Pieter van Lint

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lint.
Pieter van Lint
Pieter van Lint - Het Gulden Cabinet.png

Portrait gravé de Pieter van Lint, paru dans le Het Gulden Cabinet de Cornelis de Bie (1662)

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
AnversVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Mouvement

Pieter[1] van Lint, né le à Anvers, où il meurt le , est un peintre flamand de l'époque baroque[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié sous Roelant Jacobs puis sous Artus Wolffort (période durant laquelle il copie nombre d'œuvres d'autres peintres, en particulier Rubens, Maarten de Vos et les Francken[3]), Pieter van Lint est reçu comme maître dans la gilde de Saint-Luc à Anvers en 1632. Il part ensuite pour l'Italie et Venise, où il étudie Paul Véronèse[4], puis s'installe à Rome en 1633 sous la protection du cardinal Domenico Ginnasi. Un de ses ouvrages les plus importants de cette période romaine est la série de fresques réalisées pour la chapelle de la famille Cybo dans l'église Santa-Maria-del-Popolo (1635-1640)[5] et représentant l'Histoire de la Sainte-Croix. En parallèle à ses commandes religieuses, il peint aussi de nombreuses scènes de genre dans le style des Bamboccianti[3]. Il séjourne à Paris entre 1640 et 1641, où il aurait été en contact avec Nicolas Poussin[2], et retourne ensuite à Anvers. Au cours des années suivantes, il travaille pour de nombreuses églises et abbayes anversoises. Sa réputation grandit et atteint le Danemark, où le roi Christian IV lui commande quelques ouvrages pour son château de Kronborg[4].

Parmi ses disciples, on compte Godfried Maes (en), Caerel de las Cuevas en Jan-Baptista Ferrari[2]. Il est le père du peintre paysagiste Hendrik Frans van Lint (en)[6].

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Pieter van Lint est un peintre de portraits, d'histoire, de scènes mythologiques, pastorales et de genre et est aussi dessinateur. 

Depuis son retour à Anvers au début des années 1640, ses œuvres s'inspirent de son séjour romain et plus particulièrement des toiles du Caravage. Par la suite, la plupart de ses œuvres sont d'inspiration religieuse. En effet, il exécute de nombreuses œuvres religieuses de petit format destinées à être vendues en Espagne et dans le colonies espagnoles, où il bénéficiait notamment de l'admiration de Murillo et Pacheco[7]. Il exécute fréquemment des commandes pour des marchands d'art en vue tels que Matthijs Musson (en) et Guillam Forchondt l'Ancien (en)[3]. La qualité de ces œuvres est assez inégale : elles sont fréquemment réalisées par des ouvriers de son atelier pour répondre à la forte demande de la péninsule ibérique[8].

Il réalise aussi des portraits, ainsi que de nombreux « triomphes » à la manière des Carrache. Sa manière archaïsante, ses tableaux de dimensions moyennes, font référence aux maîtres italiens et flamands du XVIe siècle ; ils sont marqués de l'influence du classicisme italien d'Annibale Carraci et du Guerchin et présentent de lointaines analogies avec le style de Philippe de Champaigne.

Comme de nombreux artistes flamands de renom, Peter van Lint réalise des esquisses et des cartons qui servent de base à la création de tapis. En effet, cet art décoratif d'avant-plan jouissait d'un franc succès à l'exportation et pouvait rapporter gros. Van Lint crée ainsi plusieurs esquisses pour Jan van Leefdael (nl) et Gérard van der Streken de Bruxelles, où se trouvaient les principaux ateliers de la région. On attribue aussi à van Lint le sujet des tapisseries retraçant l'histoire de la Vierge Marie conservés au monastère Notre-Dame-de-la-Poterie à Bruges[9].

Plusieurs de ses œuvres ont été gravées par Pieter de Bailliu (en)[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Jésus et la femme adultère.

