Marc Didier

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Marc Félix Didier, né le 19 mai 1899 à la Neuville-aux-Larris (Marne)[1] et mort le 7 août 1981 à Paris, est un réalisateur et scénariste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

On connait peu de chose de Marc Didier sinon qu'il réalisa dans les années 1920 des films publicitaires et des documentaires, aujourd'hui considérés comme perdus, avant de se lancer dans la mise en scène de films de fictions à partir de 1932.

Henri Diamant-Berger le nomma à la fin de 1927 directeur du Département des films d'enseignement et de propagande au sein de sa société de production Diamant Film[2].

Le tournage en extérieur au Maroc du film Capitaine Ardant[3] annoncé par la presse à partir du mois de juin 1939[4] est interrompu à la suite de la déclaration de guerre. Mobilisé et affecté comme lieutenant[5] au 145° régiment d'artillerie, Marc Didier est fait prisonnier en 1940 et transféré à l'Oflag VI-A de Soest[6]. Il sera libéré en septembre 1941[7].

Le nom de Marc Didier ne réapparait qu'en octobre 1942, date à laquelle Comœdia[8] annonce le tournage de Destin avec Jim Gérald dans le rôle principal. En novembre, il part tourner en extérieur à Colomb-Béchar en Algérie sur le chantier du Transsaharien. Mais, comme pour Capitaine Ardant, le tournage de Destin à peine commencé est interrompu par les opérations militaires consécutives à l'Opération Torch et le débarquement de l'armée américaine à Oran.

C'est après cette nouvelle interruption de tournage que Marc Didier quitte définitivement les plateaux de cinéma.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur :

Annoncés mais non réalisés :

Comme scénariste :

Comme dialoguiste :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de la Marne en ligne, état-civil de la Neuville-aux-Larris, registre des naissances de 1899, acte n° 2 (vue 22 / 133) [1] avec mention marginale de décès.
  2. Journal Le Gaulois du 5 décembre 1927, p. 4, rubrique Les Cinémas, Les petites nouvelles [2] disponible sur Gallica.
  3. Un film portant le même titre est sorti en 1951. On ignore si son réalisateur, André Zwobada, a repris le projet de Marc Didier ou s'il s'agit d'une œuvre originale.
  4. Journal des Débats du 14 juin 1939, p. 4, rubrique Le spectacle à Paris, le cinéma [3] disponible sur Gallica
  5. Il était sous-lieutenant d'artillerie de réserve depuis 1922 (décret du 4 juillet 1922, JO du 7 juillet , p. 7071). [4] disponible sur Gallica.
  6. Centre national d'information sur les prisonniers de guerre, liste officielle n° 48 de prisonniers français du 4 décembre 1940, p. 20 [5] disponible sur Gallica.
  7. Revue Comœdia du 20 septembre 1941, p. 5, rubrique Projections et projets, tablettes du cinéma [6] disponible sur Gallica
  8. Revue Comœdia du 17 octobre 1942, p. 5, rubrique Projections et projets, les revenants [7] disponible sur Gallica
  9. Le Cinéma. Ce qui se passe en France. Paris-Soir, 10 octobre 1925, p. 5, disponible sur Gallica.
  10. L'activité cinégraphique en France. Cinéa, 15 août 1926, p. 25, disponible sur Gallica.
  11. Les spectacles. Sur l'écran. L'Humanité, 20 décembre 1926, p. 4, disponible sur Gallica.
  12. Les Cinémas. Petites nouvelles. Le Gaulois, 17 juillet 1927, p. 2,disponible sur Gallica.
  13. Journal Le Gaulois du 5 janvier 1928, p. 3, rubrique Les Cinémas, Petites nouvelles [8] disponible sur Gallica
  14. Cinéma. Présentations : Riri et Nono mannequins. L'Intransigeant, 2 juillet 1932, p. 7, disponible sur Gallica.
  15. La série de courts-métrages Riri et Nono avait débuté avec Riri et Nono en vacances de Jacques Daroy et Riri et Nono chez les pur-sang de Roger Capellani en 1932. Les rôles-titres des 5 films de la série étaient interprétés par Emile Riandreys (Riri) et Nono Lecorre (Nono).
  16. Cinéma. Les films nouveaux. Riri et Nono sont amoureux. L'Intransigeant, 24 août 1932, p. 7, disponible sur Gallica.
  17. Hebdomadaire L'Aréo du 28 juillet 1933, rubrique Les spectacles, Echos et potins. [9] disponible sur Gallica.
  18. Les premières mondiales de films à Brive-la-Gaillarde : le moulin dans le soleil. La Vie limousine, 25 janvier 1939, p. 614, disponible sur Gallica.
  19. Le Cinéma, des 2 côtés de l'écran. Le Figaro, 22 mai 1939, p.4, disponible sur Gallica.
  20. Autour d'Alger. Malgré les événements. L'Echo d'Alger, 23 novembre 1942, p. 2,disponible sur Gallica.
  21. Journal Les Annales coloniales du 18 juillet 1933, p. 3, rubrique A l'écran, les films qui passent [10] disponible sur Gallica.
  22. Hebdomadaire L'Avenir de Souk-Ahras du 1er septembre 1935, p. 2, rubrique A l'écran, les succès du Royal-Ciné [11] disponible sur Gallica.

Lien externe[modifier | modifier le code]