Tom Steyer

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Tom Steyer
Tom Steyer by Gage Skidmore.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (63 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Fratrie
Jim Steyer (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Kathryn Ann Taylor (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Spécialité
Site web

Thomas Fahr Steyer dit Tom Steyer, né le à New York, est un financier, activiste et philanthrope américain. Il se présente aux primaires du Parti démocrate pour l’élection présidentielle de 2020.

Jeunesse et carrière[modifier | modifier le code]

Tom Steyer est le fils d'un avocat d'affaires et d'une enseignante à Harlem. Il est diplômé de Yale, où il joue dans l'équipe de football de l'université. Il travaille un temps à Morgan Stanley avant d'étudier à la Stanford Graduate School of Business et d'intégrer Goldman Sachs à New York. En 1986, il fonde Farallon Capital, un fonds d'investissement alternatif[1].

Il est signataire de The Giving Pledge[2]. En 2018, sa fortune est estimée à 1,6 milliard de dollars[3].

Activités politiques[modifier | modifier le code]

Tom Steyer est considéré comme l'un des principaux donateurs politiques américains, l'équivalent démocrate et progressiste des frères Koch[4],[5]. En 2018, son super PAC NextGen America emploie plus de 500 personnes à travers les États-Unis dont une centaine à son siège de San Francisco. Le but de cette organisation est de soutenir des candidats engagés en faveur de l'environnement, de la justice sociale, de la santé et des droits des immigrés[4].

Après avoir soutenu Bill Bradley en 2000 et John Kerry en 2004, Steyer s'engage aux côtés d'Hillary Clinton lors des primaires présidentielles démocrates de 2008. Son nom est alors évoqué pour le poste de secrétaire du Trésor en cas de victoire de la candidate[1].

En 2013, il s'engage contre la construction de l'oléoduc Keystone XL par le biais du super PAC NextGen Action[6]. Il choisit ensuite d'élargir son engagement en investissant dans des élections étatiques et locales, et non plus seulement fédérales[5]. En 2016, Steyer dépense plus de 90 millions pour soutenir des candidats démocrates[4]. En 2018, il est engagé dans une initiative pour destituer Donald Trump et investit 30 millions de dollars dans NextGen Rising, son organisation visant à mobiliser les jeunes électeurs en vue des élections de novembre[3].

Il songe un temps à se présenter contre Donald Trump lors de l'élection présidentielle de 2020 en se portant candidat aux primaires du Parti démocrate[7]. Cependant, il annonce en qu'il ne sera pas candidat[8]. Il souhaite néanmoins maintenir ses actions politiques contre Donald Trump, espérant qu'une procédure de destitution soit engagée contre lui ou qu'il démissionne de sa fonction de Président des États-Unis.

Il change d'avis au cours des mois suivant et décide finalement de se présenter aux primaires démocrates. Le , il annonce officiellement sa candidature par une vidéo postée en ligne[9]. Il participe aux premiers scrutins organisés en février 2020 dans le cadre des démocrates (l’Iowa, le New Hampshire, le Nevada et la Caroline du Sud). Il y obtient des résultats décevants et est largement distancé par Bernie Sanders et Joe Biden. Il décide de se retirer de la course le après l’annonce des résultats de la primaire de Caroline du Sud[10].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Il est membre de l'aile modérée du Parti démocrate, défendant le libéralisme moderne[réf. nécessaire].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Tom Steyer est marié à Kat Taylor. Ils ont ensemble quatre enfants[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) Adam Lashinsky, « California's hedge fund king », sur money.cnn.com, (consulté le 29 août 2018).
  2. (en) The Canadian Press, « Anti-Keystone 'green billionaire' Tom Steyer speaks out », sur cbc.ca, (consulté le 29 août 2018).
  3. a et b Agence France-Presse, « Le milliardaire Tom Steyer investit dans une campagne anti-Trump », sur lapresse.ca, (consulté le 29 août 2018).
  4. a b et c (en) Rory Carroll, « Is Tom Steyer the progressive answer to the Koch brothers? », sur theguardian.com, (consulté le 29 août 2018).
  5. a et b (en) Darren Goode, « Steyer looks beyond Keystone, D.C. », sur politico.com, (consulté le 29 août 2018).
  6. (en) Juliet Eilperin, « Keystone opponent Tom Steyer warns Obama to reject pipeline or face backlash », sur washingtonpost.com, (consulté le 29 août 2018).
  7. (en) « Steyer takes step toward 2020 presidential bid », sur Politico, (consulté le 20 novembre 2018)
  8. (en) « Tom Steyer will not run for president in 2020 », sur CNN.com
  9. (en-GB) Sabrina Siddiqui Sam Levin in Los Angeles, « Billionaire Tom Steyer makes 2020 U-turn and announces run for president », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 9 juillet 2019)
  10. (en) « Steyer drops out of 2020 race », sur POLITICO (consulté le 1er mars 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]