MGM-134 Midgetman

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MGM-134 Midgetman
Image illustrative de l'article MGM-134 Midgetman
Test de lancement d'un missile Midgetman
Présentation
Type de missile ICBM
Constructeur Martin Marietta
Déploiement prototype seulement (1991)
Caractéristiques
Moteur à poudre
Masse au lancement 13 600 kg
Longueur 14 m
Diamètre 1,17 m
Portée 11 000 km
Altitude de croisière 1 120 km
Charge utile Nucléaire : W87-1 (475 kilotonnes) monté à bord du VR Mark 21
Guidage inertiel et GPS
Précision ECP de 90 m
Plateforme de lancement rampe de lancement mobile


Le MGM-134A Midgetman, initialement désigné par « Small Intercontinental Ballistic Missile » (SICBM)[1], était un missile balistique intercontinental (ICBM) américain avec une unique ogive nucléaire.

Développement[modifier | modifier le code]

Le développement du Midgetman résulte d'un besoin exprimé au milieu des années 1980 par l'U.S. Air Force en faveur d'un petit ICBM pouvant être déployé sur des ensembles routiers. Les silos à missiles sont par essence vulnérables aux attaques et l'accroissement de la précision des missiles balistiques tirés à partir de sous-marins laissait craindre que l'Union Soviétique pourrait dans le cadre d'une première frappe lancer un grand nombre de missiles à partir de l'océan et ainsi détruire la majorité des ICBM américains avant que ceux-ci puissent être utilisés. En produisant un missile mobile ne pouvant être que difficilement ciblé par les forces ennemies et donc capable de survivre à une première frappe, l'U.S. Air Force espérait maintenir la possibilité de procéder à une seconde frappe. En effet, dans le cadre d'une stratégie nucléaire, détenir une capacité de seconde frappe est considéré comme un élément vital de la crédibilité d'une dissuasion nucléaire, puisqu'en son absence le côté opposé peut être tenté de gagner une guerre nucléaire en procédant à une première frappe massive contre les forces nucléaires de son adversaire.

La mise en œuvre du Midgetman constituait par ailleurs une réponse au développement des ICBM mobiles soviétiques SS-24 et SS-25.

Aucun missile n'a été mis en service, seuls des prototypes ont été développés par Martin Marietta pour ce programme commencé en 1984 et abandonné en janvier 1992 après la fin de la guerre froide. Il a réussi un tir d'essai le avec un lancement à froid depuis Vandenberg Air Force Base.

Le véhicule transporteur[modifier | modifier le code]

Rampe de lancement mobile utilisée pour le lancement du Midgetman.

Le Midgetman devait être transporté par une rampe de lancement mobile, le Hard Mobile Launcher (HML). Il était prévu qu'en temps normal la plupart de ces véhicules, construits par Boeing Aerospace and Electronics en collaboration avec Loral Defense Systems Division, devaient stationner dans leur base et qu'ils ne devaient être déployés qu'en cas de crise internationale accompagnée d'un risque de guerre nucléaire.

Le HLM était à l'épreuve des radiations ; afin de disposer d'une protection supplémentaire en cas d'explosion nucléaire, le HLM pouvait en outre creuser dans le sol un abri au moyen d'une charrue disposée sur sa remorque.

Le HML pouvait atteindre une vitesse de presque 90 km/h sur route et était tout- terrain. Son moteur était un Rolls-Royce-Perkins diesel de 890 Kw (1200 chevaux), qui actionnait les 8 roues du tracteur au moyen d'une transmission électro-hydraulique. Son poids total atteignait 108 tonnes.

Le véhicule fut livré en décembre 1988 à l'U.S. Air Force et testé jusqu'en 1991 sur la base aérienne de Malmstrom, dans le Montana.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Andrew Rosenthal, « Unarmed Midgetman Missile a Failure in First Test », The New York Times,‎ (lire en ligne)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]