Liste d'élections en 1926
Apparence
Chronologies
| 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 |
| 1923 1924 1925 1926 1927 1928 1929 Décennies : 1890 1900 1910 1920 1930 1940 1950 Siècles : XVIIIe XIXe XXe XXIe XXIIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
Cet article recense les élections organisées durant l'année 1926.
Événements géopolitiques d'intérêt national ou international en 1926
Cette section concerne des événements d'intérêt géopolitique relatifs à des états souverains, éventuellement fédéraux mais qui ne soient ni élections ni référendums. Ces événements peuvent être d'intérêt national, voire international, d'origine nationale ou étrangère.
| Date | État | Événement |
|---|---|---|
| Un coup d'État met fin à la Première République et instaure la Dictature nationale. Il n'y aura plus de scrutin au Portugal avant le référendum constitutionnel de 1933. | ||
| Un contre-coup d'État (el), dirigé par le général Geórgios Kondýlis, renverse le général Pángalos, dictateur et élu président en (en) lors d'un simulacre d'élection. Ce contre-coup permet la restauration de la démocratie lors des élections législatives de novembre. | ||
| Un coup d'État aboutit au remplacement du gouvernement de centre-gauche, issu des élections démocratiques de mai, par celui d'Antanas Smetona, porté au pouvoir par l'armée. Smetona et l'extrème-droite conserveront le pouvoir pendant quatorze ans, jusqu'à l'invasion soviétique de 1940. |
Élections nationales en 1926
Cette section concerne les élections législatives et présidentielles dans un état souverain, éventuellement fédéral, ainsi que leurs principaux référendums.
| Date | État | Élection ou référendum |
Contexte | Résultat |
|---|---|---|---|---|
| - | Législatives (en) | Le Parti populaire chrétien-social (syndical, social-libéral, démocrate) conserve la majorité absolue des sièges. Gustav Schädler demeure Premier ministre. | ||
| Référendum | Création d'une assurance nationale contre les incendies[1]. | Projet rejeté à 65,81 %[1] | ||
| Présidentielle | La droite conserve la présidence de la République avec l'élection de Miguel Abadía Méndez (Parti conservateur) ; seul candidat conséquent, il obtient 99,9 % des voix. | |||
| Présidentielle (en) | Washington Luís (Parti républicain pauliste (en) : centre-droit conservateur et agrarien, acquis aux oligarques coronélistes) est déclaré élu avec 99,7 % des voix face à plusieurs autres candidats. | |||
| Législatives (en) | Congrès sans majorité. L'Union civique radicale (libérale, laïque, progressiste) du président Marcelo Torcuato de Alvear dispose d'un majorité relative, mais est divisée en de multiples factions discordantes. | |||
| Législatives (en) | Élections anticipées provoquées par une crise gouvernementale : le Parti populaire chrétien-social s'opposait à la nomination de Ludwig Marxer (en) (président du parti progressiste des citoyens) au gouvernement après les législatives de janvier (en). | Le Parti populaire chrétien-social (syndical, social-libéral, démocrate) conserve la majorité absolue des sièges. Gustav Schädler demeure Premier ministre. | ||
| - | Présidentielle (en) | Le gouvernement libéral qui a instauré la république a été renversé par un coup d'État militaire en juin 1925. Ce simulacre d'élection est organisé par le général dictateur Theódoros Pángalos. Seul autre candidat, Konstantínos Demertzís, candidat du gouvernement démocratique démis, se retire avant le scrutin afin de le boycotter, mais son nom demeure sur les bulletins de vote. |
Theódoros Pángalos est déclaré élu avec 93,3 % des voix. | |
| - | Législatives | Parlement sans majorité. Alternance. L'Union populaire des paysans (en) (centre-gauche agrarien) demeure le premier parti au Seimas avec plus d'un quart des sièges. Mykolas Sleževičius (UPP) devient Premier ministre, formant un gouvernement de coalition avec le Parti social-démocrate (gauche). Ce gouvernement est renversé par le coup d'État du 17 décembre 1926. Antanas Smetona est porté au pouvoir par l'armée, et instaure la dictature de son parti, l'Modèle:Liuen (extrême-droite national-conservatrice), qui n'avait obtenu que trois sièges aux élections. | ||
| - | Législatives (en) | Le Parti socialiste des travailleurs (en) (gauche) obtient la majorité relative avec un quart des sièges, devançant d'un seul siège le parti Assemblées de fermiers (en) (droite conservatrice agrarienne). Jaan Teemant (en) (AF) parvient toutefois à rester Premier ministre. En 1928 August Rei (en) (PST) est toutefois élu au poste essentiellement symbolique de chef de l'État. | ||
| Législatives (en) | Le parti Wafd (progressiste, libéral, laïc) remporte une majorité absolue des sièges. En désaccord avec ce parti, le roi Fouad Ier confie la direction du gouvernement à Adli Yakan Pacha (Parti libéral constitutionnaliste (en) : centre-gauche social-libéral et laïc), avant de devoir appeler Moustapha el-Nahhas Pacha, du Wafd, au poste de Premier ministre en 1928. | |||
| - | Législatives (en) | La coalition menée par le Parti populaire (en) (droite populiste, attrape-tout), et qui inclut des partis représentant les minorités ethniques du pays, remporte une large majorité des sièges dans les deux chambres. Alexandru Averescu (Parti populaire) demeure Premier ministre. | ||
| Législatives (en) | Premières élections après l'accession de Reza Chah au trône de l'Empire perse. Le nouveau chah a interdit les partis politiques et abrogé l'immunité parlementaire des députés. |
