Saint-Ferréol-Trente-Pas

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Saint-Ferréol-Trente-Pas
Saint-Ferréol-Trente-Pas entrée du village.jpg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Fabienne Barbanson
2020-2026
Code postal 26110
Code commune 26304
Démographie
Gentilé Saint-Ferréolais, Saint-Ferréolaises
Population
municipale
258 hab. (2017 en augmentation de 18,89 % par rapport à 2012)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 40″ nord, 5° 13′ 06″ est
Altitude Min. 380 m
Max. 1 131 m
Superficie 21,48 km2
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription

Nyons (avant mars 2015)

Localisation
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Saint-Ferréol-Trente-Pas

Saint-Ferréol-Trente-Pas est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Ferréol-Trente-Pas est située à 13 km au nord-est de Nyons (chef-lieu du canton) et à 22 km au sud-est de Dieulefit.

Rose des vents Valouse Chaudebonne Chaudebonne Rose des vents
Teyssières N Villeperdrix
O    Saint-Ferréol-Trente-Pas    E
S
Condorcet Condorcet Eyroles

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

  • Défilé des Trente-Pas[1].
  • Pas de l'Étroit[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par de nombreux ruisseaux[1] dont Le Bentrix, affluent de l'Eygues[réf. nécessaire].

Le village est situé au confluent avec le Ruisseau de Trente-Pas, ainsi nommé parce qu'il aurait eu trente gués (ou passages, « pas ») sur son cours pour le traverser[réf. nécessaire].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les Gorges de Trente-Pas, au nord du village, sont aujourd'hui empruntées par la départementale D 70 qui traverse la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella Sancti Ferreoli (pouillé de Valence)[2].
  • 1391 : Sanctus Ferriolus in Baronniis (choix de docum., 216)[2].
  • 1449 : mention de la paroisse : capella Sancti Ferruoli (pouillé hist.)[2].
  • 1516 : mention de la paroisse : cura Sancti Ferreoli (rôle de décimes)[2].
  • 1644 : Sainct Ferruol (visites épiscopales)[2].
  • 1705 : Sainct Ferriol (dénombrement du royaume)[2].
  • XVIIIe siècle : Saint Ferréol le Désert (Cassini)[2].
  • 1891 : Saint-Ferréol, commune du canton de Nyons[2].
  • 1920 : Saint-Ferréol-Trente-Pas (décret du 14 mai 1920) par ajout du nom du ruisseau Trente-Pas (voir Hydrographie)[réf. nécessaire].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Découverte en 1978 d'un site archéologique aux Gandus, à l'entrée des gorges de Trente Pas. Les fouilles permirent d'établir l'existence d'un habitat important avec un peuple chassant le cerf et le sanglier, cultivant blé, épeautre, féverole, lentille bâtarde et élevant ovins, porcins, caprins et bovins. La datation au carbone 14 permet une estimation aux alentours de 825 ans avant notre ère (fin de l'âge du bronze)[3],[réf. nécessaire].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

VIIe siècle : les moines de l'abbaye de Bodon s'installent au hameau du Monestier, défrichent les terres, mettant en place jardins et vergers où poussait l'olivier franc[3],[réf. nécessaire].

VIIIe siècle : le prieuré semble avoir été ruiné par les Sarrasins[3],[réf. nécessaire].

La seigneurie[2] :

  • Au point de vue féodal, Saint-Ferréol était une terre du patrimoine des évêques de Die.
  • 1236 : possession des Bourdeaux.
  • 1486 : la moitié de la terre est possédée par les Pellissier.
  • 1619 : la seconde moitié est aliénée aux Bertrand et aux Morges.
    • 1622 : cette seconde moitié est vendue aux Marron et aux Gabriac.
    • La part des Gabriac passe (par héritage) aux Ollivier.
    • La part des Ollivier passe aux Bertrand.
  • Les Bertrand héritent de la part des Pellissier dont ils prennent le nom. La terre est réunifiée. Les Bertrand-Pellissier sont les derniers seigneurs de Saint-Ferréol.

En 1789 les villageois cultivaient le blé, l'épeautre, avec quelques oliviers. Ils possédaient 11 à 12 trenteniers de bestiaux laineux[3],[réf. nécessaire].

Avant 1790, Saint-Ferréol était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation de Crest et du bailliage de Die.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die, dont une partie des dîmes appartenait au curé, et celles du quartier du Monestier, au prieur de Saint-May en sa qualité de prieur de Saint-Ferréol (voir Le Monestier)[2].

Le Monestier[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[4] :

  • 1183 : mention de l'église Notre-Dame : ecclesia Sancte Marie (Masures de l'Isle-Barbe, 119).
  • XIVe siècle : mention du prieuré : prioratus monasterii Sancti Ferreoli (pouillé de Die).
  • 1891 : Le Monestier, hameau de la commune de Saint-Ferréol.

Ancien prieuré de bénédictins, de la dépendance de l'abbaye de l'Île-Barbe, qui, fondé au VIe siècle, fut uni vers la fin du XVIe siècle au prieuré de Saint-May, et dont le titulaire eut de ce chef, jusqu'à la Révolution, les dîmes du quartier du Monestier (dans la paroisse de Saint-Ferréol)[4].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de La Motte-Chalancon et trois ans après dans celui de Condorcet. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Nyons[2].

1921 : départ de la dernière famille de l'ancien village[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1977 Maurice Teysseire    
1977 1989 Albert Servant    
1989 mars 2001 Gérard Bravais    
mars 2001 mars 2014 Maurice Videcoq    
mars 2014 En cours Claude Thomas[5] (sans étiquette) retraité

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2017, la commune comptait 258 habitants[Note 1], en augmentation de 18,89 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
339255383384424440454471493
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
435397392418419386336319296
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
279273266212201179176132135
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
130123124139191212224219248
2017 - - - - - - - -
258--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le 15 août[1].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (ovins, caprins), oliviers, vignes[1].

Aujourd'hui les ovins ont presque disparu laissant la place aux caprins, avec un cheptel d'environ 1 000 têtes (production de lait et fromage). L'olivier y pousse toujours. Beaucoup de lavande, un peu de blé et un champ d'épeautre[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune possède un camping[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines de l'église de l'ancien village (sur la colline Sainte-Anne)[réf. nécessaire].
  • Ferme forte du XIVe siècle, remaniée et agrandie aux XVIe, XVIIe et XIXe siècles[réf. nécessaire].
  • Trace de fortification sur un rocher dominant la ferme[réf. nécessaire].
  • Petite église rustique à double clocheton[1].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Saint-Ferréol-Trente-Pas possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j et k Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Saint-Ferréol-Trente-Pas
  2. a b c d e f g h i j et k J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 338 (Saint-Ferréol)
  3. a b c et d Informations fournies par M. Videcoq, maire de la commune 2001-2014
  4. a et b J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 222 (Le Monestier)
  5. Saint-Ferréol-Trente-Pas sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.