La Motte-Chalancon

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La Motte-Chalancon
La Motte-Chalancon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Laurent Combel
2020-2026
Code postal 26470
Code commune 26215
Démographie
Gentilé Mottois, Mottoises
Population
municipale
426 hab. (2017 en augmentation de 7,58 % par rapport à 2012)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 09″ nord, 5° 22′ 49″ est
Altitude Min. 517 m
Max. 1 424 m
Superficie 22,83 km2
Élections
Départementales Canton du Diois
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Motte-Chalancon

La Motte-Chalancon est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Mottois et les Montoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située en Drôme provençale à 9 km au nord de Rémuzat, à 43 km à l'est de Dieulefit et à 25 km au sud-est de Saint-Nazaire-le-Désert.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune est entourée de montagnes qui culminent à plus de 1 500 m d'altitude.

Elle est au croisement de quatre vallées et au commencement des gorges de l'Arnayon[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le torrent l'Arnayon, ainsi que par la rivière Oule.

Elle possède des eaux minéralex alcalines[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'altiport[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Saint-Pierre : en 1891, c'est un quartier[2]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[3] :

  • 1296 : La Mota (visit. de Cluny).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : Capella de Mota (pouillé de Die).
  • 1392 : Mota Chalanconis' (archives municipales de Gap).
  • 1441 : Mota Dyensis diocesis (cartulaire de Die, 165).
  • 1509 : mention de la paroisse : Parrochia Mote (visites épiscopales).
  • 1509 : mention de l'église Annonciation de la Sainte-Vierge : Ecclesia Beate Marie Chalanconis (visites épiscopales).
  • 1619 : mention de la paroisse : La cure de la Motte (rôle de décimes).
  • 1891 : La Motte-Chalancon, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Die.

La graphie La Motte-Chalançon est aussi largement attestée mais semble erronée[4].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Au néolithique, la région est habitée[réf. nécessaire].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Sépultures et monnaies gauloises[1].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie :

  • Au point de vue féodal, la terre était un fief des comtes de Die[1].
  • 1286 : possession des Bourdeaux[3].
  • 1315 : la terre est partagée entre les Artaud et les Eurre[3].
  • 1446 : la part des Artaud appartient aux Monteynard, qui la possèdent encore au début du XVIe siècle[3].
  • Vers 1590 : la part des Eurre passe aux Moreton de Chabrillan[3].
  • 1627 : le tout est acquis par les La Morte-Laval[3].
  • 1760 : passe (par mariage) aux Chastellard, derniers seigneurs[3].

Le , pendant les guerres de Religion, le capitaine huguenot Charles Dupuy de Montbrun prend la ville d'assaut. Le village est pillé. Les huguenots massacrent ses habitants et « épousent les veuves et les filles de ceux qui furent tués », selon un témoin du temps[5].

Avant la Révolution française, la monarchie soutient la réaction seigneuriale par les édits de triage : le Devès, qui était un bois géré par la communauté, est confisqué par Mme du Châtelard, ce qui entraîne un procès entre la communauté et la dame (seigneur) du fief[6].

Avant 1790, la Motte-Chalancon était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die, formant une paroisse du diocèse de Die, dont l'église était sous le vocable de l'Annonciation de la Sainte-Vierge, et la cure de la collation de l'évêque. Les dîmes appartenaient au pitancier de Saint-Marcel de Die, comme prieur du lieu (Saint-Pierre)[3].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la Motte-Chalancon devient le chef-lieu d'un canton comprenant les municipalités de Arnayon, Establet, la Motte-Chalancon, Rottier, Saint-Ferréol et Villeperdrix. La réorganisation de l'an VIII y ajoute les communes de Bellegarde, Brette, Chalancon, Çhaudebonne, Gumiane, le Petit-Paris, Pradelles, Rochefourchat, Saint-Dizier, Saint-Nazaire-le-Désert, Valdrôme et Volvent[3].

En 1893, La Motte-Chalancon est le deuxième village de la Drôme à être équipé de l'électricité grâce au projet privé de Romain Laganier[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1989 Gabriel Mourier PS  
1989 1995 Émile Piccardi DVG  
1995 2014 Roger Besson DVG  
2014 En cours Laurent Combel   Fonctionnaire

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La Motte-Chalancon était chef-lieu de canton jusqu'en .
Le redécoupage des cantons du département l'a placée dans le canton du Diois[7]).

