Prise de vue réelle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Une proposition de fusion est en cours entre Prise de vue réelle et Film live.

Les avis sur cette proposition sont rassemblés dans une section de Wikipédia:Pages à fusionner. Les modifications majeures apportées, entre temps, aux articles doivent être commentées sur la même page.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (novembre 2015).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

image illustrant une technique cinématographique
Cet article est une ébauche concernant une technique cinématographique.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Vue du tournage en prise de vue réelle d'une scène du film Transformers.

La prise de vue réelle est une technique cinématographique, consistant à filmer en direct. Ce terme est surtout utilisé par opposition à l'animation, car avec cette dernière il n'y a pas de tournage ou d'enregistrement direct de sujets réels produisant un mouvement réel.

Description[modifier | modifier le code]

La prise de vue se fait donc par des photographies prises à des intervalles très court, afin de restituer le mouvement par un ensemble de petits déplacements[1][Pas dans la source]

Dans les deux techniques, aussi bien la prise de vue réelle que l'animation, l'illusion de l'image en mouvement se produit chez le spectateur par le principe de la persistance rétinienne, mais contrairement à la prise de vue réelle, l'animation fait appel, soit à l'outil informatique (animation 3D), soit au dessin animé traditionnel (prise de vue image par image de planches dessinées), soit à l'animation en volume (prise de vue image par image d'objets réels, donc tridimensionnels, le plus souvent dans un décor lui aussi tridimensionnel, une maquette ou un diorama).

Pour un rendu réaliste, la prise de vue réelle nécessite une parfaite synchronisation du son et de l'image. Ces deux sont généralement pris simultanément, et synchronisés à l'aide du clap utilisé au début de la prise de vue.

Les films d'animation utilisant des techniques spécifiques à l'animation s'inspirent parfois de films en prise de vue réelle. c'est le cas par exemple de Persepolis, dans lequel plusieurs séquences s’inspirent du cinéma expressionniste allemand[2].

Mélange de prises de vue réelle et de prises de vue image par image[modifier | modifier le code]

Dès les début du cinéma d'animation, le mélange entre prise de vue réelle et dessin animé existe, avec le film de l'inventeur du dessin animé sur pellicule, avec le Théâtre optique, Émile Reynaud, dans « Autour d'une cabine », en 1895, ou, 11 ans après « Humourous phases of funny faces » du britannique James Stuart Blackton en 1906[3].

Certains films mêlent cependant prise de vue réelle et animation en volume, comme la très populaire œuvre de Ray Harryhausen Jason et les Argonautes. Dans ce cas, le mélange des deux techniques se fait au montage par des techniques de reprises de vues avec caches. Ces techniques seront remplacée avec l'arrivée de la vidéo analogique, par des incrustations utilisant d'abord des fonds bleus, puis avec la vidéo numérique par des fonds verts. Le compositing enfin permet de mixer un nombre plus important de plans et d'y ajuster plus finement les ambiances.

Dans les années 1960 à 1980 les studios Disney réalisent trois longs métrages mêlant prise de vue réelle et dessin animé Mary Poppins (1964) et L'Apprentie sorcière (1971), Peter et Elliott le dragon (1977), Roger Rabbit (1988) et un film mêlant prise de vue réelle et synthèse d'image 3D, Tron (1982). Le long métrage The Last Starfighter de Nick Castle (1984) utilise également le mélange d'image de synthèse 3D.

L'émission La Bande à Bédé (1980 — 1986), sur la chaîne de télévision française Antenne 2, présentant des auteurs et personnages de bande dessinée, présente les personnages des bandes dessinées en dessin animé en y intégrant les auteurs des bandes dessinées.

En 1985, le clip vidéo du morceau Take on Me du groupe norvégien A-Ha mélange des dessin animés crayonnés représentant une bande dessinée et des prises de vue réelle.

Les techniques vidéos (utilisant les trois composantes rouge, verte et bleue), toujours très utilisées aujourd'hui, permettent d'utiliser le fond bleu (ou plus souvent vert aujourd'hui), afin d'incruster des personnages et objets filmés en prise de vue réelle avec des décors artificiels et d'autres objets animés, qu'il s'agisse de modèles réduits, de dessins, de photographies, d'autres prises de vues réelles ou bien d'images numériques, comme des décors en matte painting.

Il devient nécessaire de multiplier les informations récupérées par les instruments de prise de vue et de prise de son, afin de bénéficier pleinement des apports des nouvelles technologies. Il peut s'agir par exemple du mouvement de la caméra, afin de le réutiliser dans un mouvement de caméra virtuel.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Cros et Institut pédagogique national (France), Documents pour la classe : moyens audio-visuels, Paris, Centre national de documentation pédagogique, (notice BnF no FRBNF34382922, lire en ligne), « Le principe du cinéma "image par image" », p. 3
  2. « Quand le cinéma d’animation enfile la panoplie du cinéma en prise de vue réelle », au sein du colloque « Révolutions de l'animation à lère postmoderne »
  3. « Ciné club cinéma - Rencontre dessin/prise de vue réelle », sur Université Paris 8, dans le cadre du master valorisation des patrimoines cinématographiques et audiovisuels

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]