Réserve naturelle nationale des gorges de l'Ardèche

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Réserve naturelle nationale des gorges de l'Ardèche
CirqueMadeleine.jpg

Cirque de Madeleine

Type
Catégorie UICN
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces)
Identifiant
Adresse
Ville proche
Coordonnées
Superficie
1 572,22 ha[1]
Création
Administration
Syndicat de gestion des Gorges de l'Ardèche
Site web
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La réserve naturelle nationale des gorges de l'Ardèche (RNN41) est une réserve naturelle nationale située dans les régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes. Classée en 1980, elle occupe une surface de 1 572,22 hectares et protège les gorges de l'Ardèche.

Localisation[modifier | modifier le code]

Périmètre de la réserve naturelle.

Le territoire de la réserve naturelle est dans les départements de l'Ardèche, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, et du Gard dans la région Occitanie. Il recouvre une grande partie des Gorges de l'Ardèche sculptées par la rivière Ardèche. La réserve naturelle se situe sur les communes de d'Aiguèze, Bidon, Le Garn, Labastide-de-Virac, Saint-Marcel-d'Ardèche, Saint-Martin-d'Ardèche, Saint-Remèze et Vallon-Pont-d'Arc.

Histoire du site et de la réserve[modifier | modifier le code]

Écologie (biodiversité, intérêt écopaysager…)[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

La végétation des gorges de l'Ardèche constitue la frange la plus nordique des paysages de type méditerranéen. On y trouve, au sein d'un important massif forestier, des espèces qui ont dû s'adapter aux longues périodes de sècheresses et au sol calcaire. Elles trouvent ici, souvent, la limite de leur aire de répartition. De plus, au début du siècle, les coupes de bois effectuées tous les 20-30 ans ainsi que l'intense activité agricole sur les plateaux ont permis de favoriser une mosaïque de végétaux de plus de 500 espèces.

Dans les garriques on trouve les chênes vert et pubescent, l'orme, le frêne, le genévrier de Phénicie, le genevrier cade, le troène. Les bords de rivière sont peuplés de saules blancs, pourpres et drapés ainsi que de peupliers, d'érables et d'alisiers torminal. Parmi les plantes, on peut citer le pavot cornu, la lampourde glouteron, la salsepareille, le cornouiller, l'alysson à gros fruits et l'orlaya.

Faune[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne les mammifères, la population de castors est estimée à une trentaine d'individus. On trouve également la Genette et 18 espèces de chauve-souris.

L'avifaune dans la réserve, dont les biotopes sont divers et originaux, est variée et riche en espèces. Les milieux rupestre offrent des sites privilégiés de nidification pour les oiseaux. L'Aigle de Bonelli est l'espèce de rapace la plus menacée en France. Elle est estimée a une quinzaine de couples. On trouve également le faucon pèlerin, l'hirondelle de rochers, le circaète et le vautour percnoptère.

De par la variété des milieux, les reptiles et amphibiens sont bien représentés dans la région. Citons la Salamandre tachetée, le Triton palmé, le Lézard ocellé, la Couleuvre de Montpellier, la Coronelle girondine et la Vipère aspic.

Dans les Gorges, la rivière est caractérisée par une alternance de rapides et de zones d'eaux calmes et profondes ce qui permet une diversification de la faune aquatique. L'inventaire des poissons compte le Hotu, le Barbeau, le Chevaine, le Spirlin, le Goujon, le Toxostome, l'Apron, la Carpe, le Gardon, la Perche et l'Anguille. L'Alose est en cours de re-colonisation.

État, pressions ou menaces, réponses[modifier | modifier le code]

Fréquentation touristique[modifier | modifier le code]

La forte fréquentation touristique estivale est la plus grande menace sur le site. Plus de 100 000 personnes descendent chaque année les gorges en canoé et en kayak, auquel il faut rajouter les randonneurs ou ceux venus pour d'autres activités sportives ou touristiques. Pour limiter leur impact, le bivouac sauvage est interdit dans la réserve. Le camping, en tente uniquement, n'est autorisé que dans les bivouacs de Gaud et du Gournier, gérés par le SGGA[2], et au camping naturiste de la Plage des Templiers[3], seul camping encore existant au fond des gorges parmi les quatre autorisés par le décret du 14 janvier 1980[4].

Espèces invasives[modifier | modifier le code]

L'ambroisie s'est installée depuis plusieurs années dans les gorges et tend à coloniser massivement les plages de galets durant la période estivale. Le cycle de vie de l'ambroisie est parfaitement adapté aux étiages estivaux longs de l'Ardèche qui lui permettent de pousser et de produire ses graines avant les crues de l'automne. Un arrêté préfectoral[5] rend obligatoire son élimination, y compris pour les gestionnaires de l'espace public. Le syndicat de gestion des Gorges de l'Ardèche organise des opérations de sensibilisation et d'arrachage qui semblent porter leur fruit[6].

La Balsamine de l'Himalaya est également considérée comme invasive dans les Gorges de l'Ardèche. Elle est très répandue et apprécie les zones ombragées.

La Pyrale du buis a fait une apparition brutale en 2015 dans le sud de l'Ardèche[7] et a détruit en deux ans une part importante des buis de la ripisylve et de la garrigue des Gorges de l'Ardèche.

Intérêt touristique et pédagogique[modifier | modifier le code]

Les Gorges de l'Ardèche et leurs plateaux attirent chaque année de nombreux visiteurs avides de découverte, d'évasion, et d'activités de pleine nature. Il s'agit d'un des sites les plus visités du département de l'Ardèche et des environs. De très nombreuses activités sont possibles : la spéléologie, l'escalade, la descente des gorges en canoë, en kayak ou en barque, la randonnée, …

Galerie de photo[modifier | modifier le code]

Administration, plan de gestion, règlement[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle est gérée par le Syndicat de gestion des gorges de l'Ardèche (SGGA).

Outils et statut juridique[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle a été créée par le décret no 80-27 du [8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Muséum national d'Histoire naturelle, « Gorges de l'Ardèche (FR3600041) », sur Inventaire national du Patrimoine naturel, 2003+ (consulté le 2 mars 2015)
  2. Gorge de l'Ardèche, « La règlementation », sur www.gorgesdelardeche.fr (consulté le 12 octobre 2017)
  3. « camping naturiste ardèche vallon pont d'arc », sur www.camping-templiers-ardeche.com (consulté le 12 octobre 2017)
  4. « Fac-similé JO du 18/01/1980, page 00140 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 12 octobre 2017)
  5. Arrêté Préfectoral du Préfet de l'Ardèche sur l'élimination de l'ambroisie
  6. Opération de sensibilisation sur l'ambroisie
  7. « Dégâts dans les jardins : comment lutter contre la Pyrale du Buis ? », Le Dauphiné Libéré,‎ (lire en ligne)
  8. « Décret n°80-27 du 14 janvier 1980 PORTANT CREATION DE LA RESERVE NATURELLE DES GORGES DE L'ARDECHE (ARDECHE ET GARD) », sur Legifrance