Marc Didier

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Marc Félix Didier, né le à la Neuville-aux-Larris (Marne)[1] et mort le au sein de l'Hôpital du Val-de-Grâce dans le 5e arrondissement de Paris[2], est un réalisateur et scénariste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

On connait peu de chose de Marc Didier sinon qu'il réalisa dans les années 1920 des films publicitaires et des documentaires, aujourd'hui considérés comme perdus, avant de se lancer dans la mise en scène de films de fictions à partir de 1932.

Henri Diamant-Berger le nomma à la fin de 1927 directeur du Département des films d'enseignement et de propagande au sein de sa société de production Diamant Film[3].

Le 23 mai 1933, le nom de Marc Didier apparaît dans la rubrique des faits divers des journaux de l'époque. Ce jour-là, le cinéaste est pris à partie dans un restaurant par un tailleur des Champs-Elysées qui lui réclame le montant d'un costume impayé depuis 5 ans. Le ton monte et une bagarre s'ensuit devant l'établissement au cours de laquelle le commerçant tombe lourdement sur le trottoir et meurt 4 jours plus tard des suites de ses blessures. Louis Bouvier, l'ami de Marc Didier qui avait donné le coup de poing à l'origine de la chute mortelle, sera acquitté par la Cour d'Assises de la Seine le 16 janvier 1935[4] quelques jours seulement après la sortie en salle du Billet de mille.

Le tournage en extérieur au Maroc du film Capitaine Ardant[5] annoncé par la presse à partir du mois de juin 1939[6] est interrompu à la suite de la déclaration de guerre. Mobilisé et affecté comme lieutenant[7] au 145° régiment d'artillerie, Marc Didier est fait prisonnier en mai 1940 et interné à l'Oflag VI-A de Soest[8]. Il sera libéré en septembre 1941[9].

Le nom de Marc Didier ne réapparait qu'en octobre 1942, date à laquelle Comœdia[10] annonce le tournage de Destin avec Jim Gérald dans le rôle principal. Début novembre, il part tourner en extérieur à Colomb-Béchar en Algérie sur le chantier du Transsaharien[11]. Mais, comme pour Capitaine Ardant, le tournage de Destin à peine commencé est interrompu par les opérations militaires consécutives à l'Opération Torch et le débarquement de l'armée américaine à Oran.

C'est après cette nouvelle interruption de tournage que Marc Didier quitte définitivement les plateaux de cinéma.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur :

Annoncés mais non réalisés :

Comme scénariste :

Comme dialoguiste :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de la Marne, commune de Neuville-aux-Larris, acte de naissance no 2, année 1899 (avec mention marginale de décès) (vue 22/133)
  2. Archives de Paris 5e, acte de décès no 516, année 1981 (vue 27/31)
  3. Journal Le Gaulois du 5 décembre 1927, p. 4, rubrique Les Cinémas, Les petites nouvelles disponible sur Gallica.
  4. disponible sur Gallica Le Journal, 17 janvier 1935, p. 3, disponible sur Gallica.
  5. Un film portant le même titre est sorti en 1951. On ignore si son réalisateur, André Zwobada, a repris le projet de Marc Didier ou s'il s'agit d'une œuvre originale.
  6. Journal des Débats du 14 juin 1939, p. 4, rubrique Le spectacle à Paris, le cinéma disponible sur Gallica
  7. Il était sous-lieutenant d'artillerie de réserve depuis 1922 (décret du 4 juillet 1922, JO du 7 juillet , p. 7071). disponible sur Gallica.
  8. Centre national d'information sur les prisonniers de guerre, liste officielle n° 48 de prisonniers français du 4 décembre 1940, p. 20 disponible sur Gallica.
  9. Revue Comœdia du 20 septembre 1941, p. 5, rubrique Projections et projets, tablettes du cinéma disponible sur Gallica
  10. Revue Comœdia du 17 octobre 1942, p. 5, rubrique Projections et projets, les revenants disponible sur Gallica
  11. disponible sur Gallica Un film sur le Transsaharien.] Comoedia, 7 novembre 1942, p. 5
  12. Le Cinéma. Ce qui se passe en France. Paris-Soir, 10 octobre 1925, p. 5, disponible sur Gallica.
  13. L'activité cinégraphique en France. Cinéa, 15 août 1926, p. 25, disponible sur Gallica.
  14. Cinémas. Petit courrier. Comoedia, 7 octobre 1926, p. 2, disponible sur Gallica.
  15. Les spectacles. Sur l'écran. L'Humanité, 20 décembre 1926, p. 4, disponible sur Gallica.
  16. Les Cinémas. Petites nouvelles. Le Gaulois, 17 juillet 1927, p. 2,disponible sur Gallica.
  17. Journal Le Gaulois du 5 janvier 1928, p. 3, rubrique Les Cinémas, Petites nouvelles [1] disponible sur Gallica
  18. Bruits de coulisses. Paris-Soir, 2 juin 1932, p. 7, disponible sur Gallica.
  19. Cinéma. Présentations : Riri et Nono mannequins. L'Intransigeant, 2 juillet 1932, p. 7, disponible sur Gallica.
  20. Publicité dans la revue Hebdo-Film, 17 septembre 1932, p. 4, disponible sur Gallica.
  21. La série de courts-métrages Riri et Nono avait débuté avec Riri et Nono en vacances de Jacques Daroy et Riri et Nono chez les pur-sang de Roger Capellani en 1932. Les rôles-titres des 5 films de la série étaient interprétés par Emile Riandreys (Riri) et Nono Lecorre (Nono).
  22. Cinéma. Les films nouveaux. Riri et Nono sont amoureux. L'Intransigeant, 24 août 1932, p. 7, disponible sur Gallica.
  23. Hebdomadaire L'Aréo du 28 juillet 1933, rubrique Les spectacles, Echos et potins. [2] disponible sur Gallica.
  24. Ecrans et studios. Paris-Soir, 25 février 1934, p. 6, disponible sur Gallica.
  25. Le Billet de mille. Comoedia, 10 août 1934, p. 6, disponible sur Gallica.
  26. Les premières mondiales de films à Brive-la-Gaillarde : le moulin dans le soleil. La Vie limousine, 25 janvier 1939, p. 614, disponible sur Gallica.
  27. Dernières nouvelles des spectacles. Paris-Soir, 16 janvier 1939, p. 6, disponible sur Gallica.
  28. Autour d'Alger. Malgré les événements. L'Echo d'Alger, 23 novembre 1942, p. 2,disponible sur Gallica.
  29. Quand les gens du monde se font acteurs de cinéma. L'Intransigeant, 3 octobre 1933, p. 2, disponible sur Gallica.
  30. A l'Olympia. Le petit Cooper et Richard Dix dans Son Gosse film de gangsters. Comoedia, 22 août 1933, p. 1, disponible sur Gallica.
  31. Journal Les Annales coloniales du 18 juillet 1933, p. 3, rubrique A l'écran, les films qui passent [3] disponible sur Gallica.
  32. Hebdomadaire L'Avenir de Souk-Ahras du 1er septembre 1935, p. 2, rubrique A l'écran, les succès du Royal-Ciné [4] disponible sur Gallica.

Lien externe[modifier | modifier le code]