Peu d'opposants osent se présenter, et même si certains (tels que Hassan Modarres et Mohammad Mossadegh) sont élus, la nouvelle assemblée est presque entièrement soumise au chah. Hassan Mostofi ol-Mamalek devient Premier ministre. | ||
| Fédérales | Élections anticipées, celles de 1925 n'ayant pas produit de majorité durable, et à la suite de l'affaire King-Byng. | Parlement sans majorité. Le Parti libéral retrouve une majorité relative des sièges, un peu moins de la moitié des sièges à la Chambre des communes. William Lyon Mackenzie King retrouve le poste de Premier ministre, avec l'appui du Parti progressiste. | ||
| Législatives (en) | Le Parti national (chrétien conservateur) conserve une large majorité des sièges au Congrès. | |||
| Référendum | La prohibition avait été mise en place par une loi en 1917 et un premier référendum en 1919 qui l'approuvait avec un score de 61,6 %. | La majorité des votants (55,7 %) souhaite l'abolition. Même si ce référendum n'était que consultatif, la parlement mit fin à la prohibition dès l'année suivante, en 1927.[réf. nécessaire] | ||
| Chambre (en) | Le Parti républicain du président Calvin Coolidge recule mais conserve la majorité absolue des sièges à la Chambre. | |||
| Chambre (en) | Le Parti républicain du président Calvin Coolidge recule mais conserve la majorité absolue des sièges au Sénat. | |||
| Législatives | Le gouvernement libéral qui a instauré la république a été renversé par un coup d'État militaire (en) en . Un contre-coup d'État (el) en permet la tenue d'élections en novembre pour restaurer la démocratie. |
Parlement sans majorité. L'Union libérale (centriste) demeure première avec plus d'un tiers des sièges, mais a perdu plus de la moitié de ses sièges par rapport aux élections de 1923. Aléxandros Zaïmis (indépendant) devient Premier ministre à la tête d'un « gouvernement œcuménique » rassemblant l'Union libérale, l'Union démocratique (en), le Parti populaire (droite conservatrice, monarchiste et nationaliste) et le Parti des libres-penseurs (en) (extrême-droite orthodoxe, national-conservatrice et monarchiste). | ||
| Générales (en) | Scrutins pour la présidence et pour le Conseil national d'administration. | Juan Campisteguy (Parti colorado : centriste, social-libéral) est élu président de la République avec 49,0 % des voix face notamment à Luis Alberto de Herrera (en) (Parti national : centre-droit libéral-conservateur, 48,4 %). Le Parti colorado remporte également la majorité au Conseil national. | ||
| Législatives | L'élection pour l'unique siège des Îles Féroé au Folketing danois se tient plus tard, le . | Parlement sans majorité. Le Parti social-démocrate (gauche) demeure le premier parti au Parlement, avec plus d'un tiers des sièges. Arrivé au pouvoir pour la première fois aux élections de 1924, mais avec un gouvernement minoritaire, il perd cette fois le pouvoir. Thomas Madsen-Mygdal (Venstre : centriste, libéral) devient Premier ministre, formant un gouvernement minoritaire. | ||
| Présidentielle | Les résultats de l'élection sont falsifiés[2]. | Officiellement, Lázaro Chacón González (Parti unioniste (en) : centre-droit) est réélu président avec 88,6 % des voix face à son unique adversaire, Jorge Ubico (Parti libéral progressiste : droite nationaliste)[3]. | ||
| Législatives | Scrutin le même jour que l'élection présidentielle. | Le Parti unioniste (en) du président réélu, Lázaro Chacón González, remporte également une large majorité des sièges au Congrès. Bien que les résultats soient truqués[2], le Parti libéral progressiste (en) a glané quelques sièges au Congrès[4]. | ||
| Législatives | Le gouvernement fasciste du dictateur Giuliano Gozi (en), soumis au régime fasciste italien de Benito Mussolini, organise en décembre des simulacres d'élections où aucune candidature d'opposition n'est permise. | Officiellement, le Parti fasciste obtient 99,96 % de suffrages favorables, avec un seul bulletin défavorable ; il remporte donc la totalité des sièges. Gozi demeure le dictateur de fait du pays. | ||
| - | Législatives (en) | Le Parti de l'unité (droite conservatrice agrarienne) conserve la majorité absolue des sièges. István Bethlen demeure Premier ministre. |
Élections en subdivisions nationales en 1926
Cette section concerne les élections législatives dans un État fédéré, une subdivision territoriale ou une colonie d'un État souverain, ainsi que leurs principaux référendums.
| Date | Subdivision | État | Élection ou référendum |
Contexte | Résultat |
|---|---|---|---|---|---|
| Législatives | |||||
| Générales |
Notes et références
- Cet article est partiellement issu de chaque article lié dans la colonne « Élection »
Voir les listes d'auteurs via les articles respectifs.
- (en) Cet article est partiellement issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « List of elections in 1926 » (voir la liste des auteurs).
- (de) « Liechtenstein, 7. Februar 1926 : Errichtung einer Landesbrandschadenversicherungsanstalt », sur sudd.ch, Démocratie directe.
- (en) Paul J. Dosal, Doing business with the dictators: a political history of United Fruit in Guatemala, 1899-1944, Wilmington, Scholarly Resources, , p. 64
- ↑ (en) Dieter Nohlen, Elections in the Americas: A data handbook, vol. I, (ISBN 978-0-19-928357-6), p337
- ↑ (en) Andrew James Schlewitz, The rise of a military state in Guatemala, 1931-1966 (thèse inédite), New York, New School University, , p. 66
Voir aussi
