Antoine Brutus Menier

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Antoine Brutus Menier
Portrait de Jean-Antoine-Brutus Menier (1795-1853).jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
PassyVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Jean MenierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Enfant
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Distinction
Œuvres principales

Jean Antoine Brutus Menier (Bourgueil, -Passy, ) est un industriel français, pharmacien diplômé à 44 ans, membre de la famille de chocolatiers Menier et fondateur de l'entreprise du même nom en 1816.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'usine à Noisiel (illustration provenant d'une publication suédoise dans les années 1880 ou 1890).

Sa scolarité s’effectue à l’école secondaire de La Flèche, dans la Sarthe, qui vient tout juste d’être transformée en prytanée militaire en 1808. Le pharmacien Louis Meignan l’accueille et l’initie aux préparations pharmaceutiques, domaine dans lequel la plupart des chocolatiers de l’époque font leurs premières armes.

Après un passage par l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, puis une commission de pharmaciens des hôpitaux de la 24e division militaire, il est nommé au camp de Meaux, puis au service de Santé dans Paris, avant d'être rappelé au Val-de-Grâce, et finalement être démobilisé le .

Après sa démobilisation, il fonda, en 1816, l’entreprise chocolatière Menier dans le quartier du Marais à Paris (rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie). Vendant, à l’origine, des produits pharmaceutiques, il mit en vente des médicaments à base de chocolat, ce dernier servant à masquer l'amertume des pastilles.

Pour broyer la fève de cacao, il utilisa d'abord un moulin à bras, puis des manèges à chevaux, pour avoir enfin recours à l’énergie hydraulique. Il loue pour une durée de 15 ans l'ancien moulin à eau seigneurial du village de Noisiel, qui ne compte alors qu'à peine plus d’une centaine d’habitants, ainsi que le terrain environnant d’environ 3 hectares. Il fait transformer le moulin pour les besoins de son entreprise et finit par l'acquérir au terme de son contrat de location[1].

Il crée, en 1836, en France le concept de la tablette de chocolat (plaquette composée de six barres semi-cylindriques enveloppées de papier jaune) que développe en 1847 en Angleterre Francis Fry qui crée la véritable plaquette de chocolat, telle que nous la connaissons aujourd'hui[2].

Industriel doué, il est aussi commerçant talentueux : il commence à lancer des campagnes de publicité pour son chocolat, mais ce sont ses successeurs qui porteront la marque à un niveau européen.

L’époque est favorable aux innovations et aux créations d’entreprise, car en 1826, à Serrières, Philippe Suchard crée la première fabrique de chocolat de Suisse, puis en 1828 le Hollandais Coenraad Johannes van Houten crée le chocolat en poudre, tandis qu’en 1830, le Suisse Charles-Amédée Kohler invente le chocolat aux noisettes.

Nommé chevalier de la Légion d'honneur et reçu dans l'ordre en juin 1853, il meurt à l'âge de 58 ans; son fils et pharmacien Émile-Justin Menier lui succède.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le moulin Saulnier
  2. Julie Védie, « L’épopée de la chocolaterie Menier », journal Île-de-France, no 26,‎ , p. 12.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Figures pharmaceutiques françaises, notes historiques et portraits, 1803 - 1953, Paris, 1955, pp. 71 et s.

Liens externes[modifier | modifier le code]