Saint-Pal-de-Mons

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Saint-Pal-de-Mons
Saint-Pal-de-Mons
La mairie, en 2010.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Yssingeaux
Intercommunalité Communauté de communes Marches du Velay-Rochebaron
Maire
Mandat
Patrick Riffard
2014-2020
Code postal 43620
Code commune 43213
Démographie
Gentilé Santpalons
Population
municipale
2 281 hab. (2017 en augmentation de 4,97 % par rapport à 2012)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 14′ 50″ nord, 4° 16′ 30″ est
Altitude Min. 615 m
Max. 969 m
Superficie 27,11 km2
Élections
Départementales Canton des Deux Rivières et Vallées
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.mairie-saintpaldemons.fr/

Saint-Pal-de-Mons (Sant-Pal en auvergnat) est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 22 km de Firminy (début de l’agglomération stéphanoise) et 55 km du Puy‐en‐Velay (Préfecture de Haute‐Loire)[1], à l'est du département de la Haute-Loire en Auvergne, à la frontière de la Loire et de l'Ardèche, à environ 30 minutes de Saint-Étienne et 80 minutes de Lyon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située à 870 mètres d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Son climat est froid et tempéré, comme la plupart des communes du Velay[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Depuis le XIIe siècle, Saint-Pal-de-Mons était divisé en deux mandements :

  • le mandement du château de Mons, à Villedemont, qui était taillable.
  • le mandement de Saint-Paul, prieuré, terre subsidiable, dîme prélevée par le prieur.

Les deux mandements correspondaient à peu près aux limites de la commune actuelle.

L'ancienne église de Saint-Pal-de-Mons était dévolue à saint Paul, d'où le nom primitif de Saint-Paul-de-Mons. Le 17 juin 1167, Pierre IV, évêque du Puy-en-Velay, la cède à Pons, abbé de la Chaise-Dieu. Cela indique que cette ancienne église existait avant 1167[3]. Dans une délibération du conseil municipal en 1871, il est dit que cette église était basse, exiguë, avec des chapelles débordant sur l'extérieur de l'édifice.

Avec l'église, fut créé un prieuré qui était donc de l'ordre de Saint-Benoît. La charge de prieur était transmise par résignation.

Au Suc de Mons se dressait sans doute dès le XIIe siècle, un château situé sur deux niveaux de l'éperon rocheux dominant la Dunière et dont les fouilles ont permis de dégager les soubassements. Des historiens pensent que ce château a dû être détruit à la fin du XIIIe siècle et reconstruit en partie au siècle suivant.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le chef du parti catholique « ligueur », le marquis de Saint-Vidal vient l'assiéger en 1574 et put s'emparer du château par « assoiffement », les assiégeants détournant les eaux qui alimentaient le château. Les occupants se rendirent et malgré les promesses de vie sauve furent tous exécutés. Le baron de Saint-Priest amena six prisonniers dans son château. Il les fit massacrer et porter leurs corps à Saint-Étienne où ils furent exposés sur une place publique[4].

Le château fut rasé vers 1594 à la suite d'un accord conclus entre les partisans du duc de Nemours, fidèles au roi, et les seigneurs catholiques « ligueurs du Puy. Des fouilles menées par une équipes de jeunes archéologues dans les années 1970 ont permis de mettre à jour des vestiges qui donnent des idées sur l'aspect qu'avait dû avoir ce double château : le « château bas » et le « château haut ».

Selon certains historiens, un château plus modeste aurait existé à Chanteloube. Ce château fut détruit. Jean-Marie Chausse signale dans un opuscule édité en 1862, des souterrains très curieux sur son emplacement à Chanteloube.

La guerre de Cent Ans vit beaucoup de massacres, notamment du fait du passage de troupes de « routiers », anciens mercenaires devenus pillards : ainsi en 1381, le village de La Vialatte fut complètement détruit et ses habitants tués.

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, le curé de Saint-Pal-de-Mons, M. Grangeon, (tout comme celui de Sainte-Sigolène) jura fidélité à la Constitution puis se retira un an après. La majorité du clergé fut alors « insermentée » ». Deux prêtres de la famille Convers de Flaminges qui exerçaient dans le Rhône à Solaise, trouvèrent refuge dans leur famille. Leur tentative d'arrestation donna lieu à un affrontement entre les gendarmes et les voisins et amis de la puissante famille Convers de Flaminges[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la population augmentant, l'église était si exiguë que les fidèles ne pouvaient pas tous y entrer. Seuls subsistent de cette ancienne église quatre chapiteaux, exposés à la Médiathèque, ainsi que le meuble de la sacristie. En 1871, le Conseil municipal décida de construire une nouvelle église, conçue par l'architecte Favrot, alors que M. Morizon était curé. Elle a été inaugurée en 1877.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2001 Marie Moullier    
mars 2001 mars 2008 Daniel Roux    
mars 2008 En cours
(au 30 avril 2014)
Patrick Riffard[6] DVD  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population est estimée à 2 277 habitants en 2016. Les résidents sont appelés Santpalons (prononcé sanpalous en auvergnat). L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2017, la commune comptait 2 281 habitants[Note 1], en augmentation de 4,97 % par rapport à 2012 (Haute-Loire : +0,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4601 2901 5201 6931 7801 8291 8812 1002 080
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9601 8982 1422 0442 0542 3352 3272 3222 376
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5092 5272 5482 5052 5192 1591 9821 6821 493
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 5211 4161 3651 4231 5421 7481 9601 9912 022
2013 2017 - - - - - - -
2 2252 281-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École primaire publique de Lichemialle.

