse en droit, Sophie Dion a passé son diplôme de moniteur de ski (1er degré).

Carrière d'universitaire en droit et avocat[modifier | modifier le code]

Docteur d'État en droit[modifier | modifier le code]

Après son baccalauréat, Sophie Dion entre à l'université de Dijon pour étudier le droit. Lauréate de la faculté en 3e année, grâce notamment à un mémoire portant sur « les objectifs de la responsabilité civile », elle sort major du concours d’avocat en 1983.

En 1989, elle obtient un Doctorat en droit après la publication d’une thèse portant sur « le fait de grève ».

Maître de Conférences à Dijon puis à Paris I[modifier | modifier le code]

Sophie Dion devient Maître de Conférences en droit civil et en droit du travail à la faculté de Dijon. Elle s’occupe alors de la formation des avocats au sein de l’École Régionale de Dijon, et collabore à de nombreuses revues universitaires.

En 1998, elle est nommée pour quatre ans au sein du Conseil national des universités (CNU).

En 2000, elle rejoint, les chaires de l’université de Paris-I pour y enseigner le droit civil et le droit du travail.

Avocat chez Gide, Loyrette, Nouel et Juge au Tribunal Arbitral du Sport (TAS)[modifier | modifier le code]

Sophie Dion entre au cabinet d’avocat d’affaire international Gide Loyrette Nouel en 2000. Spécialiste en droit du travail et droit du sport, son premier dossier porte sur l’application des 35h pour les joueurs du PSG. En 2006, elle prend la direction de l’équipe « Droit du Sport » du cabinet.

Elle a notamment été l’avocate de Xavier Fournier lors de l'affaire Régine Cavagnoud, des"Brioches La Boulangère", et de l’Union des Clubs Professionnels de Football (UCPF).

Sophie Dion a été nommée juge au Tribunal arbitral du sport [1](TAS) par le Comité International Olympique (CIO), en 2010.

Fondateur et directeur du Diplôme de Droit du sport à Paris-I[modifier | modifier le code]

En 2005, Sophie Dion décide de créer un diplôme universitaire de droit du sport à la faculté de Paris I – La Sorbonne [2] afin que les sportifs de haut niveau français évoluent dans un cadre juridique plus clair et protégeant leurs intérêts. De grands noms du sport français comme la sprinteuse Christine Arron ou encore le boxeur Brahim Asloum ont suivi cette formation et ont obtenu leur diplôme. Sophie Dion a créé et dirige aussi depuis 2011 un Master 2 de Droit du Sport [3], à l'université de Paris I.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Conseiller chargée des Sports auprès du Président de la République[modifier | modifier le code]

Nommée Conseiller technique chargée des Sports auprès du Président de la République en juin 2007, Sophie Dion est devenue Conseiller chargée des Sports en mars 2011 [4].

Elle a notamment travaillé sur différents dossiers sportifs tels que les Championnats du Monde de ski en 2009 à Val d’Isère, les Jeux Équestres mondiaux de 2014, l’Euro 2016 de Football, ou encore la Ryder Cup 2018.

Maire-adjoint de Morzine et conseillère régionale à la Région Rhône-Alpes[modifier | modifier le code]

Élue conseillère municipale de Morzine en 2004, Sophie Dion a contribué à la réalisation de nombreux projets locaux, dont le plus récent est la création d’une piscine couverte à Morzine[5].

Élue conseillère régionale UMP en mars 2010, elle a siégé au sein des commissions « Sport et Jeunesse » et « Tourisme et Montagne », à la région Rhône-Alpes. Conformément à ses engagements, elle a démissionné en juillet 2012 pour se consacrer pleinement à son nouveau mandat de député[6].

Députée de la Haute-Savoie[modifier | modifier le code]

En février 2012, Sophie Dion s'est déclarée candidate aux élections législatives du 10 et 17 juin 2012, sur la 6e circonscription de Haute-Savoie[7] puis est officiellement investie par l'UMP sur cette circonscription[8], nouvelle circonscription issue du redécoupage territorial. Elle se place deuxième du premier tour derrière la candidate de l'union de la gauche Marie-France Marcos avant de remporter la circonscription au second tour le 17 juin avec plus de 57 % des suffrages[9] .

Le 12 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, la nomme secrétaire nationale de l'UMP à l'aménagement du territoire et à la montagne[10].

Elle soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Dans le cadre de sa campagne, elle est nommée avec plusieurs personnalités conseillère politique.

Publications[modifier | modifier le code]

Sophie Dion a réalisé une cinquantaine de publications.

  • En droit du sport
    • Sociétés sportives et appel public à l’épargne : autorisation sous contrôle, Bulletin Joly Bourse, 2007, p. 257
    • Examen d’agent sportif : FIFA hors jeu, Recueil Dalloz, 2007, p. 924
    • Le sport et son code, Recueil Dalloz, 2006, p. 2681
    • La loi du 5 avril 2006 et l’Agence française de lutte contre le dopage, Recueil Dalloz, 2006, p. 2489
    • Refuser la marchandisation totale du sportif, Libération, 7-8 janvier 2006
    • AMA/FIFA : la querelle de pouvoirs, Cahiers du football, novembre 2005
    • La professionnalisation du sport et la genèse des conflits, Le Monde, 30 septembre 2005
    • Sport spectacle, salaire et droit d’image, commentaire de la loi sur le sport professionnel du 15 décembre 2004, Le Monde, février 2005
    • Le cyclisme, le juge et le dopage, Recueil Dalloz, 2004, p. 2605
    • Le sport, le contrat et le juge, Le Monde, juin 2003
  • En droit du travail, interne et international et droit social
    • Alternance et droit du travail, Le Figaro, 25 avril 2003
    • Impact en droit français de la Directive du 23 septembre 2002 relative à la protection des travailleurs salariés en cas d’insolvabilité de l’employeur, Les Petites Affiches, décembre 2003
    • Le droit de grève : l’affirmation elliptique du constituant, le silence du législateur, la parole du juge, Revue française de droit constitutionnel, 1991
    • Le syndicat, le travailleur et l’individu : trois personnages en quête d’un rôle constitutionnellement défini, Droit Social, 1990, p. 525
    • Nombreuses publications au Journal de droit international privé (Clunet) sur le droit du travail international
    • La pauvreté saisie par le droit, Seuil, 2002
    • Les pauvres et le droit, PUF, Que sais-je ?, 1997
  • En droit civil
    • Le droit constitutionnel de la Responsabilité, Code civil et Constitution, journée de l’Association Française des Constitutionnalistes, Assemblée Nationale, 25 mars 2004, Revue Française de Droit Constitutionnel, 2005
    • L’obligation d’information et de conseil du banquier à l’égard des personnes aux revenus modestes, Revue d’économie financière, n°58, L’exclusion bancaire, 2000
    • Premières observations sur le nouveau droit de l’adoption, Les Petites Affiches, n°97, 1996, p. 5
    • Les impératifs constitutionnels du droit de la responsabilité civile, Les Petites Affiches, n°91, 1992, p. 11
    • Les conclusions écrites dans le procès civil, Les Petites Affiches, n°89, juillet 1990, p. 36

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]