Notre-Dame de Paris (film, 1956)

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Notre-Dame de Paris
Titre original Notre-Dame de Paris
Réalisation Jean Delannoy
Scénario Jean Aurenche
Jacques Prévert
d'après le roman de Victor Hugo
Acteurs principaux
Sociétés de production Paris Film Productions
Panitalia
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Drame
Durée 115 min
Sortie 1956

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Notre-Dame de Paris est un film franco-italien réalisé par Jean Delannoy, sorti le .

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Paris, sous le règne de Louis XI, la belle bohémienne Esméralda, qui danse sur le parvis de Notre-Dame, fait tourner la tête de tous les hommes : Claude Frollo, un alchimiste tourmenté ; Quasimodo, un être difforme et bossu que Frollo a fait sonneur de cloches de la cathédrale, ce qui l'a rendu sourd ; Pierre Gringoire, un poète un peu naïf ; et enfin Phœbus, le beau capitaine des archers. Après une courte relation avec ce dernier, elle est touchée par les sentiments délicats de Quasimodo, épris d'elle. Mais les tentatives désespérées du bossu pour la garder auprès de lui les perdront tous les deux. Claude Frollo sera victime de la fatalité qu'il a déclenchée.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Le roman de Victor Hugo, tourné dans une reconstitution fastueuse du Paris de la Cour des miracles, a été adapté par Jacques Prévert.

Casting[modifier | modifier le code]

Anthony Quinn, Gina Lollobrigida et Alain Cuny incarnent les personnages de Quasimodo, Esméralda et Frollo.

Tournage[modifier | modifier le code]

Parmi les lieux reconstitués dans les studios de Boulogne figurent Notre-Dame de Paris et notamment son parvis, son intérieur, ses combles, toits et tours ; une taverne ; les ruelles environnant la place de Grève.

Les immenses décors médiévaux engloutissent plus de la moitié du budget. Mille figurants sont recrutés pour les scènes de foule. Il s'agit de la première version en couleurs et en CinemaScope du roman de Victor Hugo. Ainsi, le générique se déroule devant une des rosaces multicolores de la cathédrale et le décor évoque la polychromie originelle de la statuaire gothique, notamment sur les portails de la cathédrale.

Diffusion et censure[modifier | modifier le code]

Pour permettre la diffusion du film aux États-Unis, encore sous l'influence du code Hays, il n'était pas possible de désigner verbalement Frollo comme ecclésiastique. Mais Prévert se joue habilement de la censure en suggérant à maintes reprises, dans les dialogues, que Frollo est bien un homme d'Église (voir ci-dessous, dans la Bibliographie, l'article d'Arnaud Laster). Contrairement aux films précédents de 1923 et 1939, le personnage de Frollo est bien un dévot sinistre prisonnier de son désir inassouvi, auteur de raisonnements pervers sur le péché, instrument et victime de la fatalité. Delannoy a bataillé ferme avec les producteurs pour que ce trait essentiel du roman soit respecté. Ainsi, il reprend au début du film l'épisode de l'Aναγκη (personnification grecque de la fatalité), inscription énigmatique tracée sur les murs de la cathédrale, qui avait ému Victor Hugo et déclenché son inspiration.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arnaud Laster, « De quoi pourrait se composer une édition critique des textes de Jacques Prévert pour le film Notre-Dame de Paris ? », dans Les Cahiers de recherche en littérature québécoise de l'Université Laval, Nuit Blanche éditeur, Québec, 1992.
  • Arnaud Laster, « Notre-Dame de Paris : Prévert et Hugo, mêmes combats », dans CinémAction, no 98, 1er trimestre 2001.
  • Carole Aurouet, Le Cinéma dessiné de Jacques Prévert, Textuel, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]