Masseret

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Masseret
La tour de Masseret.
La tour de Masseret.
Blason de Masseret
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Uzerche
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Uzerche
Maire
Mandat
Bernard Roux
2014-2020
Code postal 19510
Code commune 19129
Démographie
Gentilé Masserétois
Population
municipale
678 hab. (2013)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 00″ N 1° 31′ 00″ E / 45.5333, 1.516745° 32′ 00″ Nord 1° 31′ 00″ Est / 45.5333, 1.5167
Altitude Min. 389 m – Max. 520 m
Superficie 13,55 km2
Localisation

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Masseret
Liens
Site web http://www.masseret.net

Masseret (Mas Seren en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze et la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Masserétois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé sur une colline dominant le col permettant le passage entre le Haut et le Bas Limousin, le nord et le sud du plateau limousin, et qui sépare les monts de Fayat à l'ouest du massif du mont Gargan à l'est. La rivière Auvézère prend sa source sur la commune.

Au centre de Masseret s'élève une tour au sommet de laquelle a été dressée une table d'orientation. De là se révèle un très beau panorama circulaire : on reconnaît au nord les monts d'Ambazac, à l'est le plateau de Millevaches, le massif des Monédières et, par temps clair, les monts d'Auvergne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chatellenie de Masseret[modifier | modifier le code]

Comme les chatellenies de Chervix , la chatellenie de Masseret relevait de la Vicomté de Limoges (voir histoire de la chatellenie de Château Chervix) et son destin fut lié à la famille des vicomtes de Limoges et avec le mariage de Marie de Limoges dernier vicomtesse avec Arthur II de Bretagne passa dans la maison de Bretagne , puis de Penthièvre, d'Albret et de Bourbon.

Alain d'Albret (1440-1522) épousa en 1470 Françoise de Bretagne de la Maison de Blois. Un procès l'opposa à sa belle-sœur , Mademoiselle de Montresor. Alain d'Albret fit un recensement complet de ses possessions de la Vicomté de Limoges. Dans la réponse que lui font les officiciers de la Chatellenie de Masseret , on peut lire:

La Tour[modifier | modifier le code]

"Quant aux bâtiments de la place, est vray, que au temps du deces de feu Guillaume de Bretagne ( sans doute Guillaume de Chatillon Blois père de Françoise de Blois-Bretagne -(1345-1404) avait en ladite place une tour carrée, de pierre neuve, de pauvre eddifice, vieille et ancienne etc..Au pied de la tour , y avait une salle avecque deux petites chambres etc."

"les manants et les habitants de ladite chatellenie ne sont tenus de eddifier ladite place, ne la tenir au point aucunement".

La Tour était donc en partie ruinée dès le XV°. Alain d'Albret ne la reconstuisit pas.

Archives de la Vicomté de Limoges conservées aux AD de Pau. Fonds Bosvieux-ADHV 87.

Paroisses dependant de la chatellenie de Masseret au temps d'Alain d'Albret (XV-début XVI°)[modifier | modifier le code]

Selon M.Clement Simon auteur de "La Vicomté de Limoges" XIX°:

La paroisse de Masseret-Salon[modifier | modifier le code]

"D'après les mémoires que nous analysons, Masseré et Salon ne formaient qu'une seule paroisse ( au moins au XV°). Le bourg de Masseret ne comptait que 47 habitants, tous exemps de guet. Les tenanciers de la paroisse avaient un droit d'usage pour leur chauffage dans la forêt de Montars. "

Au temps d'Alain d'Albret, Salon la Tour , paroisse sur laquelle s'élevait une tour vicomtale , n'était donc pas ou plus une châtellenie comme Masseret et Chervix.

Autres paroisses Benayes, La Porcherie, Condat et autres avec divers droits seigneuriaux et domaines fonciers .

La légende[modifier | modifier le code]

Au XX° siècle, un chêne s'élevait à l'emplacement de l'ancienne tour vicomtale. Le château d'eau le remplaça. Dans les familles de paysans des communes environnantes circulait une légende: Une rivalité existait entre les forteresses de Salon la Tour et de Masseret. Une nuit une servante monta tout en haut de Tour de Salon une lanterne à bougie à la main. Les artificiers de la Tour de Masseret ajustèrent le tir de leur canon pour démolir la tour de Salon. Légende inspirée de faits réels? Peu plausible étant donné que les deux tours dépendaient du Vicomte. Du haut de la Tour de Salon, on ne voit pas l'ancienne motte vicomtale de Masseret. Quant à la portée des canons de l'époque!