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Villes et villages fleuris[modifier | modifier le code]

Village fleuri[1].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Motte-Chalancon est jumelée avec Stembert Verviers Drapeau de la Belgique Belgique, depuis 1971[8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2017, la commune comptait 426 habitants[Note 1], en augmentation de 7,58 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1261 1611 1261 1111 2471 2351 2101 2381 097
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0471 0561 0191 0011 008977947872824
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
797790752634602570603525517
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
535486398393382395454395417
2017 - - - - - - - -
426--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le village a subi l'exode rural.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes : le 14 juillet et le deuxième dimanche d'août[1].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Pêche[1].
  • Spéléologie[1].
  • Stages d'artisanat[1].

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Renault 8 Gordini participant au Rallye Monte Carlo historique 2010 à La Motte-Chalancon
  • Centre sportif[1].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : vignes, lavande (distillerie et coopérative), agneaux de la Drôme, apiculture (miel)[1].

  • Foire mensuelle (sauf en mars, juillet et novembre)[1].
  • Marché : le mercredi[1].

Autres : élevage ovin, noix, agriculture biologique[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Village ancien homogène : ruelles, passages voûtés, vieilles facades, fontaines[1].
  • Église romane : chevet (ou chœur) du XIVe siècle[1].
    • Elle a été construite au XIIe siècle dans l'enceinte de l'ancien château fort du Xe siècle. Elle domine le village dont les constructions sont étagées autour d'elle en cercles concentriques.
Au XIVe siècle, des travaux tentèrent de lui donner un aspect gothique mais ils restèrent inachevés pour des raisons financières.
De 1896 à 1897, de grands travaux transforment l'église avec la construction de la voûte gothique de la nef.
En 1961, une restauration est entreprise dans l'esprit du concile Vatican II, sous l'impulsion des Frères des Campagnes qui viennent de s'installer dans le village.
Les deux vitraux du chœur et celui à l'ouest sont non-figuratifs (bleu au levant et rouge au couchant, donnant des lumières très différentes en fonction de l'ensoleillement). Ils ont été réalisés par les maîtres verriers de Valence : Mlle Girardet et M. Thomas. Les vitraux de la nef sont l'œuvre de l'artiste autrichien Florian Jakowitch qui a travaillé sur place trois étés de suite. Il avait pour tâche de représenter les principaux personnages de l'histoire sainte[réf. nécessaire].
  • Château de la Charce : style Renaissance. Autrefois imposant, il est aujourd'hui ruiné[1].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales (26-05).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Patrice Jeener, graveur et artiste-mathématicien français, habite et a installé son atelier dans la commune[13].
  • Coline Serreau actrice réalisatrice scénariste compositrice, et chef de chœur à la chorale du Delta est venue à la Motte dans le cadre des rencontres culturelles en [14].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

La Motte-Chalancon possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s et t Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. La Motte-Chalancon
  2. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 357 (Saint-Pierre)
  3. a b c d e f g h et i J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 238
  4. L. Rondonneau (éditeur), Collection générale des lois, depuis 1789 jusqu’au 1er avril 1814, tome huitième, IIe partie, Paris, 1818, p. 717 : « Arrêté contenant Rectification de ceux qui ont ordonné la Réduction des Justices de paix des Départemens [sic] de la Drôme, de la Haute-Garonne, du Gers, de la Mayenne, de la Meurthe, de Sambre-et-Meuse, de la Somme et de la Vendée. Du 22 février 1802 [3 Ventôse an 10]. — (III. B. 228 bis, n.° 5.) […] Canton de la Motte Chalancon. Au lieu de la Motte-Chalançon, Saint-Nazaire, lisez la Motte-Chalancon, Saint-Nazaire-le-Désert. »
  5. Roger Pierre, « Un épisode peu connu des guerres de religion : « Les défenseurs de la cause commune » et « La guerre des Paysans » », Bulletin de l'association universitaire d'études drômoises, no 15,‎ , p. 8 (lire en ligne).
  6. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, no 64,‎ , p. 20.
  7. Décret no 2014-191 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Drôme
  8. jumelage
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. « Gravure sur Cuivre Patrice Jeener | La Drôme Tourisme », sur www.ladrometourisme.com, (consulté le 2 mai 2020)
  14. Elle est devenue la marraine du festival « Rencontres culturelles ».