Saint-Jean-le-Centenier

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Saint-Jean-le-Centenier
Saint-Jean-le-Centenier
Pont ancien à Saint-Jean-le-Centenier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Intercommunalité Communauté de communes Berg et Coiron
Maire
Mandat
Driss Naji
2020-2026
Code postal 07580
Code commune 07247
Démographie
Population
municipale
814 hab. (2018 en augmentation de 17,46 % par rapport à 2013)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 31″ nord, 4° 32′ 09″ est
Altitude Min. 256 m
Max. 578 m
Superficie 15,16 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aubenas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Berg-Helvie
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Jean-le-Centenier

Saint-Jean-le-Centenier est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Saint-Jeannais et Saint-Jeannaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Saint-Jean-le-Centenier est située sur la route nationale entre Villeneuve-de-Berg et Le Teil à la limite sud du plateau du Coiron.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Claduègne, rivière coulant à proximité du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Jean-le-Centenier
Saint-Gineys-en-Coiron
Mirabel Saint-Jean-le-Centenier Saint-Pons
Villeneuve-de-Berg Alba-la-Romaine

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-le-Centenier est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubenas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (58,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (41,1 %), prairies (21,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21,2 %), forêts (14,5 %), zones urbanisées (1,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque commémorant les morts de la Première Guerre mondiale dans l’église paroissiale.

Saint-Jean-le-Centenier est situé sur le passage d'une ancienne voie romaine, qui partait d'Alba et conduisait vers les Cévennes par Costeraste et la vallée de l'Ardèche. Avant la création de Villeneuve-de-Berg (1284) ce fut sans doute une place commerciale à la rencontre, des vins et des laines du Bas-Vivarais, du bois et du foin de la montagne.

Au XVIe siècle, Saint-Jean figure parmi les villes fortifiées du Vivarais. C'est pourquoi il servit de place-forte à plusieurs reprises aux armées catholiques pendant les guerres de religion, et plusieurs conférences de la paix s'y tinrent.

Il ne formait qu'une seule paroisse mais deux seigneuries, la Balme et Saint-Jean, dont le seigneur était le prieur du lieu nommé par l'abbaye de la Chaise-Dieu, en Auvergne. Le prieur était le plus grand propriétaire foncier de la paroisse, et le partage de ses biens, à la Révolution, provoqua de nombreux conflits.

Saint-Jean-le-Centenier présente la particularité en Bas-Vivarais de ne jamais avoir connu une importante production de soie ou de vin. La commune échappa donc à la crise de ces produits dans le troisième quart du XIXe siècle. Elle vivait surtout des céréales et de l'élevage ovin. Les châtaigniers n'étaient pas absents sur les pentes du Coiron. Les grands domaines, comme Jastries (qui appartenait sous l'Ancien Régime à Genton, maître des Eaux--et-Forêts de Villeneuve-de-Berg ou Malavas qui appartenait à l'importante famille des Tavernol de Barrès) dominaient le pays. L'arrivée du chemin de fer (1876) permit un développement timide et éphémère de l'industrie (fabrique de carreaux mosaïque, extraction des basaltes).

De nos jours, en dépit de l'installation de lotissements résidentiels, la population reste modeste. Saint-Jean-"le Noir" (comme on disait autrefois à cause de la couleur de ses pierres de basalte) attire beaucoup de retraités ou de personnes travaillant à Villeneuve-de-Berg ou même dans la vallée du Rhône.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Jean-le-Centenier affiche son opposition à l’exploitation des gaz de schiste.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 octobre 1947 Alphonse Roux PCF Exploitant agricole
octobre 1947 mai 1953 François Forest DVD Boulanger
mai 1953 mars 1971 Alphonse Roux PCF Exploitant agricole
mars 1971 8 mai 1979
(démission)
Gaston Arsac DVD Exploitant agricole
8 mai 1979 4 avril 2014 Jean Ozil DVG Chef d'expédition à la Société des Basaltes
4 avril 2014 En cours
(au )
Driss Naji[8],[9] DVG Éducateur sportif

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2018, la commune comptait 814 habitants[Note 3], en augmentation de 17,46 % par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
545420560661697735777802808
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
821788768819840744802796784
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
733676706614593555560554491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
518565507544508573626635643
2013 2018 - - - - - - -
693814-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • le Village
  • Jastrie
  • les Rochers
  • Malavas

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont ferroviaire à l’ouest du village.
  • Gare : Le village était desservi jusqu'en 1982 par la ligne du Teil à Alès (PLM puis SNCF). L'ancienne gare, toujours visible, est une propriété privée. De nos jours, une partie des rails est utilisée jusqu'à Vogüé par l'autorail touristique « Picasso ». À la suite de la fermeture du train touristique en 2012, plus rien ne circulait sur la ligne. Début 2016, est annoncé la mise en service d'un vélorail pour le début de l'été 2016 sur la portion de voie comprise entre Saint-Jean-le-Centenier et Saint-Pons. L'ouverture au public est effective depuis le 6 juillet 2016. Au début de 2018, à la suite du succès rencontré par l'activité vélorail, c'est cette fois un projet de train touristique entre Saint-Jean-le-Centenier et l'auberge de Montfleury qui est en projet.
  • Balmes de Montbrun. L'ancien bourg médiéval est à 2,5 km sur le territoire de la commune de Saint-Gineis-en-Coiron, mais accessible facilement depuis Saint-Jean-le-Centenier. Il s'agit d'une trentaine de grottes-habitats creusées dans un ancien cratère volcanique autour de l'ancien château de La Balme (XIe siècle). Ces habitats parfois sur deux étages ont été habités jusqu'à la fin du XIXe siècle.
  • L'autel de l'église Saint-Jean, datant du XVIIIe siècle, est classé au titre objet[14].
  • Le château de la Plagne.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l’église Saint-Jean de Saint-Jean-le-Centenier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alice Saunier-Seité, née à Saint-Jean-le-Centenier le , morte à Paris en 2003, membre de l'Institut de France (Académie des sciences morales et politiques), secrétaire d'État aux universités (1976-1978) puis ministre des universités (1978-1981), première femme doyen de faculté, première femme recteur d'académie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  9. Liste des maires de l'Ardèche [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le 6 avril 2021).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Notice no 07000230, base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]