Saint-Jean-le-Centenier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Jean.
Saint-Jean-le-Centenier
Pont ancien à Saint-Jean-le-Centenier
Pont ancien à Saint-Jean-le-Centenier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Le Teil
Intercommunalité Communauté de communes Berg et Coiron
Maire
Mandat
Driss Naji
2014-2020
Code postal 07580
Code commune 07247
Démographie
Population
municipale
686 hab. (2014)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 31″ nord, 4° 32′ 09″ est
Altitude Min. 256 m – Max. 578 m
Superficie 15,16 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte administrative d'Ardèche
City locator 14.svg
Saint-Jean-le-Centenier

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte topographique d'Ardèche
City locator 14.svg
Saint-Jean-le-Centenier

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-le-Centenier

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-le-Centenier

Saint-Jean-le-Centenier est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Saint-Jeannais et Saint-Jeannaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Saint-Jean-le-Centenier est situé sur la route nationale entre Villeneuve-de-Berg et Le Teil à la limite sud du plateau du Coiron.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivière la Claduègne à proximité du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Jean-le-Centenier
Saint-Gineis-en-Coiron
Mirabel Saint-Jean-le-Centenier Saint-Pons
Villeneuve-de-Berg Alba-la-Romaine

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque commémorant les morts de la Première Guerre mondiale, dans l’église paroissiale.

Saint-Jean-le-Centenier est situé sur le passage d'une ancienne voie romaine, qui partait d'Alba et conduisait vers les Cévennes par Costeraste et la vallée de l'Ardèche.Avant la création de Villeneve-de Berg (1284)ce fut sans doute une place commerciale à la rencontre, des vins et des laines du Bas-Vivarais, du bois et du foin de la montagne.

Au XVI° siècle, Saint-Jean figure parmi les villes fortifiées du Vivarais. C'est pourquoi elle servit de place-forte à plusieurs reprises aux armées catholiques pendant les guerres religieuses, et plusieurs conférences de la paix s'y déroulèrent.

Elle ne formait qu'une seule paroisse, mais deux seigneuries, la Balme et Saint-Jean, dont le seigneur était le prieur du lieu, nommé par l'abbaye de la Chaise-Dieu, en Auvergne. Le prieur était le plus grand propriétaire foncier de la paroisse, et le partage de ses biens, à la Révolution, provoqua de nombreux conflits.

Saint-Jean-le-Centenier présente la particularité en Bas-Vivarais de ne jamais avoir connu une importante production de soie ou de vin. Elle échappa donc à la crise des ces produits dans le 3° quart du XIX° siècle. Elle vivait surtout des céréales et de l'élevage des ovins. Les châtaigniers n'étaient pas absents sur les pentes du Coiron. Les grands domaines, comme Jastries (qui appartenait sous l'Ancien Régime à Genton,maître des Eaux et Forêts de Villeneuve-de-Berg ou Malavas qui appartenait à l'importante famille des Tavernol de Barrès) dominaient le pays. L'arrivée du chemin de fer (1876) permit un développement timide et éphémère de l'industrie (fabrique de carreaux mosaïque, extraction des basaltes).

De nos jours, en dépit de l'installation de lotissements résidentiels, la population reste modeste. Saint-Jean-"le Noir" (comme on disait autrefois à cause de la couleur de ses pierres de basalte) attire beaucoup de retraités, ou de personnes travaillant à Villeneuve-de-Berg ou dans la vallée du Rhône.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Jean-le-Centenier affiche son opposition à l’exploitation des gaz de schiste.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 1979
(démission)
Gaston Arsac DVD Exploitant agricole
1979 4 avril 2014 Jean Ozil DVG Salarié aux Basaltes
4 avril 2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Driss Naji[1] DVG Éducateur sportif

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 686 habitants, en augmentation de 2,69 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
545 420 560 661 697 735 777 802 808
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
821 788 768 819 840 744 802 796 784
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
733 676 706 614 593 555 560 554 491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
518 565 507 544 508 573 643 693 686
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Le Village
  • Jastrie

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont ferroviaire à l’ouest du village.
  • Gare : Le village était desservi jusqu'en 1982 par une ligne PLM puis SNCF Vogüé-Le Teil. L'ancienne gare, toujours visible, est une propriété privée. De nos jours, une partie des rails est utilisée jusqu'à Vogüé par l'autorail touristique « Picasso ». Suite à a fermeture du train touristique en 2012, plus rien ne circulait sur la ligne. Début 2016, est annoncé la mise en service d'un vélorail pour le début de l'été 2016 sur la portion de voie comprise entre St-Jean-le-Centenier et St Pons. L'ouverture de ce vélorail au public est effective depuis le 6 juillet 2016.
  • Habitats troglodytes des Balmes de Montbrun. L'ancien bourg médiéval est à 2,5 km sur le territoire de la commune de Saint-Gineis-en-Coiron, mais accessible facilement depuis Saint-Jean-le-Centenier. Il s'agit d'une trentaine de grottes-habitats creusées dans un ancien cratère volcanique autour de l'ancien château de La Balme (XIe siècle). Ces habitats parfois sur deux étages ont été habités jusqu'à la fin du XIXe siècle.

L'autel de l'église Saint-Jean, datant du XVIIIe siècle, est classé au titre objet[6].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l’église Saint-Jean de Saint-Jean-le-Centenier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alice Saunier-Seité, née à Saint-Jean-le-Centenier le , morte à Paris en 2003, membre de l'Institut de France (Académie des sciences morales et politiques), secrétaire d'État aux universités (1976-1978) puis ministre des universités (1978-1981), première femme doyen de faculté, première femme recteur d'académie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]