Bazoges-en-Paillers

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Bazoges-en-Paillers
Bazoges-en-Paillers
L’église du Sacré-Cœur en .
Image illustrative de l’article Bazoges-en-Paillers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Fulgent - Les Essarts
Maire
Mandat
Jean-François You
2020-2026
Code postal 85130
Code commune 85013
Démographie
Gentilé Bazogeais
Population
municipale
1 481 hab. (2020 en augmentation de 12,28 % par rapport à 2014)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 29″ nord, 1° 07′ 58″ ouest
Altitude 87 m
Min. 53 m
Max. 107 m
Superficie 11,58 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Les Herbiers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montaigu
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Bazoges-en-Paillers est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Ses habitants sont appelés les Bazogeais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Bazoges-en-Paillers s’étend sur 1 158 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 87 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 53 et 107 mètres[2],[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bazoges-en-Paillers est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction des Herbiers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (94,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,1 %), zones agricoles hétérogènes (43 %), zones urbanisées (6,2 %), prairies (4 %), eaux continentales[Note 3] (0,6 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En poitevin(patois vendéen), la commune est appelée Badàujhe[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’étymologie du terme « Bazoges » est dérivée de Basilica (mot romain signifiant église rurale).

Bazoges-en-Paillers tire son surnom de l’ancienne petite ville de Paillers, autrefois chef-lieu de doyenné.

Bazoges était une châtellenie relevant du marquisat de Montaigu, le plus ancien seigneur connu est Aimeri Guoyas, chevalier-seigneur de La Barotière, qui a choisi pour lieu de sépulture en 1272 l’abbaye de la Grainetière. Bazoges fut aussi célèbre à la cour au XVIIe siècle, Marie Hillerin, fille de Jacques Hillerin, chevalier-seigneur de Bazoges, épousa Jean Ireland. Un petit-fils, François-Hubert Irland, devint conseiller du roi. La famille Irland, aujourd’hui éteinte, était originaire d’Écosse...

...Le curé de Bazoges était à la nomination du doyen de Montaigu et au nombre des chapelles mentionnées au XVIIIe siècle, on trouve : chapelle de Saint-Esprit - chapelle Notre-Dame de Logerie - chapelle de Saint-Clair des Gaboriaux fondée en 1737 par Pierre Gaborieau, curé de Bazoges, dans l’église même.

L’église telle qu’elle se comportait, place Notre-Dame (Vieille Place), paraît avoir été bâtie par M. Clair Gaboriau, curé de la paroisse pendant 50 ans. Elle avait la forme d’une croix latine et un des deux petits autels était consacré à saint Mathurin, fêté le 10 mai, dont les enfants étaient voués. On dit que vers 1620, l’implacable maladie qu’était le croup emportait beaucoup d’enfants. On porta la statue de saint Mathurin en procession et le fléau cessa immédiatement. Depuis ce temps, jamais le croup n’aurait fait mourir d’enfants à Bazoges.

L’histoire bazogeaise c’est donc la place Notre-Dame, occupée autrefois par l’église entourée d’un cimetière, avec derrière et existant encore un ancien presbytère, d’où partait, raconte la légende un souterrain qui reliait le Puy Greffier et le château. Mais la dernière personne ayant suivi ce souterrain ne put faire plus que quelques centaines de mètres, arrêtée par l’inondation du passage.
Ce qui parait sûr cependant, est l’existence d’un souterrain refuge partant effectivement d’une ancienne habitation (cheminée apparente). L’entrée de ce souterrain-refuge a été murée vers 1945, à la suite d'un effondrement de terrain. Mais quelques jeunes de l’époque se rappellent être descendus jouer à l’intérieur de salles et galeries.

Riche en histoire, Bazoges était traversée par une voie romaine qui venait de Saint-Georges et que l’on devine encore un peu (au droit du pont) entre les routes de Beaurepaire et de Saint-Fulgent.

L’armée napoléonienne traversa également la commune, et après un campement près de la rivière, beaucoup attrapèrent le paludisme, un mal peu connu à l’époque ; c’est à partir de ces faits que l’on baptisa le Malpalu, la rivière délimitant les communes de Bazoges avec Beaurepaire.

Bazoges paya un lourd tribut aux guerres de Vendée, et fut un haut lieu de résistance, le château de la Rairie a appartenu à la famille de Sapinaud.

…Histoire mouvementée qui contraste avec la beauté des paysages, le charme de la Templerie, avec ses dolmens et menhirs, le site de l’étang neuf et le calme et la tranquillité des vestiges des manoirs de Logerie, de la Rancunelière et du château, sans oublier les sculptures de l’église actuelle construite en 1905, et ses magnifiques vitraux, dont l’un retrace le martyre de l’abbé Brenugat, vicaire du curé Bonneau, qui a péri dans la campagne d’outre-Loire (guerres de Vendée). Déporté en Guyane, le vicaire mourut d’inanition dans une forêt de Kononama.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 ? Louis-Marie Girardeau DVD  
mars 2008 mars 2014 Laurent Bénéteau[12]    
mars 2014 En cours Jean-François You SE technicien de voirie
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2020, la commune comptait 1 481 habitants[Note 4], en augmentation de 12,28 % par rapport à 2014 (Vendée : +4,62 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
491552679608666660679740755
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
7918188088929881 0071 017980921
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
918805806816826784770767771
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
7727607938268449499661 1181 361
2020 - - - - - - - -
1 481--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 42,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 15,6 % la même année, alors qu'il est de 31,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 757 hommes pour 683 femmes, soit un taux de 52,57 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,84 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ou +
0,6 
3,5 
75-89 ans
3,1 
12,6 
60-74 ans
11,3 
15,4 
45-59 ans
15,4 
26,3 
30-44 ans
27,4 
16,0 
15-29 ans
17,5 
26,1 
0-14 ans
24,8 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2018 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,1 
8,4 
75-89 ans
11 
19,5 
60-74 ans
20,4 
20 
45-59 ans
19,4 
18 
30-44 ans
17,1 
14,9 
15-29 ans
13,2 
18,5 
0-14 ans
16,8 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église du Sacré-Cœur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des communes de Vendée, Ouest-France, Rennes, 1991 (ouvrage rédigé par les correspondants d'Ouest-France en Vendée).
  2. « Commune 32194 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  3. « Bazoges-en-Paillers », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Les Herbiers », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 33.
  12. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  17. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Bazoges-en-Paillers (85013) », (consulté le ).
  18. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Vendée (85) », (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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