Teyssières

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Teyssières
Teyssières
Lieu-dit Le Moulin à Teyssières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes Dieulefit-Bourdeaux
Maire
Mandat
Franck Mucke
2020-2026
Code postal 26220
Code commune 26350
Démographie
Gentilé Teyssièrois, Teyssièroises
Population
municipale
81 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 2,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 44″ nord, 5° 08′ 48″ est
Altitude Min. 498 m
Max. 1 325 m
Superficie 28,09 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Dieulefit
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Teyssières

Teyssières est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation.

Teyssières est située dans la haute vallée du Lez, affluent du Rhône, à 13 km au sud-est de Dieulefit et à 25 km au nord de Nyons.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers :

  • Col de Valouze[1].
  • Montagne de la Lance (1350 m)[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Lez qui y prend sa source[2],[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Teyssières est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Vieux village

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Lieu-dit Les Tardieux

En 1891, le quartier l'Adret-de-Lionne est attesté. Précédemment, il avait déjà été mentionné (non daté) : Ladreyt de la Lionne (pl. cad.)[8].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Inondation

Le Lez constitue un risque d'inondation connu et bénéficie d'un PPRI approuvé le [9].

Sismicité

La commune de Teyssières se trouve en zone de sismicité modérée[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune se nomme Teissièras en occitan[réf. nécessaire].

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[11] :

  • 1284 : castrum de Taiseriis (Valbonnais, II, 118).
  • 1294 : castrum de Theycheriis (inventaire des dauphins, 243).
  • 1309 : castrum de Traycheriis (inventaire des dauphins, 240).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella de Teyseriis (pouillé de Die).
  • 1391 : Tissier (choix de docum., 215).
  • 1449 : mention de la paroisse : capella de Teysseriis (pouillé hist.).
  • 1509 : mention de l'église paroissiale Saint-Pierre : ecclesia parrochialis Sancti Petri de Teysseriis (visites épiscopales).
  • 1524 : Teycieres (archives de la Drôme, E 4666).
  • 1530 : Tissières (archives de la Drôme, E 5456).
  • 1540 : Tesseriacum (A. du Rivail, De Allobrog., 88).
  • 1636 : Saint Pierre de Teyssières (archives de la Drôme, E 4666).
  • 1891 : Teyssières, commune du canton de Dieulefit.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[11] :

  • Au point de vue féodal, Teyssières était une terre du fief des comtes de Valentinois et de l'arrière-fief des dauphins (barons de Montauban). Un sixième relevait de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
  • Possession des Isoard d'Aix.
  • Une part appartient aux Méruli.
  • 1235 : la part des Méruli passe aux Gérente.
  • 1239 : la part des Isoard passe (par mariage) aux princes d'Orange (de la maison de Baux).
  • Peu de temps après : la part des princes d'Orange est devenue la possession des Montjoux.
  • 1278 : la part des Gérente passe aux Colins.
  • (non daté) : la part des Montjoux passe aux Laye.
  • 1322 : la part des Colins passe aux Saint-Ferréol.
  • 1332 : une part appartient aux Lagier.
  • 1345 : la part des Laye passe (par héritage) aux Eurre.
  • 1349 : la part des Saint-Ferréol passe aux Alleman.
  • (non daté) : la part des Lagier passe aux Alleman.
  • 1545 : l'ex part des Saint-Ferréol acquise par les Alleman passe aux Bologne.
  • 1590 : la part des Eurre est vendue aux Bologne.
  • 1657 : les Bologne vendent leurs deux parts aux Durand de Pontaujard.
  • 1680 : les Durand acquièrent des Alleman le surplus de la terre et réunifient la seigneurie.
  • Les Durand laisse le tout aux Caritat de Condorcet.
  • La terre passe aux Rigot de Montjoux, derniers seigneurs.

Au XIIIe siècle, le fief d'Odefred (Audefrey) dépend des princes d'Orange. Le village de Teyssières dépend des Hospitaliers[1].

