Anagni

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Anagni
Anagni
Vue d'ensemble de la cathédrale Santa Maria d'Anagni.
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région du Latium Latium 
Province Frosinone 
Code postal 03012
Code ISTAT 060006
Code cadastral A269
Préfixe tel. 0775
Démographie
Gentilé Anagnini
Population 21 150 hab. (30-11-2019[1])
Densité 187 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 45′ 00″ nord, 13° 09′ 00″ est
Altitude Min. 424 m
Max. 424 m
Superficie 11 300 ha = 113 km2
Divers
Saint patron San Magno
Fête patronale 19 août
Localisation
Localisation de Anagni
Localisation dans la province de Frosinone.
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Anagni
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Anagni
Liens
Site web Site officiel

Anagni est une commune italienne d'environ 21 150 habitants, située dans la province de Frosinone, dans la région Latium, en Italie centrale. Elle est connue pour être la cité des papes – quatre d'entre eux y sont nés, Innocent III, Alexandre IV, Grégoire IX et Boniface VIII – et pour avoir longtemps été un siège de la papauté. Le nom d'Anagni est plus particulièrement lié aux mésaventures du pape Boniface VIII et à l'épisode connu comme l'attentat d'Anagni.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et situation[modifier | modifier le code]

La ville est à 61 km du centre de Rome (42 km du G.R.A.), 166 km de Naples et 28 km de Frosinone. Avec ses 113 km2 de superficie, Anagni est la deuxième commune de la province, ainsi que l'une des plus importantes par la population. Elle est également à la tête de l'un des quatre secteurs statistiques et administratifs dans lesquels la province de Frosinone a été partagée en 2003.

Anagni est situé sur une colline de la vallée de Sacco, dans le sud-est du Latium, à 424 mètres d'altitude. Le territoire municipal traverse entièrement la vallée, depuis les monts Herniques, où il atteint son point culminant à 900 mètres d'altitude, le monte Porciano, jusqu'aux pentes des monts Lépins. La grande zone industrielle de la ville se développe le long de la plaine, à l'exception de la réserve boisée appelée macchia di Anagni, qui s'étend sur quelques centaines d'hectares et chevauche également les territoires des communes de Ferentino, Sgurgola et Morolo.

Hameaux de la commune d'Anagni[modifier | modifier le code]

Les principaux hameaux et lieux-dits de la commune sont Anagni Scalo et Osteria della Fontana.

Communes limitrophe[modifier | modifier le code]

Anagni est bordé par Acuto, Ferentino, Fumone, Gavignano, Gorga, Montelanico, Paliano, Piglio et Sgurgola.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'industrie archaïque sur galet du site de Colle Marino est comparée à celle de Arce et Fontana Liri[2]. Elle est datée à plus de 700 000 ans[3].

Le site est voisin de deux autres sites préhistoriques[4] : Fontana Ranuccio, à environ 458 000 ans[5] ; et Nocicchio, lui aussi vieux de plus de 700 000 ans[3].

Traité d'Anagni[modifier | modifier le code]

Le traité d'Anagni, qui n'était qu'un avenant au traité de Tarascon de 1291, fut signé le sur l'initiative du pape Boniface VIII, pour mettre un terme à la guerre opposant l'Aragon-Catalogne à la France au sujet de la Sicile.

Via Vittorio-Emanuele et ses maisons médiévales

Attentat d'Anagni[modifier | modifier le code]

L'arrestation de Boniface VIII

Le , une délégation française, envoyée par le roi Philippe le Bel, menée par Guillaume de Nogaret et accompagnée des Colonna, investit les appartements du pape Boniface VIII et lui notifie son acte d'accusation devant un concile œcuménique. Il est libéré des mains des Français le lendemain par la population, et meurt un mois plus tard, le . Cet événement est souvent appelé l'attentat d'Anagni.

C'est au XIXe siècle que prit naissance le mythe affirmant que Sciarra Colonna aurait giflé le pape[6]. En réalité, aucun témoin contemporain ne parle de cette « gifle », qui est plus une métaphore qu'un acte historique réel.

Déclin d'Anagni[modifier | modifier le code]

Le déplacement de la cour papale à Avignon marque pour Anagni le début d'une longue période de décadence qui dura jusqu'au XVe siècle.

La ville fut pillée par les troupes du duc Werner Von Urslingen en 1348, devenant ruinée et dépeuplée. En 1556, Anagni fut un champ de bataille dans le conflit opposant le pape Paul IV et le roi Philippe II d'Espagne quand elle fut assiégée par l'armée espagnole sous les ordres du duc d'Alba.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
13 juin 2006 En cours Carlo Noto Centro-Destra  
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • La cathédrale Santa Maria et le complexe du palais pontifical datant du XIe siècle.
  • Le palazzo della Ragione et ses arcades construit par l'architecte Jacopo da Iseo à partir de 1163 et abritant la mairie.
  • La casa Barnekow.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Aldo Giacomo Segre et Italo Biddittu, « Pléistocène moyen et inférieur dans le Latium (Italie centrale) », L'Anthropologie, vol. 113, no 1,‎ , p. 59-65 (lire en ligne).
  3. a et b (en) Margherita Mussi, Earliest Italy. An Overview of the Italian Palaeolithic and Mesolithic, New York, Kluwer Academic/Plenum Publisher, coll. « Interdisciplinary Contributions to Archaeology », , 399 p. (présentation en ligne, lire en ligne [PDF]), chap. 2 (« The earliest occupation of Europe: Italy »), p. 27-49 (p. 36).
  4. Mussi 2001, Plans de situation pour Colle Marino et autres sites : Fig. 1 p. 28 ; Fig. 8 p. 35.
  5. Mussi 2001, p. 33.
  6. Jean Favier, Philippe le Bel, Fayard, 1978
  7. nominis.cef.fr Nominis : Saint Pierre d'Anagni.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]