Treize-Septiers

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Treize-Septiers
Treize-Septiers
Église de Treize-Septiers
Blason de Treize-Septiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Intercommunalité Terres de Montaigu, communauté d'agglomération
Maire
Mandat
Isabelle Rivière
2020-2026
Code postal 85600
Code commune 85295
Démographie
Gentilé Septierois
Population
municipale
3 280 hab. (2019 en augmentation de 7,44 % par rapport à 2013)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 07″ nord, 1° 13′ 45″ ouest
Altitude 71 m
Min. 48 m
Max. 89 m
Superficie 22,36 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Treize-Septiers
(ville isolée)
Aire d'attraction Montaigu-Vendée
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montaigu
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Treize-Septiers
Liens
Site web Site officiel

Treize-Septiers est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de Treize-Septiers s’étend sur 2 236 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 71 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 48 et 89 mètres[1],[2].

Carte de la commune.

Treize-Septiers est une commune rurale qui occupe une superficie de 21,84 km2 dans le haut bocage vendéen. Ses paysages sont une succession de champs entourés de haies. Elle repose sur un sol essentiellement granitique au sud du Massif armoricain, dont des affleurements sont visibles au nord du bourg. Son altitude va de 89 m à 48 m. La rivière Asson et le ruisseau Gournet longent la limite sud de la commune d'est en ouest, avant de se jeter dans la Maine à Montaigu, chef-lieu de canton. La rivière Mozelle longe la limite nord-est de la commune, avant de traverser le bourg voisin de la Bruffière et de se jeter dans la Sèvre nantaise. La commune se situe ainsi dans le bassin versant de cette rivière (et donc de la Loire) sur la ligne de partage des eaux entre Maine et Sèvre nantaise.

Treize-Septiers relève du canton de Montaigu. Elle est limitrophe des communes de Saint-Hilaire-de-Loulay à l'ouest, de la Bernardière au nord-ouest, de la Bruffière au nord-est, des Landes Génusson à la pointe est, de La Boissière-de-Montaigu au sud-est et de la Guyonnière au sud. Le bourg est très excentré, situé au sud de la commune à quelques centaines de mètres de la limite avec la Guyonnière.

Le bourg est traversé par la route D 753 entre Montaigu et Tiffauges (route reliant Saint-Jean-de-Monts à Cholet), par la D 62 entre la Bruffière et Chavagnes-en-Paillers, par la D 86 entre Saint-Georges-de-Montaigu et la Bernardière. Il est relié à Saint-Hilaire-de-Loulay par la D 93.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Treize-Septiers est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Treize-Septiers, une unité urbaine monocommunale[6] de 3 209 habitants en 2017, constituant une ville isolée[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montaigu-Vendée, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (95,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,6 %), zones agricoles hétérogènes (25,8 %), prairies (18,3 %), zones urbanisées (5,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,6 %), mines, décharges et chantiers (1,1 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Étymologie[modifier | modifier le code]

La première mention de "Treize-Spetiers" est attribuée à Gauthier de Bruges, évêque de Poitiers de 1279 à 1306[13].

Selon les Chroniques paroissiales du diocèse de Luçon, on retrouve le nom de Treize-Septiers sous la forme latine De Tredecim Sextariis dans le Manuscrit de Luçon (1533-1534). Le setier (autrefois Septier ou Sextier), du latin Sextarius, est une ancienne mesure de grain ou de liquide qui variait selon les localités ; par exemple, le setier était de douze boisseaux et contenait 159 litres à Paris. Le setier de terre était la surface de terre labourable nécessaire pour y semer un setier de blé. "Le nom de Treize-Septiers vient-il de l'étendue territoriale ou d'une redevance en nature payée au Seigneur du lieu par les premiers habitants ?" Entre ces différentes conjectures, les historiens penchent pour la redevance[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Statue de Vierge à l'Enfant sur un mégalithe rue du Menhir.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des débris de polypiers, bryozoaires et éponges ainsi que des dents de Carcharodon Megalodon ont été trouvés dans des affleurements de la Mer des Faluns (Cénozoïque, ère débutant il y a 65 millions d'années) près du bourg, à la Jarrie et au Beau Rivage.

