Bouvières

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Bouvières
Bouvières
Église et rue principale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Dieulefit
Intercommunalité Communauté de communes Dieulefit-Bourdeaux
Maire
Mandat
Philippe Reynaud
2014-2020
Code postal 26460
Code commune 26060
Démographie
Gentilé Bouviérois, Bouviéroises
Population
municipale
147 hab. (2016 en stagnation par rapport à 2011)
Densité 5,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 01″ nord, 5° 12′ 59″ est
Altitude Min. 540 m
Max. 1 577 m
Superficie 25,05 km2
Localisation

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Bouvières

Bouvières est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Bouviérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rue principale de Bouvières

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Crupies Les Tonils Saint-Nazaire-le-Désert Rose des vents
Vesc N Gumiane
O    Bouvières    E
S
Chaudebonne

Bouvières est situé à environ 50 km à l'est de Montélimar, à 25 km de Nyons, à 22 km de Dieulefit et à 14 km de Saint-Nazaire-le-Désert.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1511 : Boveria (archives de la Drôme, E 2141).
  • 1644 : Bouvières ou Grand Guisans (vis. épisc).
  • 1631 : Locus de Bauveriis (registre de la paroisse de Saoû).
  • 1657 : mention de l'église Saint-Antoine : La cure de Saint-Antoine de Bouvières (archives de la Drôme, E 2620).
  • 1705 : Bouvieres et Guisans (Dénombr. du roy.).
  • 1891 : Bouvières, commune du canton de Bourdeaux.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bouvières viendrait du latin bovarius / boarius, « qui concerne les bœufs », formé de bos / bovis, « bœuf » et du suffixe -aria. Bouvières était donc un endroit où se trouvaient des étables à bœufs, où l'on élevait des bœufs. L'étymologie est exactement la même que celle du provençal « Borie »[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[1] :

  • Fief des évêques de Die.
  • 1540 : possession des Lhère de Glandage.
  • Peu de temps après : passe aux (du) Pilhon.
  • 1700 : passe (par mariage) aux Morges-Ventavon.
  • Les Emé de Marcieu (par héritage).
  • 1772 : acquis par les (d') Ailbaud.
  • Revendu aux Fourville, derniers seigneurs.

À la fin de l'Ancien Régime, le pays est resté protestant, et l'édit de tolérance pris en 1787 par le roi Louis XVI est accueilli dans la joie[2]. La commune est cependant trop pauvre pour avoir un instituteur[3].

Avant 1790, Bouvières était une paroisse du diocèse de Die, dont l'église, dédiée à saint Antoine, et les dîmes appartenaient au prieur de Guisans (voir ce nom); laquelle paroisse formait, avec celle de Guisans, une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die[1].

Guisans[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[4] :

  • 1100 : Guzantium (cartulaire de Savigny, 870).
  • 1107 : mention de la paroisse : Ecclesia de Guzancio (cartulaire de Savigny, 808).
  • 1168 : Guzanz (cartulaire de Die, 29).
  • 1183 : Guzans (cartulaire de Die, 37).
  • 1245 : Guzantz (cartulaire de Die, 37).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : Cappella de Guisandis (pouillé de Die).
  • 1415 : Guisandz (rôle de décimes).
  • 1509 : mention de l'église Saint-Martin : Ecclesia parrochialis Sancti Martini de Guysandis (vis. épisc.).
  • 1511 : Guysandus (archives de la Drôme, E 2141).
  • 1511 : mention de la paroisse : Cura de Guysandis et de Boveria (archives de la Drôme, E 2141).
  • 1516 : mention du prieuré : Prioratus de Guisanis (rôle de décimes).
  • 1576 : Guysands (rôle de décimes).
  • XVIIe siècle : Le Petit Guysans (vis. épisc.).
  • 1620 : Le Petit Guisans (archives de la Drôme, E 2406).
  • 1891 : Guisans, hameau de la commune de Bouvières.

