Otto van Veen

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Otto van Veen
Octavio van Veen - het gulden cabinet.png
Octavio (Otto) van Veen dans Het Gulden Cabinet, p. 39
Naissance
Décès
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Enfant
Gertruida van Veen (1602-1643) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Otto van Veen dit Otto Venius ou Otto Vaenius est un peintre maniériste et un théoricien d'art flamand, né en 1557 à Leiden (Leyde) et mort le à Bruxelles. Il est notamment connu pour avoir été, entre 1594 et 1598, le maître de Pierre-Paul Rubens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Otto van Veen eut pour premier maître I.C. Swanenburgh, à Leyde. En 1572, à cause des conflits politiques et religieux, le père d'Otto, Cornelis van Veen, partisan des Espagnols, prit la fuite avec sa famille et se réfugia à Anvers. Les conflits l'amenèrent par la suite à Aix-la-Chapelle puis à Liège. C'est là qu'Otto van Veen devint page dans la suite du prince-évêque Gérard de Groesbeek. À la même époque, il eut pour précepteur Dominique Lampson. C'est d'ailleurs à cette époque qu'Otto décida, à la manière de son maître (Lampsonius), de latiniser son nom (Vaenius). On suppose qu'en plus de l'éducation donnée par Lampson, Otto van Veen reçut des leçons de dessin et de peinture chez J. Ramey.

Van Veen découvre la peinture maniériste italienne lors d'un séjour à Rome en 1575, et s'en fera l'ambassadeur auprès des artistes des Pays-Bas. Il séjourna trois ans chez son mécène, le cardinal Cristoforo Madruzzo, au Palazzo de'Penitenzieri. Il se lia d'amitié avec le peintre romain Federigo Zuccaro.

Avant de revenir dans les Flandres, Otto van Veen s'arrêta à Munich, à la cour du duc Guillaume de Bavière. Pendant cette période, Otto van Veen se lia d'amitié avec Juste Lipse et collabora avec son frère Gisbert, qui était graveur. Ils allèrent d'ailleurs tous les deux à la cour de Rodolphe II à Prague, pour présenter leurs œuvres. Après 1581, il vint s'installer à Liège, où il entra au service du prince Ernest de Bavière. Lorsque celui-ci fut nommé archevêque de Cologne, Van Veen devint peintre officiel du duc de Parme, Alexandre Farnèse (1545-1592), alors gouverneur des Pays-Bas du sud. Jusqu'à la mort de Farnèse, Otto van Veen habita à Bruxelles.

En 1593, il partit pour Anvers où il devint franc-maître de la guilde de Saint-Luc. Il exécuta de nombreuses commandes pour le successeur d'Alexandre Farnèse, Ernest d'Autriche.
Entre 1594 et 1600, le nom de Rubens apparaît dans les documents comme membre de l'atelier de Van Veen et c'est probablement lui qui mit Rubens en contact avec Vincent Ier de Mantoue.
Après la mort d'Ernest d'Autriche, Otto van Veen travailla pour son successeur, l'archiduc Albert de Habsbourg. À partir du retour de Rubens d'Italie, en 1608, Otto van Veen se consacra à la publication de recueils d'emblèmes et d'essais philosophiques, et fut en quelque sorte oublié de la cour qui avait trouvé en Rubens son nouveau peintre.

Œuvres picturales[modifier | modifier le code]

  • Otto Van Veen peignant, entouré des siens (1584) toile, 176 × 250 cm, musée du Louvre, Paris[1]
  • Portrait d'Alexandre Farnèse (1545-1592)
  • L'Adoration des mages, église Saint-André de Lille
  • La Présentation de l'Enfant Jésus au temple, église Saint-André de Lille
  • La Madeleine en pleurs, huile sur bois, musée des beaux-arts d'Orléans.
  • Madeleine au pied de la Croix, huile sur bois, 64,5 × 50 cm, Rouen, musée des beaux-arts de Rouen.
  • Le Palais enchanté de l'Arioste, huile sur papier, 19 × 15, Rouen, musée des beaux-arts de Rouen.
  • Diogène jetant son écuelle, huile sur papier, 17,5 × 14,8 cm, Rouen, musée des beaux-arts de Rouen.
  • La Cène, (1592), huile sur toile, 350 × 247 cm, cathédrale Notre-Dame d'Anvers.

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • Album Amicorum (1606)
  • Quinti Horatii Flacci Emblemata (1607)
  • Amorum emblemata (1608)
  • Vitae D. Thomae Aquinatsi (1610)
  • De Batavische ofte oude Hollandtsche oorloghe teghen de Romeynen (1612)
  • Historia septem infantium Lara (1612)
  • Amoris divini emblemata (1615)
  • Emblemata aliquot selectiora amatoria (1618)
  • Emblemata siva symbola principibus, viris ecclesiasticis ac militaribus, alusque usurpanda (1624)

Illustration de deux livres de Gomberville :

  • Le Théâtre moral de la vie humaine en plus de cent tableaux divers, tirez du poëte Horace par le sieur Aotho Venius
  • La Doctrine des mœurs tirées de la philosophie des stoïques représenté en cent tableaux et expliquée en cent discours pour l'instruction de la jeunesse

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXe siècle, Musée du Louvre Editions, , 576 p. (ISBN 2-35031-032-9), p. 415

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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