Un habitat sur pilotis au bord d'un lac devenu zone marécageuse près du bourg actuel est déduit de restes de nombreux bois taillés trouvés dans la tourbe mise à jour lors du creusement d'une réserve d'eau. Ont été mis au jour également des silex taillés (grattoirs), dont le plus ancien remonterait au Moustérien (environ 300 000 à 30 000 avant le présent)[15].

Entre la Basse-Bourie et la Haute-Bourie, au Gui, on trouve de nombreuses roches de dimensions imposantes entassées dont quelques-unes plantées en terre et alignées vers 2 500 - 3 000 avant notre ère, tout près d'une source[16]. Un mégalithe d'environ un mètre de haut, sur lequel a été fixée une statue de Vierge à l'Enfant, est situé dans la rue du Menhir (D 62) à l'est du bourg.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les Romains ont laissé quelques traces de leur passage : une voie gallo-romaine (actuellement enfouie 50 cm sous la terre), qui allait d’Angers à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, passe à proximité du village de la Hinchère, une villa existait aux Godelinières[17].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Lorsque furent fondés l'évêché et le diocèse de Luçon, en 1317, c'est au doyenné de Montaigu que fut rattachée la paroisse de Treize-Septiers[18].

Située sur la zone frontière entre le duché de Bretagne et le comté du Poitou, Treize-Septiers, comme les paroisses voisines de Saint-Hilaire-de-Loulay, La Guyonnière, La Boissière-de-Montaigu, Saint-Georges-de-Montaigu et Les Landes-Genusson, fit partie des Marches avantagères au Poitou sur la Bretagne, du Moyen Âge jusqu’à la Révolution française, dépendant ainsi des deux provinces du point de vue de la souveraineté et de la suzeraineté, mais dont seul le seigneur de la province dite « avantagère », en l’occurrence le Poitou, jouissait des droits de justice[19]. Sous l’Ancien régime, Treize-Septiers relevait judiciairement de la sénéchaussée de Poitiers et militairement du gouvernement du Poitou.

Au XIVe siècle, le château des Ganuchères fut édifié à environ 2 km à l'ouest du bourg actuel. Jean Marin rend aveu des Ganuchères en 1437 et Nicolas Marin en 1473.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1505, Julien De La Roche-Saint-André s'établit aux Ganuchères, à la suite d'un partage entre lui et ses deux frères, Jean et Vincent. En 1551, il rendait encore aveu des Ganuchères. De son union avec Jacquette de Lacour-Lagrise, il eut un fils unique, Pierre (qui fit don à l'église de Treize-Septiers d'une croix processionnelle), lequel épousa, en 1551, Catherine Régnon. Leur fils Gabriel prit part à la guerre de la Ligue, sous Henri III et Henri IV. En 1590, son château des Ganuchères fut pris et dévasté, et lui-même ruiné, puis emprisonné au château de Nantes. Les seigneurs des Ganuchères ont alors probablement cessé d'habiter leur château pour se réfugier à Montaigu[14]. Il ne reste que quelques pans de murs du château.

Guerres de Vendée[modifier | modifier le code]

Chapelle de la Salette

En mars 1793, Treize-Septiers entra dans l’insurrection vendéenne par la participation de ses habitants, mêlés à ceux des paroisses voisines, à la prise de Montaigu des mains des Républicains[20], jusqu'en septembre de la même année. À la suite de la reprise définitive de Montaigu par les Républicains le 30 septembre 1793, puis de Clisson le 1er octobre, l'Armée de Mayence, commandée par Kléber, rencontra le 6 octobre lors de la bataille de Treize-Septiers l'armée catholique et royale de d'Elbée et Bonchamps qu'elle défit. Le bourg, en particulier l'église et le presbytère, fut alors incendié, ainsi que les hameaux alentour, jusqu'à Saint Symphorien, qui était alors une paroisse indépendante.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours du XIXe siècle, la population vivait chichement des produits d'une terre ingrate. L'église fut remise en état pour que la messe puisse continuer à y être dite. Devenue trop étroite pour la population, une tribune y fut construite en 1828 ; l'église fut allongée de quatre mètres en 1851. En 1839, fut nommé curé de la paroisse François Barreau, qui y officia jusqu'à sa mort en 1883. Il supervisa l'érection de plusieurs monuments. En 1854, fut érigée dans le jardin du presbytère une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Salette.

