Bazoges-en-Paillers

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Bazoges-en-Paillers
Bazoges-en-Paillers
L’église du Sacré-Cœur en .
Image illustrative de l’article Bazoges-en-Paillers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Montaigu
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Fulgent - Les Essarts
Maire
Mandat
Jean-François You
2014-2020
Code postal 85130
Code commune 85013
Démographie
Gentilé Bazogeais
Population
municipale
1 393 hab. (2016 en augmentation de 21,03 % par rapport à 2011)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 29″ nord, 1° 07′ 58″ ouest
Altitude 87 m
Min. 53 m
Max. 107 m
Superficie 11,58 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Bazoges-en-Paillers est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés les Bazogeais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Bazoges-en-Paillers s’étend sur 1 158 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 87 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 53 et 107 mètres[2],[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En poitevin(patois vendéen), la commune est appelée Badàujhe[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’étymologie du terme « Bazoges » est dérivée de Basilica (mot romain signifiant église rurale).

Bazoges-en-Paillers tire son surnom de l’ancienne petite ville de Paillers, autrefois chef-lieu de doyenné.

Bazoges était une châtellenie relevant du marquisat de Montaigu, le plus ancien seigneur connu est Aimeri Guoyas, chevalier-seigneur de La Barotière, qui a choisi pour lieu de sépulture en 1272 l’abbaye de la Grainetière. Bazoges fut aussi célèbre à la cour au XVIIe siècle, Marie Hillerin, fille de Jacques Hillerin, chevalier-seigneur de Bazoges, épousa Jean Ireland. Un petit-fils, François-Hubert Irland, devint conseiller du roi. La famille Irland, aujourd’hui éteinte, était originaire d’Écosse...

...Le curé de Bazoges était à la nomination du doyen de Montaigu et au nombre des chapelles mentionnées au XVIIIe siècle, on trouve : chapelle de Saint-Esprit - chapelle Notre-Dame de Logerie - chapelle de Saint Clair des Gaboriaux fondée en 1737 par Pierre Gaborieau, curé de Bazoges, dans l’église même.

L’église telle qu’elle se comportait, place Notre-Dame (Vieille Place), paraît avoir été bâtie par M. Clair Gaboriau, curé de la paroisse pendant 50 ans. Elle avait la forme d’une croix latine et un des deux petits autels était consacré à saint Mathurin, fêté le 10 mai, dont les enfants étaient voués. On dit que vers 1620, l’implacable maladie qu’était le croup emportait beaucoup d’enfants. On porta la statue de saint Mathurin en procession et le fléau cessa immédiatement. Depuis ce temps, jamais le croup n’aurait fait mourir d’enfants à Bazoges.

L’histoire bazogeaise c’est donc la place Notre-Dame, occupée autrefois par l’église entourée d’un cimetière, avec derrière et existant encore un ancien presbytère, d’où partait, raconte la légende un souterrain qui reliait le Puy Greffier et le château. Mais la dernière personne ayant suivi ce souterrain ne put faire plus que quelques centaines de mètres, arrêtée par l’inondation du passage.
Ce qui parait sûr cependant, est l’existence d’un souterrain refuge partant effectivement d’une ancienne habitation (cheminée apparente). L’entrée de ce souterrain-refuge a été murée vers 1945, à la suite d'un effondrement de terrain. Mais quelques jeunes de l’époque se rappellent être descendus jouer à l’intérieur de salles et galeries.

Riche en histoire, Bazoges était traversée par une voie romaine qui venait de Saint-Georges et que l’on devine encore un peu (au droit du pont) entre les routes de Beaurepaire et de Saint-Fulgent.

L’armée napoléonienne traversa également la commune, et après un campement près de la rivière, beaucoup attrapèrent le paludisme, un mal peu connu à l’époque ; c’est à partir de ces faits que l’on baptisa le Malpalu, la rivière délimitant les communes de Bazoges avec Beaurepaire.

Bazoges paya un lourd tribut aux guerres de Vendée, et fut un haut lieu de résistance, le château de la Rairie a appartenu à la famille de Sapinaud.

…Histoire mouvementée qui contraste avec la beauté des paysages, le charme de la Templerie, avec ses dolmens et menhirs, le site de l’étang neuf et le calme et la tranquillité des vestiges des manoirs de Logerie, de la Rancunelière et du Château, sans oublier les sculptures de l’église actuelle construite en 1905, et ses magnifiques vitraux, dont l’un retrace le martyr de l’abbé Brenugat, vicaire du curé Bonneau, qui a péri dans la campagne d’outre-Loire (guerres de Vendée). Déporté en Guyane, le vicaire mourut d’inanition dans une forêt de Kononama.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 mars 2014 Laurent Bénéteau[5]    
mars 2014 En cours Jean-François You Sans étiquette technicien de voirie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 1 393 habitants[Note 1], en augmentation de 21,03 % par rapport à 2011 (Vendée : +4,51 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
491552679608666660679740755
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
7918188088929881 0071 017980921
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
918805806816826784770767771
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
7727607938268449491 1181 3611 393
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 25,5 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 15,2 %) ;
  • 47,8 % de femmes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 22,9 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 18,2 %).
Pyramide des âges à Bazoges-en-Paillers en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,2 
6,3 
75 à 89 ans
8,1 
8,7 
60 à 74 ans
9,9 
19,8 
45 à 59 ans
17,6 
20,4 
30 à 44 ans
21,6 
25,5 
15 à 29 ans
22,9 
19,2 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église du Sacré-Cœur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des communes de Vendée, Ouest-France, Rennes, 1991 (ouvrage rédigé par les correspondants d'Ouest-France en Vendée).
  2. « Commune 32194 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  3. « Bazoges-en-Paillers », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  4. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 33.
  5. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. " « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  11. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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