La seigneurie[4] :

  • Fief des évêques de Die.
  • Terre du patrimoine des comtes de Diois.
  • Les Isoard d'Aix.
  • 1314 : passe (par mariage) aux princes d'Orange de la maison de Baux. Elle leur appartient encore en 1372.
  • Début XVIe siècle : acquise par les Brotin.
  • 1558 : passe (par mariage) aux (d') Eurre. Ils font entrer Guisans dans leur marquisat de Montanègue.
  • 1750 : le marquisat est acquis par les Verdeilhan des Fourniels, derniers seigneurs.

Antérieurement au XVIe siècle, Guisans était le chef-lieu de la paroisse actuelle de Bouvières. Son église, dédiée à saint Martin, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît, filiation de Savigny, connu dès le XIIe siècle et dont le titulaire était décimateur dans tout le territoire de Bouvières ; l'évêque de Die ayant la collation de la cure[4].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1789, le village de Bouvières ne rédige pas de cahier de doléances. En effet, il appartient au Dauphiné, où la Révolution commence un peu plus tôt avec la réunion, illégale, de l'Assemblée des États à Romans (de novembre 1788 à janvier 1789). Les communautés du Dauphiné ne font que répondre à un questionnaire envoyé à l'assemblée des États[5].

La Révolution française bouleverse les cadres sociaux séculaires qui enserraient la société. La commune de Bouvières n'est pas touchée par l'immense secousse de la Grande Peur de l'été 1789, où les paysans s'arment et les villages ruraux s'organisent avec leurs voisins pour se défendre contre une réaction aristocratique imaginaire. Les promesses d'abolition de nombreuses inégalités sont favorablement accueillies à Bouvières, et spécialement l'abolition des privilèges, lors de la nuit du 4 août et les décrets des 4, 6, 7, 8 et 11 août 1789. Mais les habitants déchantent quand ils apprennent que les droits seigneuriaux sont maintenus, et rachetables, à condition que le seigneur détienne l'acte original fondant ses droits. Ils saisissent cependant rapidement la signification de ce décret : en cas d'absence de pièces justificatives, les droits féodaux sont de fait abolis. Le maire et le conseil municipal dirigent eux-mêmes l'assaut sur les deux châteaux de la commune, le pillage, puis l'incendie des chartes fondant les droits des seigneurs, et enfin le partage des meubles dans les auberges du village. L'ensemble du conseil municipal est condamné à dix ans de bagne, mais il ne fait pas sa peine, réussissant à se cacher dans les montagnes[6].

En 1790, Bouvières et Guisans devinrent une municipalité du canton de Saint-Nazaire-le-Désert, qui, en l'an VIII fut convertie en une commune du canton de Bourdeaux, sous le seul nom de Bouvières[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

mairie de Bouvières
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 2014 Sylviane Raspail    
2014 En cours
(au 6 novembre 2014)
Philippe Reynaud[7] SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2016, la commune comptait 147 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
755603787837789767741762720
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
694664664608627556575577534
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
506463451401374348319272241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
209196194181184160154153152
2013 2016 - - - - - - -
139147-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : bois, pâturages (ovins) / produit local : pâtés de gibier[12].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Vallée et source du Roubion[12].
  • Point de vue du col Lescou[12].
  • Randonnées (sentiers)[12].
  • Pêche et chasse[12].
  • Fête : second dimanche d'août[12].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Bouvières.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 2004, 192 pages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 48-49
  2. A. Bernard, « Quelques pages d'histoire du pays de Bourdeaux », Études drômoises, no 53, juin 1981, p. 19.
  3. A. Bernard, op. cit., p. 24.
  4. a b et c J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 174-175
  5. A. Bernard, op. cit., p. 20.
  6. A. Bernard, op. cit., p. 19 et 26.
  7. Bouvières sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 6 novembre 2014).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. a b c d e f g h i j et k Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Bouvières

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]