Avant 1790, Teyssières était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation de Saint-Paul-Trois-Châteaux et du bailliage de Die.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église était dédiée à saint Pierre et saint Paul et dont la cure était de la collation de l'évêque diocésain. Les dîmes appartenaient au curé[11].

Audefrey[modifier | modifier le code]

  • 1276 : castrum de Audefredo (inventaire des dauphins, 490)[12].
  • 1324 : castrum de Audoffredo (Duchesne, Comtes de Valentinois, preuves, 39)[12].
  • 1333 : castrum Audefrae (Gall. christ., XVI, 130)[12].
  • 1334 : castrum Oudefredi (choix de docum., 82)[12].
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : capella de Audefredo (pouillé de Die)[12].
  • 1361 : castrum de Oudefredo (choix de docum., 157)[12].
  • 1376 : dom. Audifredi (cartulaire de Montélimar, 68)[12].
  • 1388 : de Aldefredo (cartulaire de Montélimar, 78)[12].
  • 1391 : Audeffre (choix de docum., 213)[12].
  • 1540 : Odfre (archives de la Drôme, E 2162)[12].
  • 1624 : O Deffre (archives de la Drôme, E 2167)[12].
  • 1644 : Odefrey (visites épiscopales)[12].
  • XVIIIe siècle : Audiffret (archives de la Drôme, fonds de l'évêché de Die)[12].
  • XVIIIe siècle : Audifret (carte de Cassini[13])[12].
  • (non daté) : Audefrey (pl. cad.)[12].
  • XIXe siècle : Audefroid (carte d'état-major)[12].
  • 1891 : Audefred et Oddefred : château ruiné et quartier de la commune de Teyssières[12].
  • 1992 : Odefred, ancien fief et ruines du château des Hospitaliers[1].
  • Avant 2020 : Audefrey[14].

La seigneurie[12] :

  • Au point de vue féodal, Audefred était une terre de la baronnie de Montauban.
  • 1277 : possession des Falques.
  • Elle passe aux comtes de Valentinois.
  • 1375 : possession des (du) Puy.
  • 1526 : elle passe aux (des) Isnards, encore seigneurs au XVIIIe siècle.

Aux XIVe et XVe siècles, Audefrey était une paroisse du diocèse de Die, dont l'église était dédiée à saint Paul et dont les dîmes appartenaient au curé du lieu. Elle fut supprimée et unie à la paroisse de Teyssières[12].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la ciommune est comprise dans le canton de Taulignan. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Dieulefit[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977   ?    
1983   ?    
1989   ?    
1995   ?    
2001 2008 Yves Monnier   agriculteur
2008 2014 Yves Monnier   maire sortant
2014 2020 Franck Mucke DVG commerçant
conseiller municipal (2003)
2020 En cours
(au 19 décembre 2020)
Franck Mucke[15][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 81 habitants[Note 2], en stagnation par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
321292321409426442437417417
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
387419425420434371357323293
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
270256218185166144135126102
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1067771586964878182
2018 - - - - - - - -
81--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Randonnées : ascension de la montagne de la Lance[1].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Une communauté catholique est implantée sur la commune : le Carmel de la Vierge Missionnaire, sous le patronage de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de Marcel Van[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Culture de lavande au lieu-dit Le Moulin

En 1992 : lavande, pâturages (ovins, caprins)[1].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Teyssières.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Teyssières possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Teyssières.
  2. « Source du Lez » sur Géoportail (consulté le 30 avril 2013)..
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  8. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 2 (L'Adret-de-Lionne).
  9. « Prim.net, page sur Teyssières ».
  10. « Décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français ».
  11. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 387.
  12. a b c d e f g h i j k l m n o p q r et s J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 13 (Audefred) et 249 (Oddefred).
  13. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/1_navigation.php
  14. a et b https://www.geoportail.gouv.fr/carte
  15. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. http://www.cmvm.net/informations-contact/acces/