Église paroissiale, dédiée à Saint Martin

L'église paroissiale fut, elle, finalement reconstruite de 1872 à 1873, conçue par deux architectes : M. Simon, de Cholet, pour la première partie ; et M. Méchineau, de Clisson, pour la seconde. L'entrepreneur chargé de l'exécution des plans fut M. Gautier, de Clisson[14].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

L’essor économique commence avec l'implantation en 1920 par Ferdinand Jauffrineau d'une fabrique de chaussures (Ets Arima) qui a compté jusqu’à 460 salariés et dont l'activité sur la commune s'est arrêtée dans les années 1990[21]. Une usine de meubles (Ets Chaudière puis Forège) a aussi marqué l'histoire économique de la commune, fondée en 1964, elle a fermé en mai 2013[22]. Depuis quelques années, les activités industrielles se sont diversifiées : métallurgie, travail du verre, transports...

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier, de gueules au setier d'or cerclé de sable ; au second, de sinople à la gerbe de blé d'or ; le tout sommé d'un chef cousu d'azur chargé de trois tours d'argent, ouvertes du champ et maçonnées de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[23]
Période Identité Étiquette Qualité
  Décembre 1812 Pierre GOURAUD    
Janvier 1813 Janvier 1818 Pierre GAUTIER    
Janvier 1818 Janvier 1820 Pierre ALBERT    
Janvier 1820 Octobre 1834 René GUICHETEAU    
Octobre 1834 Septembre 1838 Pierre HERVOUET    
Septembre 1838 Décembre 1842 Pierre POIRON    
Décembre 1842 Décembre 1849 Jean RICHARD   Décédé en cours de mandat
Décembre 1849 Janvier 1850 Augustin RIPOCHE   Adjoint faisant office de maire à la suite du décès de Jean RICHARD
Janvier 1850 Septembre 1852 Mathurin BOSSARD    
Septembre 1852 Août 1870 Jean GIRARD    
Août 1870 Mai 1873 Jean POTIER    
Mai 1873 Septembre 1880 René GUICHETEAU   Décédé en cours de mandat
Septembre 1880 Février 1881 Henri GAUTHIER   Adjoint faisant office de maire à la suite du décès de René GUICHETEAU
Février 1881 Mars 1882 Jules DEMANGEAT    
Mars 1882 28 février 1896 Pierre GIRARD   Décédé en cours de mandat
28 février 1896 8 mai 1904 Vital CHAUVEAU   Adjoint faisant office de maire à la suite du décès de Pierre GIRARD. Elu maire en 1896 et réélu en 1900 - 2 mandats.
8 mai 1904 12 mai 1912 Eugène GIRARDEAU   Réélu en 1908 - 2 mandats.
12 mai 1912 12 mai 1935 René GUICHETEAU   Réélu en 1919, 1925 et 1929 - 4 mandats.
12 mai 1935 13 mai 1945 Ferdinand Jauffrineau   Chef d'entreprise.[Note 3] 1 seul mandat, durant la 2nde guerre mondiale.
13 mai 1945 20 mars 1977 Étienne Brochard   Négociant. Réélu en 1947, 1953, 1956, 1959, 1965 et 1971 - 6 mandats.
20 mars 1977 13 mars 1983 Joseph Jauffrineau[24]   Chef d'entreprise.[Note 4] 1 seul mandat.
13 mars 1983 16 mars 2008 Michel Leboeuf[Note 5] RPR puis UMP Entrepreneur du bâtiment. Réélu en 1989, 1995 et 2001 - 4 mandats.
16 mars 2008[25] En cours Isabelle Rivière[26] DVD puis
UMPLR
Cadre territorial
Conseillère départementale de Montaigu (2015 → )
Vice-présidente du conseil départemental (2015 → )
Vice-présidente des Terres de Montaigu (2017 → )
Réélue en 2014[27]et 2020 - 3ème mandats

