Saint-Révérien

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Saint-Révérien
La mairie de Saint-Révérien.
La mairie de Saint-Révérien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Clamecy
Canton Corbigny
Intercommunalité Communauté de communes du Val du Beuvron
Maire
Mandat
Joël Save
2014-2020
Code postal 58420
Code commune 58266
Démographie
Population
municipale
171 hab. (2014)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 39″ nord, 3° 30′ 03″ est
Altitude Min. 229 m – Max. 382 m
Superficie 18,48 km2
Localisation

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Saint-Révérien
Liens
Site web saint-reverien-58420.pagesperso-orange.fr

Saint-Révérien est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Saint-Révérianais.

Géographie[modifier | modifier le code]

À 15 km du parc naturel régional du Morvan.

Le finage de Saint-Révérien, est situé au creux du Val du Beuvron, à une altitude moyenne de 310 mètres. Son territoire est recouvert de près d'un tiers par la forêt, composée de chênes, charmes, sapins de Douglas, dont 91 hectares de forêt communale, sous le contrôle de l'ONF depuis la fin du XXe siècle. L'élevage du charolais y est prépondérant.

Elle est entourée par les finages de Champallement, d'ouest au nord, de Neuilly, au nord-est et est, de Vitry-Laché au sud-est, de Moussy, au sud et sud-ouest.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

    • Les Angles - Brèches - Feuilles -
    • La Maison Rouge, dont l'origine est certainement un relais de poste Gallo-romain, alors peint en rouge.
    • Sancenay -

Routes[modifier | modifier le code]

  • Ancien chemin des Éduens, voie gallo-romaine, portion entre Saint-Révérien et Compierre (site archéologique), et reliant Autun à Entrains.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Champallement Neuilly Guipy Rose des vents
Moussy N Vitry-Laché
O    Saint-Révérien    E
S
Crux-la-Ville

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de ce lieu provient de saint Révérien, avec son ami Paul et dix autres de leurs compagnons. Il est connu aussi sous le nom de Reverianus, et il fut évêque d'Autun. Ces hommes avaient été envoyés par le pape Félix Ier, pour évangéliser la Gaule. Ils périrent décapités sur les ordres de l'empereur Aurélien et furent inhumés sur place. Des hommes pieux du voisinage y fondérent sur les lieux même un monastère qui devint un lieu de pèlerinage.

Après avoir appartenu à l'abbaye Saint-Martin d'Autun, il passe dans les possessions de l'abbaye de Cluny au XIe siècle, son importance est grande, et fait vivre les populations venues s'installer autour, depuis sa fondation.

Pendant la Révolution, la commune change de nom, elle devient Brutus-le-Bourg[1]. Et l'église devient le temple de la Raison, où des cérémonies organisées par la municipalité singe le culte catholique. Jeanne Droit, une jeune fille de 14 printemps va présider celle de 1793, son charme fera succomber le maire qui l'épousera.

La commune va prospérer après la Révolution grâce à l'élevage des bœufs charolais, à l'artisanat, à l'exploitation des carrières de grès et au flottage du bois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

  • Maires élus
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1815 Jean Cornu    
1815 1816 Jean Fleury    
1817 1826 Claude Mansoy    
1826 1834 Michel Desfossé    
1835 1846 Claude Masoy    
1846 1873 Antoine Michel Buissière    
1873 1878 Charles Gabriel Jouanin    
1878 1879 Charles Goguelat    
1879 1884 Jean Baptiste Trameçon    
1884 1900 Jean Adolphe Renault    
1900 1912 Laurent Bernard    
1912 1915 Jean Baptiste Tribalat    
1915 1919 Antoine Dagonneau[2]    
1919 1925 Georges Alexandre Laurent    
1925 1935 Georges Morlé    
1935 1937 Pierre Montaron    
1937 1947 Rémy Michel    
1947 1959 Raoul Dagonneau    
1959 1965 Louis Bussière    
1965 1976 Paul Thionnet    
1976 1977 Georges Dagonneau    
1977 1989 Odette Vincent    
1989 1999 Rémy Dufour    
1999 2014 Paul Nandrot   Agriculteur retraité
2014 en cours Joël Save    
Les données manquantes sont à compléter.
  • Curés (liste non exhaustive)
    • 1929-1951 - l'abbé François Adolphe Chauve, dit « abbé Chauve Bertrand », historien local

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 171 habitants, en diminution de -19,72 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515 376 391 595 705 708 749 829 884
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
830 882 978 883 865 872 854 818 747
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
717 728 669 589 594 556 469 504 464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
359 346 321 315 251 230 239 178 171
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Religieux
  • Église Saint-Révérien de Saint-Révérien : église prieurale reconstruite, date du XIIe siècle. Consacrée à saint Révérien (décapité en 274), elle recèle de remarquables chapiteaux et dalles funéraires, ainsi que des fresques du XVe siècle dont l'auteur et le mécène restent inconnus. Elle fut détruite par un incendie en 1723, et les parties endommagées reconstruites en 1726. La nef fut reconstruite et la tour-clocher remplacée par un clocher-porche, une des cloches provient de l'église d'Assart où elle fut dérobée. Le chœur est composé de trois travées, voûtées en berceau, sans doubleaux, l'abside se termine en cul-de-four. Les chapiteaux sont de style romans. Elle devient paroissiale au XVIIIe siècle. Il n'est pas impossible que certaines colonnes monolithes du chœur proviennent de la récupération du Temple du site archéologique de Compierre à Champallement. Sur l'une des colonnes du chœur, une inscription relative à la bataille de Cravant [7](1423). Après la guerre de Cent Ans, le prieuré fut fortifié. C'était un lieu de pèlerinage, et une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. La voussure supportant un bas-relief du XIIe siècle, en pierre sculpté, représentant deux anges, située à la partie supérieure du portail. Ouverte tous les jours[8]
  • Ancien logis du prieur, des XVe siècle et XVIe siècle, vendu comme bien national à la Révolution, devient le logement du maire. Aujourd'hui propriété privée.
  • La Fontaine sacrée : refaite au XXe siècle. C'est saint Révérien qui l'a fait jaillir lorsqu'il arrive dans ces lieux. Elle a fait l'objet d'un pèlerinage qui perdura jusqu'au XIXe siècle. Il paraît qu'elle possède des vertus curatives dans la guérison des maladies du foie et de la rate qui ne furent jamais exploitées. Elle ne tarit pas. Restaurée en 2003-2004 par l'Association Présence et inaugurée le .
Civils
  • Sarcophage gallo-romain, en pierre.
  • La mairie, et les écoles, construites en pierre du pays, sur les caves d'un ancien bâtiment conventuel du prieuré.
  • Carrières de grès. Elles sont situées sur la route de Champallement, elles eurent leur heure de gloire, en servant à paver certaines rues de Paris. La pierre extraite sert localement à la réalisation de pavage et à la construction. Ces carrières font l'objet d'une réquisition pendant la Première Guerre mondiale et l'armée y fait travailler des prisonniers. L'activité cessera en 1925 et il ne reste aujourd'hui que le quai d'embarquement du chemin de fer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Révérien », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 5 août 2012)
  2. Après le décès de Jean Baptiste Tribalat
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1939_num_100_1_449193_t1_0230_0000_2
  8. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013