Thurins

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Thurins est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Thurins
Thurins
Blason de Thurins
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Intercommunalité CC des Vallons du Lyonnais
Maire
Mandat
Claude Claron
2020-2026
Code postal 69510
Code commune 69249
Démographie
Gentilé thurinois, thurinoises
Population
municipale
3 068 hab. (2018 en augmentation de 3,51 % par rapport à 2013)
Densité 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 57″ nord, 4° 38′ 29″ est
Altitude Min. 306 m
Max. 791 m
Superficie 19,36 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Vaugneray
Localisation
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Liens
Site web www.thurins-commune.fr

Géographie[modifier | modifier le code]

Thurins se situe à 390 m d’altitude et à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Lyon dans un espace appelé Monts du Lyonnais. La commune est limitrophe de Saint-Martin-en-Haut, Rontalon, Messimy, Yzeron et Soucieu-en-Jarrest.

S'étendant sur 19,4 km2, le village compte 3015 habitants au recensement de 2015. La densité de population est de 156 habitants/km².

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • le ruisseau de l’Artilla, long de 7,4 km[1], affluent du Garon ;
  • le ruisseau de la Goutte de Bellevue, long de 2,2 km[2], affluent du Garon.

Transports et communications[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Une ligne des Transports en commun lyonnais (TCL) dessert la commune :

En outre, une ligne du réseau Les cars du Rhône traverse aussi la commune :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Thurins est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[6] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (69,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (32,9 %), forêts (24 %), prairies (17,8 %), cultures permanentes (17,1 %), zones urbanisées (8,2 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Thurins a gardé de l'occupation romaine qui dura du Ier siècle au Ve siècle des traces matérielles et patentes. Ces traces, à Thurins, sont rares, et y existent pourtant. On peut encore voir, sur le Garon, au pied du hameau de la Côte, un petit pont, à moitié ruiné, mais dont l'arc solidement cintré, semble bien se rapporter à l'époque romaine. Dans la direction opposée, au hameau du Jarricot, existe un bois de pins qu'on a pris l'habitude d'appeler le bois de Saint-Romain, mais qu'en réalité, on avait toujours appelé le Camp des Romains auparavant. Sur la montagne la plus proche de ce bois aurait existé un petit château-fort dont les vieillards d'aujourd'hui ont encore vu les ruines et d'où viendrait à la montagne le nom du Châtelet, sous lequel elle est désignée dans les cartes d'état-major. C'est du haut du Châtelet et du Camp des Romains que les vainqueurs des Gaulois auraient, pendant l'occupation, surveillé nos campagnes. S'ils en défendaient les habitants contre toutes agressions possibles, ils savaient aussi, car ils étaient pratiques, les faire travailler.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Thurins-le-Français[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Thurins se blasonnent ainsi :

D'or à la tour de gueules ouverte et ajourée de sable accompagnée de trois roses aussi de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Gaston Berrier   Médecin généraliste
Claude Delorme DVD Agriculteur
André Grataloup    
Roger Vivert MoDem Agriculteur
En cours
(au 10 juillet 2020)
Claude Claron MoDem Directeur d'agence, ancien premier adjoint (2001 → 2020)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2018, la commune comptait 3 068 habitants[Note 3], en augmentation de 3,51 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1311 2151 1731 4321 5501 6461 5801 7301 906
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8471 9061 8451 9161 9331 8791 9551 9411 833
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8101 7481 6361 3431 3951 4431 3531 3111 461
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 4931 5411 6191 7922 1042 4512 7242 7622 800
2013 2018 - - - - - - -
2 9643 068-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne porte illustrée par Joannès Drevet (1854–1940).
  • Église Saint-Martin qui se trouve sur la place centrale du village date de 1835.
  • Mairie du village.
  • Les doigts framboise.
  • L'escale.
  • Restaurant Hôtel Bonnier.
  • Auberge de la Côte.
  • Stade municipal.
  • Salle des sports.
  • Barrage et lac de Thurins.

Folklore[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1972, l'association théâtrale "Thurins Théâtre" met en scène des pièces de théâtre diverses et variées. Ces représentations se font tous les ans entre le mois de Mai et le mois de Juillet.

Thurins Théâtre propose des cafés théâtre un an sur deux en alternance avec des représentations en plein air dans lesquels tous les bénévoles se donne corps et âmes pour créer des décors de toute beautés. Plus d'informations sur : www.thurinstheatre.com

  • Chaque année durant le deuxième dimanche du mois de septembre, a lieu la fête du fruit qui attire des milliers de visiteurs autour d'activités de découvertes, de spectacles et d'animations. En effet, Thurins se considère comme la capitale de la framboise et le montre principalement au travers de cette manifestation.
  • Depuis 2011, des interclasses sont organisées chaque 2e dimanche de juillet. Les équipes regroupent les personnes nées en 0, 1, 2… et s'affrontent dans différents jeux tels que les boules de pétanque carrées, le tir à la corde ou des courses à ski.
  • Depuis 2016, le GFCT, grande soirée internationale de Full Contact est organisé, par l ‘association « Thurins Full Contact » et son président Cédric Balmont, à la salle des sports de Thurins. Au cours de cette soirée est organisée plusieurs tournois internationaux , baptisés tournois des 4 Nations ( 4 combattants(e) de 4 nationalités différentes s’affrontent pendant la soirée pour remporter la ceinture du Tournois) . Ainsi qu’un championnat du monde Pro (ISKA)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • De Christian Fougerouse  :
    • Barthélemy Delorme : un Américain de Thurins (1825-1901), éditions Manoirante, 2011 ;
    • Les Cambarres : histoire et économie rurale d'un lieu-dit en ruine à Thurins en lyonnais du XVIIe au XXe siècle, éditions universitaires européennes ;
    • La première mondialisation en milieu rural français : le cas du village de Thurins en lyonnais (1742-1914), éditions universitaires européennes ;
    • Noix et noyers à Thurins en lyonnais : un authentique terroir artisanal, éditions universitaires européennes ;
    • Le patrimoine fruitier du terroir de Thurins en lyonnais (1673-1914), éditions universitaires européennes.
    • La biodiversité des vaches à Thurins en lyonnais (1732-1914), éditions universitaires européennes.
    • Chèvres et brebis à Thurins en lyonnais (1734-1914), éditions Manoirante, 2013.
    • La basse cour des fermes à Thurins en lyonnais (1183-1914), éditions CEi, 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel de la commune

Site associatif de Thurins Théâtre : https://www.thurinstheatre.com

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « le ruisseau de l’Artilla ».
  2. Sandre, « ruisseau de la Goutte de Bellevue ».
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 3 avril 2021).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 30 avril 2021)
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 30 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.