Jumelages[modifier | modifier le code]

Treize-Septiers est jumelée avec Drapeau de l'Espagne Cabana de Bergantiños (Espagne)[28].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2019, la commune comptait 3 280 habitants[Note 6], en augmentation de 7,44 % par rapport à 2013 (Vendée : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
3208119439969511 0411 0581 1021 161
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2461 2871 3071 3011 3361 3961 3761 3631 304
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 2781 2671 0721 1061 1371 1381 1331 1071 294
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
1 3671 5511 9072 1262 3722 5262 6002 8693 096
2019 - - - - - - - -
3 280--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,4 % la même année, alors qu'il est de 31,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 642 hommes pour 1 603 femmes, soit un taux de 50,60 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,84 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[33]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
1,8 
5,7 
75-89 ans
8,4 
14,8 
60-74 ans
14,1 
19,0 
45-59 ans
21,5 
21,1 
30-44 ans
20,1 
16,2 
15-29 ans
14,1 
22,8 
0-14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2018 en pourcentage[34]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,1 
8,4 
75-89 ans
11 
19,5 
60-74 ans
20,4 
20 
45-59 ans
19,4 
18 
30-44 ans
17,1 
14,9 
15-29 ans
13,2 
18,5 
0-14 ans
16,8 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin-de-Tours.

Personnalités liées à Treize-Septiers[modifier | modifier le code]

Famille de La Roche-Saint-André. Le membre le plus célèbre de la branche dite des Ganuchères fut incontestablement Gilles de la Roche Saint André nommé en 1667 chef d’escadre des armées royales.

Abbé Pierre Lelièvre Né à Treize-Septiers le 24 octobre 1874 et décédé à Neuilly-sur-Seine le 23 juillet 1944. Fils aîné de Pierre Lelièvre et Hyacinthe Guicheteau de la Litaudière, il entra au petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers en 1886. En 1896, il rejoignit le grand séminaire de Luçon et il fut ordonné prêtre en 1901. Il fut successivement professeur chez les Jésuites, et curé de paroisse à Paris. Attiré par la littérature, il se mit à écrire des poèmes, des pièces de théâtre. En 1914, à l'ouverture des hostilités de la Première Guerre mondiale, il fut aumônier volontaire. Blessé en 1915, son bras gauche resta paralysé. Ce fait de guerre lui valut la Croix de guerre et la Légion d'honneur. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages : "Leur âme est immortelle " (1916)[35], " Une voix de prêtre dans la mêlée ", "Histoire catholique de la France " (1922) [36],[37]... Pendant la Deuxième Guerre mondiale, résidant à Paris, il sauva des personnes juives de la déportation. Il repose au cimetière de Treize-Septiers.

Les frères Cormerais Fils de Baptiste Cormerais, cordonnier, et Marie Landreau, du bourg de Treize-Septiers.

- Jean-Baptiste Né le 6 octobre 1890, missionnaire au Sénégal et supérieur du séminaire de Falajè au Mali de 1932 jusqu'à sa mort le 8 novembre 1941, après avoir contracté la fièvre jaune en secourant les indigènes.

- Marcel Né le 3 décembre 1892, conseiller municipal et premier adjoint de 1935 à 1945, décédé à Treize-Septiers le 25 juillet 1955.

- Camille Né le 18 juillet 1894, grand mutilé de la Première Guerre mondiale. Ordonné chez les Pères Blancs en 1923, il devint missionnaire en Afrique, au "Soudan français", notamment à partir de 1929 à Bamako puis Ouélessébougou (Mali actuel). À la suite d'ennuis de santé, en 1949 il fut nommé au Musée de Carthage. Revenu en France en 1964, il y est mort à Nice le 30 mai 1979[38].

Abbé Eugène Petit Né à Cugand le 16 mai 1870, ordonné prêtre le 21 décembre 1895, il fut curé de la paroisse pendant 39 ans de 1906 à 1945, une forte et originale personnalité le caractérisait. Il fit construire l'école privée de garçons. Il est décédé le 2 juillet 1949 à Martinet où il s'était retiré.

