Engin blindé de reconnaissance et de combat

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EBRC (Engin blindé de reconnaissance et de combat)
Caractéristiques générales
Équipage 3 hommes
Longueur
Largeur
Hauteur
Masse au combat 25 tonnes
Armement
Armement principal 40 mm télescopé / POD 2 missiles MMP (Missile Moyenne-Portée)
Armement secondaire Mitrailleuse téléopérée de 7,62 mm
Mobilité
Moteur
Vitesse sur route
Puissance massique
Autonomie

L'Engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) est le véhicule destiné à remplacer le Sagaie et l'AMX-10 RC, au sein de l'armée de Terre française. Il prendra la dénomination de Jaguar[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'horizon 2020, l'armée française souhaite remplacer ses blindés légers. Le programme EBRC porte sur l'achat d'entre 70[2] et 250 blindés[3].

Le ministère de la Défense a confié son développement à Nexter, Thales, et Renault Trucks Defense[4]. Les livraisons devraient avoir lieu à partir de 2020[3]. Un nombre de 248 EBRC devrait être commandé[5]. Une première tranche de 20 véhicules a été actée en avril 2017[6].

L'achat de ce véhicule rentre dans le cadre du programme Scorpion destiné à moderniser la cavalerie de l'armée de terre, avec la modernisation des chars Leclerc et le remplacement des véhicules de l'avant blindé par le VBMR[7].

Description[modifier | modifier le code]

Le véhicule sera un blindé léger à roues 6 × 6 d'une masse comprise entre 20 et 25 tonnes. La tourelle T40 du Jaguar emporte deux missiles MMP, développé par MBDA, sous blindage, dans un lanceur rétractable, avec deux autres munitions disponibles en soute[8] et sera doté d'un canon de 40 mm CTAS[9], et d'une mitrailleuse coaxiale de 7,62 mm. La tourelle permettra de lever le canon jusqu’à un angle de 45 degrés pour traiter des cibles en hauteur[10].

En outre, 70 % des équipements sont communs avec le successeur du VAB, le VBMR Griffon[3], dont la suspension de Quiri produite à Strasbourg, les interphones Elips d'Elno à Argenteuil et le détecteur acoustique de tir Pilar V de Metravib à Lyon[11].

Le Jaguar sera aussi équipé en guise de défense d'une détection d'alerte laser, départ de missiles et de tir, de brouilleurs radio et infrarouge ; il sera protégé contre les mines et les engins explosifs improvisés.

Commandes[modifier | modifier le code]

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

  • La Belgique s'est engagée dans la commande de 67 EBRC Jaguar[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le VBMR et l’EBRC s’appelleront Griffon et Jaguar », sur Zone Militaire (consulté le 23 mars 2016)
  2. « Le programme Scorpion », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le 29 mai 2013)
  3. a, b et c Alain Ruello, « Le nouveau calendrier de la modernisation de l’armée de terre se précise », (consulté le 29 mai 2013)
  4. Dominique Gallois, « Coup d’envoi du programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  5. « Programme Scorpion : des "Griffons" et des "Jaguars" pour moderniser l'armée de terre », sur defense.blogs.lavoixdunord.fr (consulté le 23 mars 2016)
  6. http://www.opex360.com/2017/04/22/les-premiers-vehicules-blindes-griffon-et-jaguar-ont-ete-commandes-par-la-dga/
  7. Guillaume Lecompte-Boinet, « Opération Scorpion pour l’armée de terre », (consulté le 29 mai 2013)
  8. Jean-Marc Tanguy, « Le Jaguar n'a que 2 MMP : la faute à la... SNCF », sur http://lemamouth.blogspot.fr/, (consulté le 29 avril 2016).
  9. Patrice Desmedt, « Nexter prépare le véhicule blindé polyvalent de demain », sur L'Usine nouvelle, (consulté le 9 juin 2013)
  10. « VBMR et EBRC... le futur proche de l'armée de terre », sur Secret Défense, (consulté le 29 mai 2013)
  11. Nathan Gain, « Pas de Scorpion sans PME », sur http://forcesoperations.com/, (consulté le 27 octobre 2016).
  12. Anne Bauer, « Deux candidats en lice pour le rachat de Renault Trucks Defense », Les Échos,‎ (lire en ligne)