Lathus-Saint-Rémy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Lathus-Saint-Rémy
Lathus-Saint-Rémy
Panneau d'entrée du bourg de Lathus.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Jacques Compain
2014-2020
Code postal 86390
Code commune 86120
Démographie
Population
municipale
1 215 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 04″ nord, 0° 57′ 33″ est
Altitude Min. 94 m
Max. 228 m
Superficie 98,28 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte administrative de la Vienne
City locator 14.svg
Lathus-Saint-Rémy

Géolocalisation sur la carte : Vienne

Voir sur la carte topographique de la Vienne
City locator 14.svg
Lathus-Saint-Rémy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lathus-Saint-Rémy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lathus-Saint-Rémy

Lathus-Saint-Rémy est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située dans le sud-est de la Vienne, Lathus-Saint-Rémy est limitrophe du département de la Haute-Vienne.

C'est la plus grande commune en superficie du département. Elle occupe, par ailleurs, le 169e rang au niveau national.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lathus-Saint-Rémy[1]
Saulgé Montmorillon Bourg-Archambault
Plaisance Lathus-Saint-Rémy Azat-le-Ris
(Haute-Vienne)
Adriers,
Bussière-Poitevine
(Haute-Vienne)
Thiat
(Haute-Vienne)
Oradour-Saint-Genest
(Haute-Vienne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Lathus-Saint-Rémy présente un paysage de bocage et de vallées.

Le terroir se compose [2] :

  • sur les plateaux du seuil du Poitou :
    • de terres de brandes pour 4 %,
    • d'argile à silex peu profonde pour 35 %
    • de sols limoneux sur altérite pour 7 %
  • sur les collines et les plateaux des massifs anciens:
    • de sols sur granite à deux micas pour 42 %,
    • de sols sur leucogranite pour 2 %,
    • de sols sur micaschistes pour 4 %?
  • et de vallées et de terrasses alluviales, étroites et encaissées pour 5 %

En 2006, 94 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture et 6 % par des forêts et des milieux semi-naturels[3]. C'est donc un terroir agricole essentiellement voué à l'élevage, dont le sol pauvre a les brandes pour végétation naturelle.

La lande est, ici, de type atlantique: elle est souvent dominée par la bruyère arborescente et l’ajonc d’Europe qui constituent un couvert difficilement pénétrable pouvant atteindre 3 m de hauteur. Dans ce cas, la lande prend le nom régional de « brandes ». C’est un espace issu de la dégradation et de l’exploitation intensive de la forêt originelle. La lande couvrait jusqu’à la fin du XIXe siècle plusieurs dizaines de milliers d’hectares (90 000 ha pour le département de la Vienne vers 1877). Cette terre a été largement mise en culture à la suite de défrichements ou boisée avec du pin maritime. Il s’agit maintenant d’espaces marginaux et menacés car considérés comme « improductifs ». Pourtant, la lande joue un rôle majeur pour une biodiversité qui s’est adaptée et a survécu en leur sein et il s’agit également d’un espace refuge pour de nombreuses espèces de mammifères.

La Gartempe a creusé son lit dans la roche granitique. Au cours des siècles, elle a sculpté un site tout à fait exceptionnel : le Roc d'Enfer.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Lathus : la rivière la Gartempe, vers 1920.

La commune est traversée par 32,9 km de cours d'eau dont les principaux sont

  • La Gartempe sur une longueur de 9,2 km,
  • Le Gué De Lande sur une longueur de 5,7 km,
  • La Petite Blourde sur une longueur de 5,3 km,
  • Le Salleron sur une longueur de 4,2 km,
  • Le Ris Conedoux sur une longueur de 2,9 km,
  • Le ruisseau de L'étang sur une longueur de 2,8 km,
  • Le ruisseau de Montagné sur une longueur de 1,9 km,
  • Le ruisseau de La Barre sur une longueur de 1,1 km.

Neuf cours d’eau bénéficient d’un classement afin de protéger ou de restaurer leur continuité écologique: la construction de tout nouvel ouvrage faisant obstacle à la continuité écologique est interdit[4].:

  • l'affluent de la Gartempe,
  • l'affluent de la Petite Blourde,
  • l'affluent du Salleron,
  • Ris Conedoux,
  • la Gartempe,
  • la Petite Blourde,
  • le Gué de Lande,
  • le Salleron,
  • les Equilandes.