En Allemagne

En Autriche

En Belgique

En Espagne

En France

En Hongrie

Aux Pays-Bas

En Russie

Ailleurs

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aussi orthographié Peter ou Pierre
  2. a, b et c (nl) « Peter van Lint », sur rkd.nl (consulté le 6 janvier 2018)
  3. a, b et c Hans Vlieghe. "Lint, Pieter van." Grove Art Online. Oxford Art Online. Oxford University Press. Web. 24 Nov. 2013
  4. a, b et c Joseph Fr Michaud et Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, (lire en ligne)
  5. a, b, c, d et e (es) « Lint, Pieter van - Museo Nacional del Prado », sur www.museodelprado.es (consulté le 6 janvier 2018)
  6. (en) Edgar Peters Bowron, Joseph Rishel (en), Art in Rome in the Eighteenth Century, Philadelphia Museum of Art; Museum of Fine Arts, Houston, 2000, p. 236-237
  7. Stefan de VRIES, Le commerce de l'art entre les Flandres et l'Espagne, 1648-1713, Paris, Université Paris Sorbonne-Paris IV, 2007, 73 p. (Lire en ligne)
  8. (es) Méndez Rodríguez, L.R., Salomón dirige la construcción del templo de Jerusalén por Pieter van Lint, 1998, Laboratorio de Arte, 11, 493-500. (Lire en ligne)
  9. (en) Thomas P. Campbell, Pascal-François Bertrand, Jeri Bapasola et Metropolitan Museum of Art (New York N.Y.), Tapestry in the Baroque: Threads of Splendor, Metropolitan Museum of Art, (ISBN 9781588392305, lire en ligne)
  10. Le siècle de Rubens, catalogue d'exposition, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique, 1965, p. 132.
  11. (en) « Museum Abtei Liesborn des Kreises Warendorf - 'Die Überführung der Bundeslade durch den singenden und tanzenden König David' (museum-digital:westfalen) », sur www.museum-digital.de (consulté le 13 janvier 2018)
  12. (de) « Sammlung | Einzug Christi in Jerusalem », sur www.sammlung.pinakothek.de (consulté le 18 janvier 2018)
  13. (de) « Sammlung | Kreuzigung Christi », sur www.sammlung.pinakothek.de (consulté le 18 janvier 2018)
  14. (en) « LINT, Pieter van : Biography », sur www.wga.hu (consulté le 20 janvier 2018)
  15. (de) « Christus heilt einen Kranken am Teich Bethesda », sur www.khm.at (consulté le 11 janvier 2018)
  16. a, b, c, d, e et f « Vlaamse Kunstcollectie », sur www.vlaamsekunstcollectie.be (consulté le 11 janvier 2018)
  17. a, b et c « Pieter van Lint – Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique », sur www.fine-arts-museum.be (consulté le 11 janvier 2018)
  18. (nl) « Expo 'De andere verbeeld / Verbeeld gevaar' | Barok in de Zuidelijke Nederlanden », sur barokinvlaanderen.vlaamsekunstcollectie.be (consulté le 10 janvier 2018)
  19. (nl) « Parochiekerk Onze-Lieve-Vrouw », sur Inventaris Onroerend Erfgoed (consulté le 12 janvier 2018)
  20. (nl) « Decanale kerk Sint-Pieter en Sint-Barbara », sur Inventaris Onroerend Erfgoed (consulté le 10 janvier 2018)
  21. « Aanbidding der Wijzen », sur BALaT KIK-IRPA (consulté le 13 janvier 2018)
  22. « H. Hieronymus », sur BALaT KIK-IRPA (consulté le 13 janvier 2018)
  23. « Goddelijke Deugden », sur BALaT KIK-IRPA (consulté le 13 janvier 2018)
  24. « Besnijdenis van Christus », sur BALaT KIK-IRPA (consulté le 13 janvier 2018)
  25. « Hoofd van een martelaar », sur BALaT KIK-IRPA (consulté le 13 janvier 2018)
  26. « Portement de croix », sur BALaT KIK-IRPA (consulté le 13 janvier 2018)
  27. « Buste de saint Pierre », sur BALaT KIK-IRPA (consulté le 13 janvier 2018)
  28. « Guérison du paralytique », sur BALaT KIK-IRPA (consulté le 13 janvier 2018)
  29. (es) « Red Digital de Colecciones de Museos de España - Museos » (consulté le 10 janvier 2018)