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Commune arrosée par le ruisseau des Forges.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Corrèze.

Masseret n'ayant pas de station météo, le tableau suivant recense les données climatique de Limoges, distante de 38,1 kilomètres à vol d'oiseau[2].

Relevé météorologique de Limoges
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,4 1,8 3,4 5,3 8,9 11,9 13,8 13,8 11,2 8,4 4 1,9 7,2
Température moyenne (°C) 4,2 5 7,2 9,5 13,3 16,5 18,7 18,6 15,7 12,3 7,2 4,7 11,1
Température maximale moyenne (°C) 7 8,3 11,1 13,7 17,7 21,2 23,7 23,5 20,3 16,2 10,4 7,5 15,1
Ensoleillement (h) 83 101 145 173 192 227 250 237 198 140 99 86 1 931
Précipitations (mm) 89,9 77,3 80,8 84 89,2 70,1 62,8 78,1 80 89,3 93,9 97,1 992,5
Source : Climatologie de 1959 à 2008 - Limoges, France
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
7
1,4
89,9
 
 
 
8,3
1,8
77,3
 
 
 
11,1
3,4
80,8
 
 
 
13,7
5,3
84
 
 
 
17,7
8,9
89,2
 
 
 
21,2
11,9
70,1
 
 
 
23,7
13,8
62,8
 
 
 
23,5
13,8
78,1
 
 
 
20,3
11,2
80
 
 
 
16,2
8,4
89,3
 
 
 
10,4
4
93,9
 
 
 
7,5
1,9
97,1
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Jean Lajeunesse    
1945 1983 Marcel Champeix PS  
1983 1990 Gilles Gorse    
1990 1994 Jean-Marie Saute    
1994 1995 André Gavinet    
1995 2008 Jean Chatenet MRC  
2008   Bernard Roux PS  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Masseret fait partie de la communauté de communes du Pays d'Uzerche, qui est constituée de neuf communes.

Environnement[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 678 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400 377 508 675 848 873 904 924 940
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
901 849 876 840 862 925 972 1 240 1 185
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 274 1 271 1 277 1 032 963 909 959 901 914
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
874 813 742 731 669 608 673 678 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 283 €, ce qui plaçait Masseret au 20 785e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments historiques et autres sites[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Catherine. Bâtie au XIIe siècle, elle a été remaniée pour la dernière fois en 1969 avec le remplacement du clocher en bois par un clocher mur.
  • La tour d'orientation. Bien que d'aspect moyenâgeux, la tour de Masseret a été bâtie en 1954 et sert de château d'eau. Elle se trouve à l'emplacement de l'ancien château féodal qui, au sommet de la colline permettait de surveiller les passages entre Limoges et Brive. Avant la construction de la tour, un majestueux hêtre, planté aux alentours de 1792 rappelait symboliquement l'ancien château. Il fut foudroyé le 4 février 1946.
  • Le foirail. Le champ de foire, d'une surface de 3 hectares a accueilli dès 1292 des foires, réputées comme étant les plus importantes de la région. Depuis 1942, le foirail est inscrit comme site naturel. Les foires de Masseret existaient déjà au XVIII°. ADHV87.
  • Le château de Rabaud (privé). Construit au début du XVIe siècle, ce château possède une tour centrée sur sa façade.

La motte féodale de la Renaudie. Au Moyen Âge, cette motte castrale servait à surveiller les passages entre le Haut et le Bas Limousin. Elle est aujourd'hui intégrée et mise en valeur au sein de l'aire de repos Porte de Corrèze sur l'autoroute A 20[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason
De gueules au franc-quartier d'or à trois lionceaux d'azur armés et lampassés de gueules.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le bourg de Masseret est desservi par la ligne 7 du réseau TER Limousin, permettant de relier quotidiennement Limoges.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Masseret est desservie par une gare SNCF, placée sur l'axe Paris-Toulouse. Elle est desservie quotidiennement par des trains TER permettant de relier Limoges, Guéret, Brive-la-Gaillarde et plus occasionnellement Toulouse.

Voies routières et autoroutières[modifier | modifier le code]

Masseret est traversée par l'autoroute A 20 qui relie Vierzon à Montauban. Elle est desservie par la sortie 43.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Habitants de Masseret », sur habitants.fr
  2. « Distance orthodromique », sur lion1906.com.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  5. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur le site de l'Insee (consulté le 20 août 2011)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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