En outre, pour la partie de la Gartempe située sur le territoire communal, des aménagements doivent permettre d’assurer ou de rétablir la libre circulation des poissons migrateurs et le transit des sédiments.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[5], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune proviendrait du latin latus qui signifie côté. Ce nom évoque la situation du bourg, à la frontière entre le territoire des Pictons et celui des Lémovices[6].

La commune de Lathus a fusionné avec la commune de Saint-Remy-en-Montmorillon à la suite de l'arrêté préfectoral du 29 décembre 1972. La fusion entre les deux territoires a pris effet le 1er janvier 1973 sous le nom de Lathus. La commune a pris son nom actuel le 25 août 1978 à la suite d'une décision ministérielle et de la parution d’un décret en date du 10 août 1978.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lathus est une très ancienne paroisse dédiée à saint Maurice d'Agaune, vocable qui situe sa création à la charnière entre l’Antiquité et le Haut Moyen Âge. Sa vaste étendue confirme cette ancienneté.

L’église du bourg était autrefois fortifiée. Dans la campagne, plusieurs demeures ont eu un passé de maison forte (château du Cluseau, tour de Lenet).

L'influence culturelle limousine y était sensible (choix des prénoms et tradition de migration saisonnière maçonnante sous l'Ancien Régime).

La principale souche noble résidant à Lathus au XVIIIe siècle était la famille de Blom.

La commune rurale voisine de Saint-Rémy-en-Montmorillon (ce nom est en fait une corruption du Saint-Romois originel, qui renvoie à saint Romain et non à saint Remi de Reims) a été rattachée administrativement à Lathus en 1972.

Les FFI du groupe Amilcar défilent à Lathus, le 14 juillet 1944, alors que les Allemands sont encore présents dans la région[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Lathus-Saint-Rémy est dans le canton de Montmorillon (No 12) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Lathus-Saint-Rémy était dans le canton No 17 de Montmorillon dans la 3e circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs à Lathus[8]
Période Identité Étiquette Qualité
<1836 >1836 Léon Ducellier    
Liste des maires successifs à Saint Rémy en Montmorillon[9]
Période Identité Étiquette Qualité
16/12/1792 ? Philippe de Lavaud    
vers 1804 1805 Marsaudon ?    
1805 1821 Brejon ?    
1822 1829 René Tabuteau    
1829 1830 René Boutet    
1830 1870 Jacques-Gilbert Marsaudon    
1870 1871 Félix Bost    
1871 18/03/1875 Jacques-Gilbert Marsaudon    
18/03/1875 05/1875 Jean Patrier   maire par intérim
05/1875 1881 Clément Marcou    
1881 >1886 Robert-Raphaël Mercier    
Liste des maires successifs à Lathus-Saint-Rémy[8]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours (2008) Pierre Compain    
1966 1995 Pierre Boulzaguet    
1995 actuel Etienne Fauchard PCF  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gestion de l’eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Deux organismes sont chargés de la gestion des rivières :

  • Le syndicat intercommunal d'aménagement hydraulique et piscicole de la Gartempe ;
  • Le syndicat mixte du Pays Montmorillonnais.

La commune a adhéré à un SAGE (schéma d'aménagement et de gestion des eaux): SAGE Vienne. Les schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) définissent les objectifs et les règles, au niveau local, afin de concilier la satisfaction des différents usages, la préservation et la valorisation de ce patrimoine, et de gérer collectivement, de manière cohérente et intégré, la ressource en eau sur un bassin. Toutes les décisions prises dans le domaine de l’eau par les services de l’État et les collectivités locales doivent en effet être compatibles avec le SAGE [10].

La directive-cadre sur l'eau (D.C.E.) adoptée par l’Europe en 2000 impose l’atteinte d’un bon état des eaux en 2015. Afin de respecter ces objectifs, des états des lieux ont été réalisés, des enjeux identifiés, puis des programmes de reconquête ont été élaborés, avec la définition de politiques à conduire et d’actions à mener, pour la période 2010-2015. Ces actions sont définies par unité hydrographiques de référence (U.H.R.), c'est-à-dire par territoire ayant une cohérence hydrographique (bassin versant) , de l’habitat et des organismes qui y vivent, hydrogéologique et socio-économique. La commune appartient ainsi deux U.H.R : l’U.H.R. Gartempe pour 84% et l’U.H.R. Vienne aval pour 16 %[3].

Les eaux usées de la commune sont traitées dans deux stations d'épuration situées sur le territoire communal[11].