Ferdinand Jauffrineau Grand mutilé de la Première Guerre mondiale. Il fut promu chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire en 1937. Fondateur de la fabrique de chaussures Arima en 1920. Il fut maire de 1935 à 1945.

Joseph Jauffrineau Né en 1920, mobilisé en mars 1940, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, il fut fait prisonnier et envoyé en Allemagne. Libéré en 1941, en tant que soutien de famille, il revint pour diriger la manufacture de chaussures Arima fondée en 1920 par son père, Ferdinand. Il a reçu la décoration de la Croix du Combattant. Il fut adjoint de 1959 à 1977, puis maire de 1977 à 1983. En 1963, il fut fait chevalier de l'Ordre de l'Économie nationale. Il est décédé le 17 juin 2016.

Vincent Ansquer Né à Treize-Septiers le 11 janvier 1925 et décédé le 31 mai 1987 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Fondateur du Prix national de l’art de Vivre. ministre du Commerce et de l’Artisanat de 1974 sous le gouvernement Chirac à 1976 puis ministre de la Qualité de la Vie de 1976 à 1977 sous le gouvernement Barre. A Treize-Septiers, une rue, la zone industrielle et le complexe sportif portent son nom.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Fondateur en 1920 de la manufacture de chaussures Arima, père de Joseph, son successeur.
  4. Dirigeant de la manufacture de chaussures Arima, fondée par son père, Ferdinand, en 1920, et qui compte jusqu'à 500 personnes dans les années 1960.
  5. Père du député Alain Lebœuf
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 27673 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Treize-Septiers », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Treize-Septiers », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Montaigu-Vendée », sur insee.fr (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. DELHOMMEAU, Louis. Églises de Vendée : vocables, titulaires et liste des documents relatifs à leur construction et à leurs travaux du XIe siècle à nos jours, 2000-2001, 2 vol. (224-232 p.) (Archives départementales de la Vendée, BIB MEM 615/1-2)
  14. a b et c Chroniques paroissiales du diocèse de Luçon, débutées par Eugène Aillery (1806-1869), actualisées par Hippolyte Boutin (1851-1901)
  15. Étienne Brochard, Les origines de Treize-Septiers. In : Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée. – (1955), p. 1-2 (consultable sur http://recherche-archives.vendee.fr/archives/catalogue/lieu/Treize-Septiers/Y)
  16. « Chantier de jeunes : les abords de la source du Gui aménagés », sur Ouest-France, (consulté le ).
  17. « Treize-Septiers - Histoire », sur Numilog, (consulté le ).
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  24. « Disparition de Joseph Jauffrineau, ancien maire », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Joseph Jauffrineau, maire honoraire, chef d'entreprise et doyen de la commune, est décédé vendredi 17 juin, à l'âge de 96 ans. Après avoir siégé comme adjoint de 1959 à 1971, il est élu maire de 1971 à 1983, totalisant ainsi 24 années au service de la commune ».
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  26. Céline Bardy, « Vendée. Isabelle Rivière, le goût des autres récompensé : Ce samedi 6 juillet 2019, Isabelle Rivière sera décorée de la Légion d’honneur. Une distinction qui vient récompenser son fort engagement citoyen et la création de l’association des Femmes élues de Vendée », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ) « La liste d’Isabelle Rivière s’impose au premier tour [en 2008] et tous ses membres sont élus. Elle est réélue en 2014, quatre opposants font leur entrée au conseil. L’année suivante, l’élue devient vice-présidente du conseil départemental en charge des questions sociales. ».
  27. « Un nouveau mandat de maire pour Isabelle Rivière », Ouest-France,‎ (lire en ligne) « En présence d'une vingtaine de personnes, les nouveaux conseillers municipaux ont été élus par 19 voix et quatre bulletins nuls. Isabelle Rivière, 51 ans, cadre territorial au conseil général, a été élue maire, elle était la seule candidate à la fonction ».
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