Moutiers-au-Perche

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Moutiers-au-Perche
Moutiers-au-Perche
Le village vu de l'église Notre-Dame du Mont-Harou.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Intercommunalité Communauté de communes Cœur du Perche
Maire
Mandat
Pascal Bouvier
2020-2026
Code postal 61110
Code commune 61300
Démographie
Gentilé Monastérien
Population
municipale
378 hab. (2020 en diminution de 13,3 % par rapport à 2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 38″ nord, 0° 50′ 49″ est
Altitude Min. 143 m
Max. 237 m
Superficie 33,61 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bretoncelles
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Moutiers-au-Perche
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Moutiers-au-Perche

Moutiers-au-Perche est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 378 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 761 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Longny-Au-Perche », sur la commune de Longny les Villages, mise en service en 1970[8] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[9],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 10,4 °C et la hauteur de précipitations de 771,3 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Chartres », sur la commune de Champhol, dans le département d'Eure-et-Loir, mise en service en 1923 et à 48 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[12] à 11 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Moutiers-au-Perche est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[15],[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (65,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (45,3 %), forêts (34,1 %), terres arables (19,7 %), zones urbanisées (0,9 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Moutiers en 1793[22].

En toponymie moutiers, issu du latin monasterium, « monastère », désigne sous cette forme plurielle un duo d'églises[23]. En Normandie, ce toponyme est présent dans Moutiers-au-Perche, Les Moutiers-en-Auge, Les Moutiers-en-Cinglais et Les Moutiers-Hubert.
La forme Moitiers est présente dans Les Moitiers-en-Bauptois et Les Moitiers-d'Allonne. La commune est au cœur de la région naturelle du Perche.

Le gentilé est Monastérien[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moutiers-au-Perche, appelé Corbion au temps des Romains — d'où le nom de Corbionne pour la rivière qui le traverse — a abrité au VIe siècle la plus ancienne communauté monastique du Perche, fondée par saint Laumer, ermite venu de Chartres à la fin du VIe pour évangéliser les habitants de la forêt qui couvrait le Perche. Les communautés villageoises qui peuplaient les clairières étaient jusque-là « guidées » par des druides. On retrouve quelques pierres levées dans les environs, vestiges de la culture druidique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 1985[25]) mars 2001 Pierre Garel    
mars 2001 En cours Michel Garnier[26] SE Responsable de site ERDF
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[26].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[28].

En 2020, la commune comptait 378 habitants[Note 8], en diminution de 13,3 % par rapport à 2014 (Orne : −3,22 %, France hors Mayotte : +1,9 %). Moutiers-au-Perche a compté jusqu'à 1 610 habitants en 1846.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 4531 5751 5421 5311 5911 5591 6101 5121 560
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5021 4971 4401 3861 2721 2151 2131 1121 049
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 055992797807748684656640590
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
550532525507506452444434390
2020 - - - - - - - -
378--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame du Mont-Harou, monument remarquable, en partie XIIe, en partie XVIe, classée au titre des Monuments historiques depuis le [30]. Ses gargouilles sont de dimensions surprenantes. Elle abrite plusieurs œuvres classées à titre d'objets dont des peintures murales du XVIe et une fresque du XIIe sur la voûte de la sacristie, une Vierge à l'Enfant d'inspiration florentine, un grand retable en pierre polychrome daté de 1664, un orgue (XVIe et XVIIe, avec buffet d'orgue de 1716).. Le porche présente des chapiteaux corinthiens et des petites ouvertures romanes. Le clocher carré du XVIe est terminé par un dôme XVIIIe.
  • Manoir de Beaubuisson. Demeure privée du XVe siècle.
  • Château de Guilbault, du XIXe siècle.
  • Vestiges de l'ancien monastère à gauche de la mairie : ancienne tour en grison et ancienne ferme du prieuré à droite de la mairie.
  • Chemin du Gué de Culoiseau qui depuis le centre du bourg passe devant l'église, gravit le mont Harou et sa forêt, traverse le lieudit Culoiseau  (anciennes belles demeures XVIIe).
  • Chemin dit de la Guillaumette, chemin creux remarquable qui vient du bois de Voré, passe derrière le val du Domaine de La Louveterie, ancien logis du XVIIe (actuellement maison d'hôtes), puis l'Hôtel Grosset (hameau avec une belle demeure du XVIe), ancien lavoir et pont muletier au-dessus de la Corbionne.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Eugène Lavieille (1820-1889) a peint à Moutiers-au-Perche, Bretoncelles, et dans les environs[31]
  • Le Vieux Pommier de Beaubuisson; Moutiers-au-Perche (Orne).
  • Moutiers-au-Perche; Beaubuisson; matin, effet de neige.
  • Matinée d'automne ; les prés de Moutiers-au-Perche (Orne).
  • La Ferme du chemin des Coulineries; Moutiers-au-Perche ; effet de neige.
  • Les Pommiers en fleurs à Beaubuisson ; Moutiers-au-Perche (Orne).
  • Les Derniers Rayons; Moutiers-au-Perche (Orne) ; automne.

Le Liberot, commune de Moutiers

  • La Maison de Jean le Guenilleux, dit la Misère, au Libero (Orne) ; nuit.
  • Entrée de la forêt de Voré au Libero (Orne); automne. Esquisse du tableau du Salon de 1882, acquis par l'État. (Musée d'Orléans)
  • Masures du plateau du Libero (Orne); nuit.
  • Marthe Bracquemond (1898-1973), musicienne, organiste, compositrice (entre autres de musiques de films), connue sous les noms de Marthe Angot ou Marthe Henriod-Bracquemond, petite fille des artistes Félix et Marie Bracquemond, est morte à Moutiers-au Perche[32].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2020.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Longny-Au-Perche - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Moutiers-au-Perche et Longny les Villages », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Longny-Au-Perche - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Moutiers-au-Perche et Champhol », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Chartres - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Chartres - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Chartres - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 155.
  24. « Moutiers-au-Perche. La bienvenue aux nouveaux habitants », sur le-perche.fr, Le Perche (consulté le ).
  25. « Le record de la plus longue saucisse tient toujours », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  26. a et b Réélection 2014 : « Moutiers-au-Perche (61110) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  30. « Église », notice no PA00110873, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12422536
  32. « Marthe Angot-Bracquemond », sur presencecompositrices.com, Association présences féminines (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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