Les eaux du site de baignade en eau douce Lathus-Saint-Remy - La Voulzie ont été classées "Bon / Suffisante" [12]

Traitement des déchets et économie circulaire[modifier | modifier le code]

La commune a aménagé une déchèterie[13]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Saint-Rémy-en-Montmorillon
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
603464551515721733736780773
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
786842857876870893839862839
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
811803758615588534550522486
1962 1968 - - - - - - -
431365-------
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini [14].)
           Évolution démographique de Lathus puis Lathus-Saint-Rémy  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6061 3071 6111 6571 7731 8631 8781 9622 026
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1472 1032 2662 3722 3742 3312 2882 2902 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2192 1582 1901 9031 9241 7901 8321 7701 774
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 4821 3951 6441 5251 3451 2581 2411 2371 215
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Évolution démographique de Lathus puis Lathus-Saint-Rémy

La densité de population de la commune est de 12 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France[17].

Les dernières statistiques démographiques ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 1 250 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (23 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 1 227 habitants.

La diminution de 4 % de la population de la commune de 1999 à 2006 s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

La répartition par sexe de la population est la suivante:

  • en 1999 : 49,8 % d'hommes et 50,2 % de femmes.
  • en 2005 : 50,1 % d'hommes et 49,9 % de femmes.

En 2005 :

  • Le nombre de célibataires était de : 23,7 % dans la population.
  • Les couples mariés représentaient 59,6 % de la population,
  • Les divorcés étaient 5,3 %,
  • Le nombre de veuves et veufs était de 11,4 % à Lathus-Saint-Rémy.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Lathus est une importante commune agricole avec de gros élevages d'ovins et bovins.

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[18], il n'y a plus que 73 exploitations agricoles en 2010 contre 95 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont légèrement diminué et sont passées de 8 933 hectares en 2000 à 8 168 hectares en 2010. 16% sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 2 % pour les oléagineux (surtout du colza et un peu de tournesol) , 64 % pour le fourrage et 16% reste en herbes. En 2000, 5 hectares étaient consacrés à la vigne[18].

35 exploitations en 2010 (contre 47 en 2000) abritent un élevage important de bovins (5 929 têtes en 2010 contre 4 798 en 2000)[18]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[19].

47 exploitations en 2010 (contre 72 en 2000) se consacrent à l'élevage des ovins qui est l'activité principale (22 781 têtes en 2010 contre 32 147 têtes en 2000)[18]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7% de 1990 à 2007[19]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300 [20].

L'élevage de volailles a disparu en 2010 (168 têtes sur 7 fermes en 2000)[18].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le centre de plein air Pierre Boulzaguet ayant pour activités principales le canoë-kayak et l′équitation donne à cette petite bourgade une réalité touristique confortée par le site au bord de la Gartempe dénommé le “Roc d′enfer”, que les courants forts et la géologie rendent attractif

Activité et emploi[modifier | modifier le code]

Le taux d'activité était de 70,5 % en 2005 et 64,7 % en 1999.

Le taux de chômage en 2005 était de 8,9 % et en 1999 il était de 10,4 %.

Les retraités et les pré-retraités représentaient 36,1 % de la population en 2005 et 29,6 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L’église du hameau Saint-Rémy-en-Montmorillon, rattachée aujourd’hui à la commune de Lathus-Saint-Rémy, date du XIXe siècle . Elle remplace un édifice plus ancien qu’il fallut raser pour des raisons de sécurité. Elle abrite une statue de saint Roch en bois de châtaignier polychrome (XVe siècle) parfaitement conservée. Elle était l’objet de pèlerinages importants tout comme la petite fontaine proche de l’église.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Un dolmen classé monument historique depuis 1889. Avec, le développement de l'agriculture intensive, et surtout à partir de 1955, date du début du remembrement, nombre de dolmen ont été démantelés. Le dolmen de Marchain est situé dans un hameau, près d'un ruisseau et à 174 mètres d'altitude. Il est constitué de blocs de granit. La dalle de couverture est triangulaire. Elle est soutenue par trois orthostrates qui délimitent une chambre funéraire de 1,8 m par 1,3 m. Le dolmen était utilisé comme sépulture collective. À l'origine, ce dolmen était recouvert de pierres et de terre pour former une butte artificielle appelée tumulus. Une entrée permettait d'y accéder pour y placer les morts. Érodée par le temps et la pluie, la butte s'est dégradée et seules les plus grosses pierres sont restées. Les tumuli de Bougon dans le département voisin des Deux-Sèvres permettent de se donner une idée de ce que devait être ces sites à la préhistoire.
  • Le château de Cluzeau est inscrit comme monument historique depuis 1993. Il a été construit sur l'emplacement d'un ancien fort roman. Le château est cité pour la première fois en 1404 et dépendait de Montmorillon. Les du Breuil, seigneurs du lieu, construisent le château actuel dans la deuxième moitié du XVe siècle. Sa configuration est irrégulière en raison du socle rocheux et de la présence de l'ancien donjon. Celui-ci a été remanié au cours du XVIIIe siècle pour le mettre au goût du jour. Le logis est flanqué de deux tours et il est desservi par une tourelle d'escalier. L'élévation se compose d'un rez-de-chaussée et d'un étage. À chaque étage, trois salles ont été aménagées. Une chapelle complète l'ensemble seigneurial. Des souterrains partent du château et servaient de refuge.
  • Le donjon de Lenest est le vestige d'un château datant du XIVe. Il est situé à environ 4 km de Lathus, sur la route de Saulgé et situé sur cette commune.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Huit sites sont classés comme zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) qui couvrent 10 % de la surface communale [21]:

  • Les Portes d'Enfer,
  • Le coteau de La Barlottiere,
  • Le Chambon,
  • Les landes de Sainte-Marie,
  • L'étang de La Poterie,
  • Les landes de Montmorillon,
  • La vallée du Salleron,
  • La haute vallée de la Gartempe.

Le site du Camp de Montmorillon et des landes de Saintete-Marie est classé comme zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO)[22]

Trois sites sont inscrites en tant que monument naturel [23]:

  • La vallée de la Gartempe,
  • Les rives de la Gartempe,
  • un Chêne Pédonculé.

Deux arrêtés préfectoraux de protection de biotope (APPB) couvrant moins de 1 % de la surface communale concernent les landes de Sainte-Marie et les Portes d'Enfer.

Trois espaces naturels de la commune bénéficient de protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats -faune-flore. Ces espaces représentent 6 % de la surface communale et il s'agit de [24] :

  • Les brandes de Montmorillon,
  • La vallée de la Gartempe,
  • La vallée du Salleron.

Les site des brandes de Montmorillon et des landes de Sainte-Marie est aussi classé par Directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes[24].

Le territoire correspondant à la Haute Vallée de la Gartempe est géré par le Conservatoire d'espaces naturels de Poitou-Charentes et couvre moins de 1 % de la surface communale [25].

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[26], il y a deux arbres remarquables sur la commune qui sont un chêne pédonculé situé au lieudit la Custière et un Sophora du Japon situé au lieudit Boussigny.

L’étang de la Poterie[modifier | modifier le code]

Il est situé sur la commune de Lathus-Saint-Remy. C'est une zone classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [21]. C’est un petit plan d’eau situé en tête de bassin du ruisseau de la Montagne, un petit affluent de la rive droite de la Gartempe située quelque 3 km à l’ouest du département de la Vienne. Bien que modeste (environ 200 m) l’altitude du site est déjà significative dans le contexte régional et, de fait, la zone est située sur le socle granitique de la bordure occidentale du Massif central et évoque déjà fortement les basses montagnes limousines voisines, dans un paysage de collines couvertes de prairies naturelles et de haies bocagères disséquées profondément par de petites rivières au courant rapide comme la Brame ou la Gartempe. Sur ce substrat de granite, les sols de haut de pente et de têtes de thalwegs, assez profonds, sont installés sur une altérite sablo-argileuse à tendance hydromorphe et les eaux de l’étang sont pauvres en nutriments.

Cette conjonction de facteurs a permis à une population de batraciens et de reptiles très diversifiée de coloniser l’étang et ses rives, notamment la cistude d’Europe. Sa présence dans le département de la Vienne est très rare. En effet, cette tortue aquatique est la seule tortue d’eau douce indigène des régions tempérées de France. Elle connaît un déclin alarmant dans toute l’Europe de l’Ouest et donc en France. Aquatiques durant la majeure partie de l’année, les cistudes viennent à terre après l’accouplement pour déposer leurs 8 à 15 œufs dans un terrier creusé à l’aide leurs pattes arrière dans la terre meuble ou sableuse des rives. Après leur éclosion les jeunes tortues, mesurant à peine plus de 2 cm, regagnent le milieu aquatique, période où elles sont très exposées à la prédation (corvidés, ardéidés). Entre septembre et mars, les cistudes hivernent en s’enfouissant dans des trous creusés sur les berges. La disparition des zones humides, leur fragmentation, la dégradation de la qualité des eaux et l’introduction d’espèces exotiques (poissons, tortue de Floride, écrevisses américaines, ragondins) constituent les principales menaces pesant sur l’espèce. La cistude est protégée en France.

