La Porcherie

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La Porcherie
La Porcherie
Mairie.
Blason de La Porcherie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Intercommunalité Communauté de communes Briance Sud Haute-Vienne
Maire
Mandat
Michel Mouret
2020-2026
Code postal 87380
Code commune 87120
Démographie
Population
municipale
504 hab. (2018 en diminution de 6,32 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 55″ nord, 1° 32′ 42″ est
Altitude Min. 399 m
Max. 539 m
Superficie 31,34 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Limoges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Eymoutiers
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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La Porcherie

La Porcherie (La Porcharia en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de La Porcherie en Haute-Vienne.

La commune est limitrophe du département de la Corrèze. La grande ville la plus proche est Limoges, qui est située à 36 km au nord-ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la Briance et le ruisseau des Forges.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 1 200 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Germain Bell », sur la commune de Saint-Germain-les-Belles, mise en service en 1997[8] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,3 °C et la hauteur de précipitations de 1 138,3 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Limoges-Bellegarde », sur la commune de Limoges, mise en service en 1973 et à 38 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[12] à 11,4 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,8 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Porcherie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoges, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 127 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (64,5 %), forêts (21,8 %), zones agricoles hétérogènes (11,1 %), zones urbanisées (1,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de « La Porcherie » vient très probablement du nom de la famille seigneuriale occupant la région au tournant de l'an Mil. En effet, cette famille, dont le nom a été conservée par les textes, s'appelait La Porcharia.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire a été occupé et exploité bien avant l'ère chrétienne. En témoigne :

  • un certain nombre de noms de lieux d'origine gauloise : la petite Briance, les Ganettes, le Suquet ;
  • l'existence de multiples Crosas qui ont été creusés pour exploiter les affleurements de filons rocheux aurifères. Beaucoup de ces excavations repérées pas les spécialistes (plus de 80) sont aujourd'hui comblées, certains restent visibles au Bessaud, à Perrières, près du Grand Bois ;
  • des "planches" permettant de franchir un ruisseau, dont celle qui, au nord de La Valette traversait un affluent de la petite Briance ;
  • des mégalithes, dont le dolmen du Raineix aux confins de la commune, ou celui du bois de La chèze.

À partir du Ve siècle av. J.-C., les Gaulois Lémovices exploitèrent une dizaine de mines d'or dans le nord de la commune actuelle. Une nécropole tumulaire du Premier Âge du Fer et un village peuplé de mineurs ont aussi été détectés au milieu du secteur minier[21]. Ces mines se situent au sein du district minier de Saint-Yrieix-la-Perche. L’exploitation de ces mines a été arrêtée après la conquête romaine[22]. Au Moyen-Âge, la famille de La Porcharia s'installe au niveau du Puy Archer et construit une motte castrale. Celle-ci sera rasée au XIIIe siècle par le vicomte de Limoges. La ville sera probablement déplacée sur l'emplacement actuel du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[23]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1892 1900 Arsène d'Arsonval   Physicien
Les données manquantes sont à compléter.
1947 2008 Albert Peyronnet[24]    
2008 2011 Lionel Faugere    
2011 2020 Jean-Claude Parot[25]    
2020 En cours Michel Mouret    

Une élection partielle a lieu le  : maire, Jean-Claude Parot ; 1er adjoint, Daniel Dally ; 2e adjoint, Daniel Farges ; 3e adjointe, Régine Hubert ; 4e adjointe, Chantal Vial.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].

En 2018, la commune comptait 504 habitants[Note 7], en diminution de 6,32 % par rapport à 2013 (Haute-Vienne : −0,71 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0291 0781 1181 2201 2691 2851 1901 3941 414
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3141 2711 2791 2241 2621 3341 4211 6911 492
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5501 5821 5591 4031 3701 3081 2871 1831 082
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 027931777693608619606604602
2013 2018 - - - - - - -
538504-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Julien Saint-Roch, Logo monument historique Inscrit MH (1980)[30] en secteur sauvegardé.
  • Motte castrale et fossé de Puy Archer, dit Châteauvieux, Logo monument historique Inscrit MH (1993)[31]. Trois datations au radiocarbone permettent d'estimer la construction du tertre à la fin du Xe siècle. Le redressement d'une fouille du XIXe siècle, à permis de mettre en évidence la méthode de construction de la motte, qui alterne lit de sables compactés et couches de pierres. Lors des fouilles fut découvert notamment plusieurs carreaux d'arbalètes des XIe – XIIe siècle rappelant la vocation militaire du site castral[32].
  • Ancienne mine d'or de Champvert.
  • Gare de La Porcherie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Arsène d'Arsonval né à La Borie (lieu-dit de La Porcherie) en 1851, décédé en 1940 (on peut trouver son caveau à une centaine de mètres de sa propriété). Physicien, physiologiste et médecin français. Il a perfectionné le téléphone et le galvanomètre. Co-inventeur du vase d'Arsonval-Dewar (bouteille à double paroi).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Porcherie Blason
Parti: au 1er de sable au cochon d'argent, au 2e tranché d'azur et d'or à l'ombre d'étoile de huit rais contenant une croisette de gueules brochant; au franc-canton de gueules chargé de deux épées d'argent passées en sautoir et accostées des chiffres 15 et 90 d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 20 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sur Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 24 juillet 2021)
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 24 juillet 2021)
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 24 juillet 2021)
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le 24 juillet 2021)
  8. « Station Météo-France Saint-Germain Bell - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 24 juillet 2021)
  9. « Orthodromie entre La Porcherie et Saint-Germain-les-Belles », sur fr.distance.to (consulté le 24 juillet 2021).
  10. « Station Météo-France Saint-Germain Bell - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 24 juillet 2021).
  11. « Orthodromie entre La Porcherie et Limoges », sur fr.distance.to (consulté le 24 juillet 2021).
  12. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 24 juillet 2021)
  13. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 24 juillet 2021)
  14. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 24 juillet 2021)
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  18. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Limoges », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 20 avril 2021)
  21. Béatrice Cauuet, L'Or des Celtes du Limousin, Limoges : Culture et patrimoine en Limousin, coll. Archéologie, 2004, (ISBN 2-911167-37-6), p. 25.
  22. Cauuet, op. cit., p. 33.
  23. « Les maires de la commune » (consulté le 21 avril 2011).
  24. Sophie Dubois-Collet, « Envie de rire ? Visitez des villages aux noms insolites ! », Maxi,‎ avant 2009, p. 8-10.
  25. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  30. « Église », notice no PA00100418, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « Motte castrale et fossé de Puy Archer », notice no PA00125515, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. Patrice Conte et Sylvie Faradel, « Nouveaux regards sur les fortifications de terre », Dossiers d'archéologie, no 404,‎ , p. 16-17 (ISSN 1141-7137).