Paul Singer (homme d'affaires)

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Paul Singer
The Global Financial Context Paul Singer.jpg

Paul Singer à la réunion annuelle du Forum économique mondial en 2013.

Biographie
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Paul Singer est un homme d'affaires américain, né le à New York. Il est le fondateur et le dirigeant de Elliott Management Corporation, fonds d'investissement américain qualifié parfois de « fonds vautour » par les médias à cause de ses nombreuses affaires qui l'opposent à des États en situation de faillite dont il a acquis la dette à bas coûts[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Singer fait ses études de droit à la faculté de droit de Harvard avant de commencer une carrière d'avocat à Wall Street et de se lancer dans la finance dans les années 1970 pour créer le fonds Elliott en 1977 avec 1,3 millions de dollars prêtés par des proches. Politiquement, il soutient le Parti républicain[2]. Il est signataire de l'organisation The Giving Pledge et sur des questions de société milite pour l'égalité LGBT. Il a également donné 14 millions de dollars à diverses causes militaires, dont Spirit of America, Bob Woodruff Foundation, le Semper Fi Fund (en), le Special Operations Warrior Foundation (en) et d'autres[3].

Compuware[modifier | modifier le code]

Forbes note en décembre 2012 qu'Elliott Management Corporation avait offert d'acheter l'entreprise de logiciels Compuware après avoir accumulé 8 % des actions de la société. Selon Elliott, Compuware est prometteuse mais avait été sous-performante sous sa gestion actuelle[4].

Rachat de dettes souveraines[modifier | modifier le code]

Elliott est connu pour posséder beaucoup de dettes souveraines, qu'elle recouvre par voie de justice : en Argentine en 2014[5], mais aussi au Congo dans les années 2000 et au Pérou dans les années 1990.

Argentine[modifier | modifier le code]

En décembre 2001, au plus fort de la crise économique argentine, Domingo Cavallo (alors ministre de l'Économie) annonce le défaut de paiement du pays face à ses créanciers. Pendant des années, les gouvernements successifs vont négocier une restructuration de la dette : 93 % des investisseurs finissent par accepter une décote de l'ordre de 70 %, et un calendrier de remboursement sur plusieurs années. Mais les 7 % restants vont négocier avec des fonds spéculatifs, dont Elliott et Aurelius, qui rachètent leurs créances à bas prix[6]. Ils attaquent ensuite les États en justice pour se voir rembourser la valeur faciale de la dette, soit plus de 1,3 milliards pour les deux fonds.

En 2014, pour faire pression sur l'Argentine, ce « hedge fund » fait procéder à une vague de saisies en France à l’encontre de comptes officiels argentins et d’institutions, dont la Banque de France[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chloé Dussapt, « Qui est Paul Singer, le milliardaire intraitable qui a ruiné l'Argentine », sur challenges.fr, .
  2. (en) « Hedge Fund Chiefs, With Cash, Join Political Fray », The New York Times, .
  3. (en) « The Paul E. Singer Foundation to Serve as Title Sponsor for the Bob Woodruff Foundation 4th Annual Stand Up for Heroes », The Paul E. Singer Foundation (consulté le 30 juin 2014).
  4. (en) Nathan Vardi, « Billionaire Hedge Fund Manager Bets On Mainframe Computers », Forbes, .
  5. « Elliott, le fonds vautour qui fait trembler l'Argentine », sur Le Monde.fr, (consulté le 1er août 2014).
  6. « L’Argentine au bord du gouffre financier », sur Libération.fr, (consulté le 1er août 2014).
  7. Elliott, ce fonds « vautour » qui défie l’Etat français