Sur le site, la cistude est accompagnée par plusieurs autres espèces peu communes, notamment des amphibiens comme la rainette verte ou le crapaud calamite. Ce dernier est un amphibien qui est aussi en très forte régression dans toute l’Europe occidentale. Ce petit crapaud gris-olivâtre à dos marqué d’une ligne médiane jaune vif est une espèce de mœurs nocturnes qui se nourrit d’insectes, de vers et de limaces et a besoin d’un substrat meuble - sableux de préférence - pour s’enfouir durant la période de repos hivernal. Cet animal ainsi que la reinette sont protégés en France.

La vallée du Salleron[modifier | modifier le code]

La vallée du Salleron est un site classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [21]. Le site intègre une grande partie du cours de la rivière qui est un affluent de l’Anglin ainsi que ses affluents. Le Salleron est une petite rivière d’eaux vives avec une forte dénivellation depuis ses sources jusqu’à la confluence avec l’Anglin. Ses eaux sont de bonne qualité et bien oxygénées. Son lit est riche en sédiments grossiers (sables et graviers). Son bassin versant est à dominante forestière et bocagère et il est encore peu touché par l’intensification agricole.

L’intérêt biologique du site, qui justifie son classement et sa protection, réside dans la présence importante de la Lamproie de Planer qui est un poisson menacé de disparition dans toute l’Europe. La Lamproie de Planer exige des eaux de très bonne qualité et des sédiments à granulométrie moyenne à grossière pour vivre et se reproduire.

De nos jours, les principales menaces sur cet environnement fragile sont: un ralentissement anormal du courant qui modifierait le tri mécanique des sédiments, ou une pollution chimique (toxiques, métaux lourds) ou organique (eutrophisation par surcharge des eaux en nutriments provoquant une pullulation d’algues et une réduction de l’oxygène dissous). La création d’étangs destinés à la pêche le long du cours du Salleron constitue un risque important du aux vidanges des étangs. Elles pourraient, en effet, transférer des maladies aux lamproies, provoquer un réchauffement des eaux du Salleron et introduire des espèces piscicoles exotiques. De même, la transformation des prairies naturelles du bassin versant en cultures céréalières intensives pourrait avoir d’importantes répercussions sur la balance trophique et sédimentaire des eaux (apport d’engrais et de produits phytosanitaires), voire, en cas d’irrigation, sur les débits en période d’étiage.

La présence d’une petite population de Cistude d’Europe, une espèce de tortue, est un autre facteur important justifiant la protection du site. Cette tortue aquatique connaît, en effet, un déclin alarmant dans toute l’Europe de l’Ouest. Elle est victime de la disparition des zones humides ou de leur fragmentation, de la dégradation de la qualité des eaux et de l’introduction d’espèces exotiques comme la Tortue de Floride, les écrevisses américaines, ou le ragondin.

La haute vallée de la Gartempe – Les « Portes d’Enfer »[modifier | modifier le code]

La haute vallée de la Gartempe est un tronçon de la rivière d’une longueur de 6 km. Elle se situe à la fois sur la commune de Lathus-Saint-Rémy et sur la commune de Saulgé, dans le sud-est du département, sur la bordure occidentale du Massif central. La vallée de la Gartempe y est étroite et profonde, localement encaissée entre des escarpements rocheux granitiques. Les parois rocheuses sont ensoleillées ou ombragées selon l’orientation. Le microclimat est frais et humide. La végétation est variée: des lambeaux de landes calcifuges à bruyères, des pelouses hygrophiles rases sur dalles, des bois de ravins….

L’originalité de sa végétation, de sa flore, de sa faune ainsi que son intérêt paysager – connu sous le nom des "Portes d’Enfer", le site est un des plus spectaculaires de la région – justifient la protection et le classement de cette partie de la vallée de la Gartempe. Plusieurs espèces rares ou menacées (poissons, batraciens, oiseaux, insectes) ont trouvé refuge dans ce site.

