Saint-Mont

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Saint-Mont
cave coopérative de Saint-Mont
cave coopérative de Saint-Mont
Blason de Saint-Mont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Adour-Gersoise
Intercommunalité Communauté de communes Armagnac-Adour
Maire
Mandat
Michel Petit
2014-2020
Code postal 32400
Code commune 32398
Démographie
Population
municipale
319 hab. (2014)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 08″ nord, 0° 08′ 57″ ouest
Altitude 130 m (min. : 89 m) (max. : 165 m)
Superficie 12,59 km2
Localisation

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Saint-Mont
Liens
Site web http://www.mairie-saintmont.com/index.php?lang=fr

Saint-Mont est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune d'Armagnac située sur le Saget et sur l'ancienne route nationale 646 entre Riscle et Projan.

Sain- Mont est un vieux village accroché à une colline. Tout en haut domine une église très archaïque que l'on atteint par des ruelles en pente bordées de vieilles maisons.

Sain- Mont est un village typique du val d'Adour gersois. L'Adour et l'Arros qui suivent des cours parallèles, ont des allures de torrents pyrénéens en pénétrant dans le Gers. Ils vont bientôt mêler leurs eaux pour former un fleuve assagi qui décrit une large courbe en direction de l'Atlantique. Il tourne, alors, résolument le dos aux coteaux gascons.

Le paysage est verdoyant, les terrasses s'abaissent et sur les pentes ensoleillées, la vigne prend de plus en plus de place pour produire des crus de qualité : madiran, pacherenc et côte de saint-mont. La plaine est dominée par la culture du maïs.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Mont est bâti sur un éperon rocheux dominant l'Adour, fleuve gascon. Cette situation privilégiée a fait de ce village un lieu chargé d'Histoire. Habité dès l'aube de l'humanité, ce mont fut consacré par les druides, puis les Romains, qui firent de ce site stratégique un point fortifié : un oppidum. Introduisant différentes cultures dont celle de la vigne, ils installèrent des temples dans lesquels ils offraient des sacrifices aux dieux païens.

En l'an 1050, un seigneur local, Bernard Tumapaler fonde sur les ruines de l'ancien oppidum, le monastère dédié à saint Jean et rattaché à l'ordre de Cluny. Les moines occuperont le lieu jusqu'à la Révolution française et en 1791, le monastère sera vendu aux enchères comme bien national.

En 1822, Saint-Mont absorbe la commune de Cadillon[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

mairie de Saint-Mont
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 2001 Jean-Marie Jégun SE  
mars 2001 2008 Michel Couture SE  
mars 2008 en cours Michel Petit[2] PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 319 habitants, en augmentation de 6,33 % par rapport à 2009 (Gers : 1,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
610 579 644 701 677 722 679 700 726
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
694 625 660 629 652 629 581 568 536
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
522 504 420 412 386 366 390 347 379
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
364 351 348 322 319 299 320 319 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : 24 juin[7].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Mont est le pays de l'AOVDQS/AOP côtes de saint-mont, de la polyculture, des foie gras, des confits, de l'eau de vie d'armagnac et surtout le siège de la cave coopérative "Vignerons du Saint-Mont" qui commercialise les meilleurs crus locaux: AOP saint-mont, madiran (AOP) et pacherenc du Vic-Bilh.

Viticulture : saint-mont (AOP).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste[8] appartenait autrefois au prieuré de Saint-Mont qui était rattaché à l'ordre de Cluny. Le prieuré avait d'abord été une abbaye fondée au cours d'une épidémie de peste, vers 1050, par un seigneur de Saint-Mont, Raymond, en faisant le vœu de s'y faire moine. Il fonda l'abbaye avec l'appui du comte d'Armagnac, Bernard II d'Armagnac dit Tumapaler et en confia la direction des douze moines à l'abbé Trencardus. Après plusieurs années de vie errante, Raymond revint pour se faire moine. Découvrant le relâchement du monastère, il profita de la présence de l'abbé de Cluny, Hugues de Cluny, pour lui demander le rattachement de l'abbaye à l'ordre de Cluny qui devint alors un prieuré[9] le 5 mars 1055.
Ce rattachement irrita l'archevêque d'Auch, saint Austinde (1050-1068), qui voyait lui échapper une abbaye au profit de Cluny. Un accord put être trouvé grâce à l'intervention du comte d'Armagnac qui comprit aussi la collégiale Saint-Nicolas de Nogaro.
.En effet, le comte échangea ses droits sur Nogaro contre ceux que l'archevêque possédait sur Saint-Mont. Saint-Mont a été le premier prieuré clunisien en Armagnac. En 1068 est venu s'ajouter celui de Saint-Orens à Auch. Après avoir été battu en 1064 à la bataille de La Castelle par Guillaume VII d'Aquitaine, Bernard Tumapaler se retira à l'abbaye de Cluny, puis à l'abbaye de Saint-Mont.
Le bâtiment était déjà dégradé quand les troupes protestantes commandées par Montgommery sont venues le saccager en 1569. Le prieuré a été restauré aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le prieuré ne comportait plus que sept moines. Après leur dispersion en 1791, les bâtiments monastiques ont été vendus en 1795. L'église devint paroissiale.

L'église abbatiale des XIe, XIIe et XIIIe siècles s'appuie sur de puissants contreforts nécessités par sa position sur une falaise abrupte de l'Adour.

L'église possède une nef unique, un chevet plat, un grand arc triomphal, une absidiole semi-circulaire, de remarquables chapiteaux du XIe siècle et des traces de peintures romanes.

L'extérieur

Le chevet est composé de deux volumes simples et massifs, soulignés aux angles par des contreforts puissants et disposés perpendiculairement l'un à l'autre : l'un des volumes dans l'axe de la nef correspond au sanctuaire, l'autre qui forme comme le bras d'un transept abrite une chapelle. De l'autre côté de la nef, au sud, reste une absidiole du XIe siècle.

Le portail occidental date du XVIIe siècle.

L'intérieur

Les chapiteaux du transept sont très mutilés pour certains. Toutefois, il est possible de distinguer certaines scènes ou des dessins : de grands quadrupèdes ailés qui dévorent la tête d'un homme debout à l'angle ; des personnages, en l'occurrence, deux moissonneurs, assis, attendent leur repas que le prophète Habacuc leur apporte dans un panier suspendu au bout d'un bâton reposant sur son épaule, mais un ange, debout, arrête son geste et saisit ses cheveux ; Daniel encadré de fauves.

Dans la nef et le sanctuaire, on peut admirer des chapiteaux historiés de style roman, réemployés lors de la restauration du XVIIIe siècle : un ange arrête l'âne de Balaam ; David joue de la viole parmi des musiciens et des danseurs.

La dimension actuelle de l'édifice est 38,40 m de longueur pour 24,90 m de largeur au niveau du transept et 13,20 m au niveau de la nef.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au veau d'or léchant une pierre de sel d'argent sur une montagne du même mouvant de la pointe[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Cabanot, L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Mont, p. 80–90, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société française d'archéologie, Paris, 1970

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]