  30. (es) « Museo de Bellas Artes de Valencia - Generalitat Valenciana », sur www.museobellasartesvalencia.gva.es (consulté le 13 janvier 2018)
  31. (es) « Colección online y Banco de imágenes | Museo de Bellas Artes de Bilbao », sur www.museobilbao.com (consulté le 13 janvier 2018)
  32. (es) « Ayuntamiento de Morón de la Frontera - Iglesia de San Ignacio de Loyola », sur www.ayto-morondelafrontera.org (consulté le 14 janvier 2018)
  33. (es) Consejería de Cultura..., « Museo Bellas Artes de Sevilla. Portal de Museos y Conjuntos Arqueológicos y Monumentales de Andalucía », sur www.museosdeandalucia.es (consulté le 14 janvier 2018)
  34. a, b, c, d, e et f Valdivieso González, E., Nuevas obras de Pieter Van Lint, Boletín del Seminario de Estudios de Arte y Arqueología: BSAA, 1979, 45, 469-479 (Lire en ligne).
  35. « Collections permanentes du musée des Augustins d’Hazebrouck | Connaissance des Arts », Connaissance des Arts,‎ (lire en ligne)
  36. « Œuvres - Les collections du musée de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris », sur musee-collections.aphp.fr (consulté le 11 janvier 2018)
  37. « Musées de Troyes », sur www.musees-troyes.com (consulté le 13 janvier 2018)
  38. a et b (hu) « Szépművészeti Múzeum », sur szepmuveszeti.hu (consulté le 11 janvier 2018)
  39. (en) Gerszi Teréz, 17th-century Dutch and Flemish drawings in the Budapest Museum of Fine Arts : a complete catalogue, Szépművészeti Múzeum, , 393 p. (ISBN 9637063080, OCLC 62199176, lire en ligne)
    The catalogue rectifies the attribution to Pieter van Lint of his signed Judgment of Solomon (no. 156) of 1639 that originally was classified as a Fragonard copy after Raphael.
  40. (nl) « Het Noordbrabants Museum », sur collectie.hetnoordbrabantsmuseum.nl (consulté le 11 janvier 2018)
  41. (nl) « AIS5 | Het Noordbrabants Museum | Details », sur collectie.hetnoordbrabantsmuseum.nl (consulté le 11 janvier 2018)
  42. (en) « Jephthae's Daughter », sur www.hermitagemuseum.org (consulté le 10 janvier 2018)
  43. (en) « Repentant Sinners in front of the Virgin and Child », sur www.hermitagemuseum.org (consulté le 10 janvier 2018)
  44. « Пушкин, Царское Село // Pushkin, Tsarskoe Selo, Tsarskoye Selo », sur www.pushkin-town.net (consulté le 11 janvier 2018)
  45. « SMK | Søg i Samling », sur collection.smk.dk (consulté le 13 janvier 2018)
  46. (en) « Venus and Cupid (after Raphael) (Getty Museum) », sur The J. Paul Getty in Los Angeles (consulté le 11 janvier 2018)
  47. « Overview - The Israel Museum Permanent Galleries », sur museum.imj.org.il (consulté le 10 janvier 2018)
  48. « Dictionnaire des Peintres belges: 5745 VAN LINT, Pieter », sur balat.kikirpa.be (consulté le 11 janvier 2018)
  49. (pl) « Kolekcja Zamku Królewskiego w Warszawie - Święta Maria Magdalena », sur kolekcja.zamek-krolewski.pl (consulté le 13 janvier 2018)
  50. « Młodzieniec wstępujący w bramę cnoty », sur Cyfrowe Muzeum Narodowe w Warszawie (consulté le 13 janvier 2018)
  51. (en) « Provisional list of Dutch and Flemish paintings in the Brukenthal Museum, Sibiu - », CODART,‎ (lire en ligne)
  52. « Hvor ble det av maleriene fra Gimle? », Fædrelandsvennen,‎ ? (lire en ligne)
  53. (en) John Britton et Edward Wedlake Brayley, Devonshire & Cornwall illustrated, from original drawings by T. Allom, W.H. Bartlett, &c., with historical and topographical descriptions by J. Britton & E.W. Brayley, (lire en ligne)
  54. Weston Park, A Catalogue of the pictures at Weston, belonging to the Earl of Bradford, [s.l. : s.n], (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]