La commune héberge l'école primaire publique intercommunale Marcel Aymé de Lichemialle qui compte 108 élèves à la rentrée scolaire 2019[11],[12].

L'école privée Saint-Joseph.

L'école privée Saint-Joseph fait également partie de l'offre éducative locale avec ses 7 classes pour l'année scolaire 2019-2020[13].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Pal-de-Mons est une commune rurale où l’agriculture et l’élevage formaient l’essentiel de l’activité à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, l'économie agricole est marquée par la présence de nombreux élevages bovins à vocation laitière. Au XIXe siècle, la passementerie a connu un fort développement local.

L'exode rural après la Première Guerre mondiale et jusque dans les années soixante entraîna une diminution importante du nombre d’exploitations agricoles. 200 fermes environ en activité avant guerre contre une quinzaine seulement en 2019. Pendant la même période, la passementerie a, elle aussi, décliné fortement. Le développement très rapide de la plasturgie par extrusion (films plastiques) a permis le redémarrage économique de la zone Saint-Pal-de-Mons et Sainte-Sigolène[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Pal-de-Mons, placée sous le patronage de saint Pierre, inaugurée en 1877, est un édifice de style néo-roman, à trois nefs et un grand déambulatoire dans le chœur. Les trois autels sont en marbre blanc. La monumentale est riche[pas clair] et la barrière en fer forgé qui entourait le chœur a été enlevée. Les confessionnaux et les boiseries du chœur en chêne massif sont finement sculptés.

La chapelle de Saint-Julien-la-Tourette est un édifice religieux de style roman datant de la fin du XIe siècle . Elle était entourée d'un prieuré « rural » dépendant de l'abbaye de La Chaise-Dieu. Cette chapelle rudimentaire est un lieu de pèlerinage depuis le XIXe siècle, essentiellement à l'occasion de la fête de Pentecôte. L'édifice fut inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1996. La chapelle est édifiée sur un promontoire au-dessus de la rivière Dunière, sur le site de Laval à environ 20 minutes de marche du village de Villedemont. La commune vient de procéder à des travaux, réfection du toit, de l'intérieur. Les statues anciennes qui ornaient cette chapelle sont remisées dans la sacristie de l'église paroissiale. Le pèlerinage annuel de Pentecôte attire toujours de nombreux fidèles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Chant du San Palou : La Sanpaloune[modifier | modifier le code]

1er couplet
Que l'on vienne du Puy
Ou bien de St-Étienne,
La route vous amène
En charmant pays. Perché sur un piton,
Dominant la Dunière
Il abrite en ses pierres
De joyeux compagnons
Qui tirent de leur métier
La joie de vivre et d'espérer

Refrain
C'est à Saint Pal-de-Mons
Où claquent les navettes
Leur bruyante chanson
Lui donne un air de fête
En avant les battants,
Déroulez-vous canettes,
Et sortez le ruban
C'est le refrain (bis) du tisserand

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Pal-de-Mons 43.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D’or au chef-pal de gueules chargé en chef d’un cœur du champ.

Les ornement extérieurs sont une couronne murale de trois tours, crénelées sur une cartouche, entouré de branches de chêne et de laurier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Révision du PLU n°4 » (consulté le 7 décembre 2019)
  2. « Climat Auvergne: Température Auvergne, diagramme climatique pour Auvergne - Climate-Data.org », sur fr.climate-data.org (consulté le 7 décembre 2019)
  3. TABLETTES HISTORIQUES DU VELAY - QUATRIÈME ANNÉE - 1873 - 1874 - LE PUY
  4. Arnaud, Histoire du Velay, t. 1, p. 368
  5. Paul Ronin, D'azur au lion d'argent, , tome III
  6. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 28 août 2014).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  11. « L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale » (consulté le 10 décembre 2019).
  12. « L'école publique sur le site de la commune, rubrique écoles » (consulté le 10 décembre 2019).
  13. « Le site de l'école Saint-Joseph ».
  14. « Mairie de St Pal de Mons - Haute-Loire », sur www.mairie-saintpaldemons.fr (consulté le 8 décembre 2019).