Sardy-lès-Épiry

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Sardy-lès-Épiry
Canal du Nivernais, écluse de Sardy.
Canal du Nivernais, écluse de Sardy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Clamecy
Canton Corbigny
Intercommunalité Communauté de communes du Pays corbigeois
Maire
Mandat
Thierry Pauron
2014-2020
Code postal 58800
Code commune 58272
Démographie
Population
municipale
133 hab. (2014)
Densité 8,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 38″ nord, 3° 42′ 03″ est
Altitude Min. 200 m – Max. 303 m
Superficie 15,37 km2
Localisation

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Sardy-lès-Épiry

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Sardy-lès-Épiry est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pazy Corbigny Cervon Rose des vents
La Collancelle N Mouron-sur-Yonne
O    Sardy-lès-Épiry    E
S
Achun Aunay-en-Bazois Épiry

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Thierry Pauron   Enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 133 habitants, en diminution de -9,52 % par rapport à 2009 (Nièvre : -3,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320 317 291 330 362 420 443 412 343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
345 334 377 373 439 405 447 487 489
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
429 429 442 448 388 269 345 290 262
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
208 211 196 163 136 146 148 142 133
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Environnement[modifier | modifier le code]

Un projet de "Scierie géante " ou "Wood Valley" du Morvan (zone d'activité incluant un pôle industriel de sciage de résineux (capacité à terme prévue pour 500 000 m3[5]), une unité de cogénération (centrale thermique à bois, de 12 mégawatts[5] et une unité de production de granulés de bois[5]) est porté par la société Erscia France S.A.S. (Énergies renouvelables et sciages de France) qui souhaite s'installer sur la commune de Sardy-lès-Épiry dans le « bois du Tronçais » pour occuper environ 110 hectares en[5]. Elle doit pour cela détruire des milieux utilisés par de nombreuses espèces protégées (oiseaux, chiroptères, reptiles, insectes saproxylophages rares ou devenus rares et considérés comme de bons bioindicateurs de la qualité d'un environnement forestier tels que Grand capricorne, le lucane cerf-volant, et pique-prune) pour se nourrir et se reproduire[5].
Malgré trois avis négatif successifs du comité consultatif Conseil national de protection de la nature (CNPN), la société avait obtenu au nom de l'intérêt général un arrêté du préfet de la Nièvre autorisant la destruction d’espèces protégées, en dérogation de la loi et des directives européennes[5]. Mais cette réglementation exige aussi que l'intérêt public soit considéré comme majeur. L'arrêté a été contesté par des associations de protection de la nature puis finalement annulé par le juge des référés du tribunal administratif de Dijon (le 27 février 2013), au motif qu'il n'était pas justifié par un motif d’intérêt public majeur et ne pouvait donc pas déroger à la directive européenne de 1992 et au droit français (code de l'environnement français) qui protègent depuis 1976 les espèces protégées, mais aussi depuis 1992 ses habitats ; l'interdiction a ensuite été confirmée par une décision du 9 octobre 2013 du Conseil d'État[5]. Les procédures sur le fond sont toujours en cours au tribunal administratif de Dijon. La Société Erscia France maintient ses intentions de s'installer sur le site. En janvier 2016, elle n'a toujours pas confirmé le retrait de son projet. Celui-ci reste, par conséquent, toujours d'actualité.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Civils
Religieux
  • Église Saint-Pierre-aux-Liens, très modeste église reconstruite en 1851. Ouverte tous les jours, protection par grille[6].
  • Chapelle Saint-Élymond, édifice du XVe siècle, ancien lieu de pèlerinage près d'une source. Pour visiter, demander les clefs en mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Maitron, né le 17 décembre 1910 à Sardy-lès-Epiry (Nièvre) et mort le 16 novembre 1987 à Créteil (Val-de-Marne), est un historien français spécialiste du mouvement ouvrier et du mouvement anarchiste.

« Jean Maitron, qui n’était pas libertaire, avait pour ce mouvement une grande empathie »1.

Sommaire[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. a, b, c, d, e, f et g Martine Valo (2013), article intitulé Le Conseil d'État stoppe la scierie géante du Morvan, Journal Le Monde.fr ; 10.10.2013
  6. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013