Des habitats sont particulièrement riches ou originaux en plantes rares et protégées :

  • les des dalles suintantes accueillent l’Ophioglosse des Açores et l’Isoète épineux,
  • les fissures et les rochers ombragés sont propices à une flore bryologique et ptéridologique très riche,
  • les vires rocheuses arides sont couvertes de Millepertuis à feuilles linéaires,
  • les lambeaux de landes sèches accueillent l’Hélianthème en ombelle,
  • les ravins sont couverts d’une forêt de ravins à tendance submontagnarde

Ainsi, y ont été recensés :

  • l’Aigremoine odorante,
  • l’Anogramme à feuilles minces,
  • l’Arnoséris naine,
  • la Balsamine des bois,
  • la Centenille naine,
  • la Ciboulette,
  • la Cicendie filiforme et la Cicendie fluette,
  • la Corydale à bulbe plein,
  • la Doradille de Billot et la Doradille septentrionale,
  • l’Égopode Podagraire,
  • l’Eragrostide poilue,
  • la Grande luzule,
  • la Gratiole officinale,
  • l’Hélianthème en ombelle,
  • l’Isoète épineux,
  • le Jonc en têtes,
  • le Millepertuis à feuilles linéaires,
  • l’Ophioglosse commune,
  • l’Ophioglosse des Açores,
  • l’Osmonde royale,
  • le Poirier à feuilles en cœur,
  • la Primevère élevée, occupe des sites très disséminés dans la région dont les conditions climatiques ne lui convient pas.
  • la Scléranthe vivace,
  • la Sérapias langue,
  • la Spargoute de printemps,
  • la Spergulaire des moissons,
  • la Véronique des montagnes, occupe des sites très disséminés dans la région dont les conditions climatiques ne lui convient pas.

L’avifaune est remarquable. On y a recensé la présence de l'Alouette lulu (espèce protégée sur tout le territoire français), de la Bergeronnette des ruisseaux, de la Bondrée apivore (espèce protégée sur tout le territoire français), de la Cincle plongeur (un des rares sites de nidification du Cincle plongeur en Poitou-Charentes), et de la Pie-grièche écorcheur (espèce protégée sur tout le territoire français).

Les amphibiens sont représentés par la Rainette verte qui est une espèce protégée sur tout le territoire français et le Sonneur à ventre jaune, un petit crapaud menacé en Europe.

Les insectes sont représentés par le rare Cuivré des marais qui fréquente certaines prairies humides du site ou le Gomphe à crochets.

Parmi les poissons présents dans les eaux de la Gartempe, figurent le Chabot, la Lamproie fluviatile et, surtout, le Saumon atlantique, une espèce en très forte régression en France (elle a disparu de la Seine, du Rhin, des affluents de la Garonne et se trouve en danger dans le bassin de la Loire).

Les mollusques sont représentés par la Mulette épaisse.

Toutefois, depuis les années 1980, cette zone est menacée par le développement des loisirs de plein-air (pratique de l’escalade, compétitions régulières de canoë-kayak) ou par la conversion des prairies naturelles en cultures céréalières provoquant une pollution des eaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jehan Goudon, seigneur de Lesraudière, est prévôt prominéral[Quoi ?] de la maréchaussée de Montmorillon, en 1664. Il réside à Lathus avec son épouse dame Marie Delaforest.
  • Robert-Raphaël Mercier, (né à Bélâbre - décédé à Saint-Rémy-en-Montmorillon) est fils de géomètre. Il est notaire à Plaisance où il réside célibataire. Il se marie avec demoiselle Marie-Justine Marsaudon (1820-?), originaire de Saint-Rémy-en-Montmorillon, en 1845. Il est élu maire de Plaisance de 1848 à 1855. Il accède aux mêmes fonctions électives que son beau-père, Jacques-Gilbert Marsaudon (1797-1875), en devenant maire de la commune de Saint-Rémy-en-Montmorillon en 1881.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. a et b Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  4. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2012/2013
  5. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de la Vienne
  6. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  7. Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. (ISBN 2-7171-0838-6), p. 204
  8. a et b Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  9. Site des Archives de la Vienne, consulté le 8 août 2008
  10. Office International de l'eau, 2014
  11. Ministère de l'Écologie, du Développement Durable et de l'Énergie
  12. Ministère des affaires sociales et de la Santé, baignades.sante.gouv.fr, 2014
  13. ADEME/SINOE, 2014
  14. Site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui"
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. INSEE- 2008
  18. a b c d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  19. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  20. Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  21. a b et c Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  22. MNHN, DREAL Poitou-Charentes, 2011
  23. DREAL Poitou-Charentes / SDAP, 2013
  24. a et b DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2013
  25. Conservatoire d'Espaces Naturels de Poitou-Charentes, 2015
  26. Poitou-Charentes Nature, 2000