La Chapelle-Saint-Ursin

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La Chapelle-Saint-Ursin
La Chapelle-Saint-Ursin
Église Saint-Ursin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Intercommunalité Communauté d'agglomération Bourges Plus
Maire
Mandat
Yvon Beuchon
2020-2026
Code postal 18570
Code commune 18050
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
3 663 hab. (2019 en augmentation de 9,97 % par rapport à 2013)
Densité 468 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 47″ nord, 2° 19′ 32″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 159 m
Superficie 7,83 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Bourges
(banlieue)
Aire d'attraction Bourges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Doulchard
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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La Chapelle-Saint-Ursin est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Chapelle-Saint-Ursin
Marmagne
La Chapelle-Saint-Ursin Bourges
Morthomiers Le Subdray

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Chapelle Saint-Ursin est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bourges, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[4] et 85 579 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (61,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,8 %), zones urbanisées (24,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (14,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,4 %), prairies (4,3 %), forêts (2,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[9].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de La Chapelle-Saint-Ursin est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque industriel[10]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[11].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Chapelle-Saint-Ursin.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[12]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 83,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 522 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1405 sont en en aléa moyen ou fort, soit 92 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[13],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1997, 2006, 2011, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[10].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO[14].

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Sépulture protohistorique.
  • Habitats gallo-romains.

La ville doit son expansion à la construction de l'usine d'armement construite par Louis Billant après la Première Guerre mondiale pour compléter celle du Prado à Bourges, construite pendant la guerre après l'accident de celle de la Butte aux Cailles dans le quartier de Tolbiac (Paris)[16].

Elle tire son nom de Saint Ursin, évêque de Bourges.

En 2001, le site appartient à GIAT qui y fabrique entre autres des obus[17]. Il s'agit actuellement du premier centre de production de Nexter Munitions.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Roland Loisel    
En cours
(au 9 août 2020)
Yvon Beuchon[18],[19] DVG Cadre de la fonction publique,

Conseiller général du Canton de Saint-Doulchard (2001-2015),

6e vice-président de Bourges Plus[20] (2020 → )

Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2019, la commune comptait 3 663 habitants[Note 3], en augmentation de 9,97 % par rapport à 2013 (Cher : −3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
243302347286299342347418508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
535701844745724768756550478
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
483483450433431453504536592
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
8591 3261 9532 4302 8903 1933 2063 2093 331
2018 2019 - - - - - - -
3 6093 663-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Chevet de l'église Saint-Ursin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[25].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Chapelle-Saint-Ursin (Cher).svg

Les armoiries de La Chapelle-Saint-Ursin se blasonnent ainsi :

D’azur à la bande d’or chargée de trois tiercefeuilles de gueules, accompagnée en chef de Saint Ursin bénissant, mitré et crossé d’or et en pointe d’une chapelle du même.
Source Lartigue et JP Fernon


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Bourges », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. a et b « Les risques près de chez moi - commune de La Chapelle-Saint-Ursin », sur Géorisques (consulté le )
  11. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  12. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.
  13. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  14. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque industriel.
  15. « Dossier départemental des risques majeurs dans le Cher », sur www.cher.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  16. « Octobre 1915 : l'usine de grenades Billant explose rue de Tolbiac », sur blogspot.fr (consulté le ).
  17. Jean-Dominique Merchet, « Plus de 2 000 obus à l'uranium appauvri testés en France. », sur Libération.fr, (consulté le ).
  18. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  19. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  20. http://www.agglo-bourgesplus.fr/site/le-bureau-communautaire
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  25. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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